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Le blog de andika

Articles avec #tarantino tag

Les Huit Salopards, un vrai film d'épouvante

7 Janvier 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Tarantino

Les Huit Salopards est le huitième film de Quentin Tarantino. On a beau connaitre le bonhomme depuis plus de vingt ans, il ne cesse pas de nous étonner. Ce film me prouve définitivement que ce mec n’est pas tout seul dans sa tête, mais c’est jouissif. On peut avoir toutes sortes de réactions devant son film, toutes sauf une, l’ennui, malgré les presque 3h, et ça c’est très fort. Alors c'est vendu comme un Western mais il ne s'agit pas de ça, c'est de l'épouvante façon Shining, la neige sans doute !

Petit topo, il y a plusieurs personnages comme le titre du film l’indique mais le fil rouge, c’est que le chasseur de primes John Ruth, aka le bourreau doit amener Daisy Domergue à Red Rock pour qu’elle y soit pendue jusqu’à ce que mort s’en suive. Le mec est surnommé le bourreau parce qu’il a tendance à prendre ses cibles vivantes même lorsque l’avis de recherche précise mort ou vif et ça, c’est à signaler.

Bien entendu, on ne verra jamais Red Rock dans ce film, c’est un prétexte. Malheureusement pour tous nos personnages, il y a un petit blizzard dans le Wyoming qui va tous les empêcher d’atteindre la terre promise. Ils vont tous se retrouver dans une taverne pour se mettre à l’abri du froid et c’est là que ça va partir en sucettes, comme prévu chez Tarantino.

Même si on est prévenu, c’est encore plus criant ici. Il suffit d’écouter la BO du maestro Morricone pour s’en persuader. Elle est clairement flippante, cette musique d’ouverture avec ses chromatismes descendants et ce gros plan sur un Jésus accroché à son crucifix enneigé, qui laisse défiler le générique du film, on déjà sent que les personnages vont souffrir !

Extrait de la bande originale

Alors oui, comme d’habitude chez QT, ce film est violent, mais là, il est allé beaucoup plus loin qu’avant. Je dirais que ce film est d’une violence inouïe, pas seulement pour ce que l’on voit mais aussi pour ce que l’on entend. Que ce soit des débats politiques sur les Etats-Unis d’après la Guerre de sécession, ou de l’usage immodéré du mot Nigger, rien ne nous est épargné.

Mais au moins dans ce film, chaque balle tirée est justifiée par une logorrhée introductive. Vous savez, c’est comme en maths lorsque vous devez longuement justifier avant de donner la réponse, ici, c’est pareil, le personnage se justifie avant de tirer et le plus fort à ce jeu est définitivement Samuel L Jackson alias le comandant Warren. Il a de loin les plus belles répliques. Ce qui est cool quand on ne tire pas tout de suite, c’est que la tension a le temps de s’installer. Comme en amour, les préliminaires, c’est important. Et là pour ce qui est de la tension, elle est omniprésente mais c’est d’autant plus jouissif lorsqu’elle est enfin libérée. Tout le film est construit comme cela, c’est comme si on avait pris la mythique scène de la taverne dans Inglorious Basterd et qu’on l’avait étiré sur 3h.

Tarantino fait référence à beaucoup de films dans cette œuvre, malheureusement ma culture cinématographique n’est pas assez étendue pour identifier lesquelles mais j’ai lu qu’il y avait une certaine parenté avec The Thing de Carpenter (il y a déjà Kurt Russel en commun !)

Heureusement, ll fait aussi référence à sa propre filmographie comme par exemple en réutilisant la même police de caractère que celle de Pulp Fiction pour le générique de début, ou encore faire fumer à ses personnages des Red Apple, également comme dans Pulp Fiction, ou bien réutiliser des répliques similaires mais dans d’autres langues.

Ce film est bavard mais il n’a aucune longueur. Il laisse le soin à chacun des personnages de s’installer, de s’affirmer, ainsi, même ceux que l’on pensait anecdotiques ont le temps d’exister, comme par exemple le général sudiste ou encore le conducteur de diligence OB.

Tous les comédiens sont excellents, je retiendrai pour ma part la performance de Tim Roth qui semble faire du Cristoph Waltz, je retiens également l’incroyable voix de Michael Madsen, le charisme de Kurt Russel (Ruth), le potentiel comique de Walton Goggins (Mannix), la classe de Samuel L Jackson.

Enfin, pour conclure, il faut saluer la photographie magnifique de ce film, j’en ai vu une version numérique (pas la chance de le voir en péllicule 70mm, zut !) mais c’était déjà beau. Ces paysages enneigés étaient sensationnels, une vraie expérience de cinéma qui fait voyager. Un excellent cru que ce huitième film de Tarantino, j’en redemande !

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Django déchainé

17 Janvier 2013 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Tarantino

Suite à la demande expresse d’un de mes fans, je me vois dans l’obligation de rédiger une critique sur le dernier film de Quentin Tarantino, Django Unchained. J’ai beaucoup de choses à dire sur ce film mais étant donné que je passe mes journées devant un écran à taper sur un clavier, le soir venu, je suis un peu lassé. Donc, je rassemble mon courage et toute ma volonté, je mets du Marvin Gaye dans les oreilles et c’est parti.

En bon fan de Tarantino que je suis, je me suis précipité au cinéma le jour de la sortie du film, dès que j’ai terminé les cours à la fac, j’étais en route. J’ai vu ce film en compagnie de Pierre et… Pierre, ce n’est même pas une blague. Nous sommes allé au UGC ciné cité Bercy, salle confortable ma foi mais qui surtout pratique des tarifs imbattables pour les jeunes. 4€90 la place ! C’est un crime de ne pas aller au cinéma à ce prix là. C’est ainsi que cette salle attire beaucoup de monde, dont des personnes qui allument leur téléphone pendant la projection. Mais comme la place n’est pas chère, je peux me permettre d’acheter de la bouffe, pour le coup c’étaient des M&M’s. Une fois mon paquet terminé, il a atterri sur la tête d’un malheureux qui avait allumé son téléphone pendant le film, il n’a jamais su que c’était moi bien que j’étais mort de rire lorsque je l’ai vu se retourner… Trêve de plaisanteries !

 

Ce film me donne l’opportunité d’aborder tout d’abord le sujet de l’esclavage et plus précisément l’esclavage dans le sud des Etats-Unis au 18ème siècle. Car vous n’êtes pas sans ignorer que les grecs et les romains pratiquaient déjà l’esclavage à l’antiquité, que le servage en France ou même en Russie jusqu’au 18ème siècle n’est rien d’autre que de l’esclavage connu sous un autre nom. Mais l’esclavage des Etats-Unis implique la traite négrière, le racisme et de beaux hommes bien noirs ! Mais ce film traite bien de l’asservissement des hommes noirs aux Etats-Unis au 18ème siècle. Sujet bien douloureux dans ce pays d’ailleurs et douloureux pour moi. J’ai découvert cela, l’esclavage des noirs, à la télévision à l’âge de 6 ans, en tombant par hasard devant le téléfilm Racine qui narrait l’histoire du personnage culte de Kunta Kinté que tout le monde connait. Ce film est d’ailleurs adapté d’un livre très célèbre. Les scènes de coup de fouet m’avaient fait beaucoup pleuré à l’époque, très triste souvenir que de voir ces souffrances crues à l’écran, que de voir des hommes traiter d’autres hommes comme du bétail juste à cause d’une différence di pigmentation. Je parle rarement de cela, je me souviens simplement qu’à l’époque, j’avais trouvé du réconfort auprès de ma grand-mère. Dans Django, on n’échappe pas à ce genre de scène, le fouet, les humiliations, la souffrance. Ce qui est un point positif du film, qui ne cherche pas à dissimuler mais qui est au contraire très authentique.

 

Je suis un fan inconditionnel de Tarantino, j’ai vu presque tous ses films. Ce qui est amusant avec Django, c’est que ce film peut être qualifié de Tarantino qui n’en est pas un. Pourtant dans chacun de ses films Tarantino lorgnait vers le Western, ce qui était assez loquace, en effet appliquer les règles du Western à un autre contexte pouvait se révéler être parfaitement brillant. Ici, on mixe les Western typiques de l’Ouest de l’Amérique avec le Sud des Etats-Unis esclavagiste deux ans avant la guerre de sécession. Pour une fois ici, la narration est parfaitement linéaire et chronologique, sauf quelques petits flash back. Cela a l’inconvénient de parfois trainer en longueur. De plus on sent que le scénario est par moment un peu brouillon, notamment sur la fin qui a clairement du être remaniée et qui s’étire un peu inutilement. Enfin, je ne retrouve pas dans ce Tarantino les répliques délirantes que j’aime tant, les logorrhées de personnages fascinants, ce que je déplore un peu mais l’histoire ne s’y prêtait pas forcément. Dans ce film on trouve tout de même une violence assez jouissive qui fait rougir de plaisir quand même!

 

Ce film raconte pourtant une très belle histoire qui est d’ailleurs servie par une narration fluide et simple, ce qui est à mettre à son crédit. C’est en fait une variation de l’anneau des Nibelungen avec Django en avatar de Siegfried et Broomhilda en Brünhild, mais pour ce coup c’est vraiment transparent. Le fait d’avoir accès à de la mythologie allemande dans ce film m’a beaucoup moi qui suis germanophile de longue date. Toute cette fibre teutonne est portée par le fabuleux Christoph Waltz, dans son rôle du docteur Schultz, qui a d’ailleurs le regard du spectateur sur toute cette histoire. Je dirais même plus, il a le regard du spectateur européen lambda dont nous sommes chacun un spécimen sur cette Amérique, à mon humble avis. On peut également voir un Dicaprio à contremploi en pervers un tantinet incesteux et sale, malgré tous ses désirs de raffinement. Nous avons également droit à un Jamie Foxx héroïque qui tient assez bien le film ma foi et enfin à un Samuel L Jackson absolument exceptionnel et qui va à mon avis entrer dans la mémoire collective et dans le panthéon des personnages de Tarantino. Stephen, l’esclave joué par Jackson, est le véritable antagoniste du film et fait d’ailleurs tout son charme, car il interroge au niveau de la psychologie et de ses objectifs. Enfin il me faut parler du personnage féminin du film, joué par Kerry Washignton, elle vaut vraiment le coup de toutes ces péripéties, elle parle un allemand parfait!

 

En conclusion, je vous conseille vivement d’aller voir ce film, qui vous divertira, vous fera rire, en résumé vous passerez un bon moment.

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Pulp Fiction, mon film de chevet

9 Janvier 2010 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Tarantino, #Cule

Je ne pouvais plus justifier de ne pas publier une critique sur pulp fiction, étant donné que je regarde une scène de ce film au moins une fois par mois, que j'en récite certaines répliques tous les jours! Déjà Pulp Fiction, c'est un scénario des plus virtuoses, deuxièmement c'est une musiques des plus jouissives, troisièmement ce sont des dialogues de pures délices! Tarantino a réellement la science du verbe, son script donne réellement envie de jouer la comédie! Je ne reviendrais pas sur le casting qui comme tous le monde l'admet est excellent! Mais pulp fiction, c'est avant tout la science du décalage! tout est décalé dans ce film pour notre plus grand plaisir, et même lorsqu'on en connait les rebondissements, on prend toujours plaisir à le regarder! En un mot: CULTE

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Avis sur Inglourious basterds

3 Janvier 2010 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Tarantino

J'inaugure on blog avec un texte que j'ai mis sur le forum, mais bon maintenant je pourrais les répertiorier ici, ça sera plus smple à retrouver même si depuis un certains temps je les garde aussi dans mon PC!

Je suis un inconditionnel de TarAntino même si je n’ai pas vu death proof et que je n’ai jamais réussi à regarder Jackie Brown entièrement… Mais true romance, pulp fiction, Kill Bill, reservoir Dogs, tout ça j’aime !

On retrouve beaucoup d’ingrédients de ces films dans IB, comme dans le générique par exemple !
Avant de commencer à donner mon avis j’aimerais parler d’une chose ! Pourquoi s’acharner sur les acteurs français du film ? Perso j’ai bien aimé leur prestation et je trouve sympa d’avoir autant de dialogue en français dans un film hollywodien, oui Jackie ido on a vu mieux mais sérieux il a quoi 3 répliques, il n’y a pas de quoi fouetter un chat, je ne comprend pas comment les gens peuvent s’arrêter sur ces points de détails, et moi qui pensait le français chauvin…
 
Affiche teaser américaine. Universal Pictures International France

Alors IB à proprement parler, c’est 5 chapitres de pur délices…

1. Il était une fois la France occupée par les nazis
2. Inglourious Basterds
3. Une nuit allemande à paris
4. Opération Kino
5. Vengeance en gros plan

Très belle construction, alors je vais parler de ces 5 chapitres !

Le chapitre 1, une scène d’exposition des plus exceptionnelles mais aussi assez conventionnelle et assez semblable à ce qu’a pu faire QT auparavant, la caméra qui tourne autour de la table comme dans RD, un méchant mal intentionné qui vient tuer des gens mais qui fait la conversation comme dans pulp fiction, bref une scène bien longue, qui permet de cerner Hans Landa, l’alternance des langues est vraiment superbe, génial, bon je vais pas raconter l’histoire mais c’est vraiment une belle introduction, et comme d’habitude ça pète, mais à chaque fois je suis surpris… Je devrais être pourtant habitué ! Je savais pourtant que la famille de Shoshana devait périr mais je ne pouvais pas m’y résoudre ! En tout cas l’ambiance Western et la BO de ce chapitre, c’est du grand cinéma !

Le chapitre 2 , IB j’avais l’impression de revoir tout le teaser, c’est assez sympathique, on comprend bien qui sont ces tartrés, mais bon là n’est pas l’intérêt du film malgré le titre, heureusement qu’il ne s’attarde pas trop la dessus, ça n’aurait pas été intéressant !
Sinon énorme Brad Pitt avec le coup des scalps !!

Chap. 3 je ne sais plus le nom mais il expose la vie parisienne de Shoshana devenu Emmanuelle si je ne m’abuse, c’est bien rythmé, un rencontre anodine qui va enclencher un engrenage cataclysmique, ça part du petit soldat cinéphile pour arriver au gros bouquet final ! J’aime bien la scène du café, mais surtout la scène entre Shoshana et Landa, très fort Tarentino pour faire se croiser ses persos, ça me fait sourir les gens qui disent qu’il n’y a pas de scénario… Attendez la crème… Enorme

Chap. 4, opération Kino, j’ai adoré voir Mike Myers en général, on introduit le Lieutenant Archie Hicox (Michael Fassbender) ainsi qu’un petit dialogue sur le cinéma allemand un délice, mais la suite avec la fameuse scène de la cave, bar, taverne comme vous voulez, pour moi c’est ici que se situe le climax du film, c’est pour ça que je vais m’y attarder !
Aldo prévient, l’inconvénient de se battre dans une cave, c’est qu’on se bat dans une cave… Ca aurait du m’alerter mais je suis de nature assez optimiste, tout est parfait dans cette scène et moi qui suis très germanophile( j’y suis allé 4 fois je crois), et qui ai fait allemand toute ma scolarité, j’ai adoré cette scène où la langue de Goethe prédominait, la monté en tension, le jeu avec King Kong, l’intimidation, jusqu'au tout dernier moment je croit que ça peut s’arranger mais non ça pète, pour moi c’est la cène la plus marquante et même choquante, comment ces personnes aussi raffiné ont pu en arriver là, à chaque fois Tarentino prend le contre pied comme à la fin de pulp fiction où on a qu’une seule envie, que Jules fasse un carnage mais ne le fait pas, mais là on ne veut surtout pas ça, mais ça arrive !!

Chap. 5 ! J’ai eu peur que le plan foire et qu’on ai pas droit au massacre, heureusement QT n’a pas pu me faire ça, pourtant il y avait redondance, les basters et Shoshana avait prévu la même chose mais sans en être au courant, l’équipe de basterds qui devait opéré a été décimé, Shoshana tuée, mais Hans Landa s’en mêle et nous permet l’orgasme ! Trop drôle les nazi qui applaudisaient à chauqe soldat shooté par Zoller, moi j’ai surkiffé voir les 2 basterds se faire plaisir sur Hitler et faire pleuvoir les balles dans le ciné, j’ai été soulagé de voir le message de Shoshana dans l’écran et la fume de la salle, non sérieux c’était trop bon ! Tout fonctionne, ensuite le final, j’ai été trop surpris du scalp, c’est là qu’on voit qu’ils sont assez effacés dans le film les basterds car j’avais oublié qu’ils pratiquaient ce genre de choses ! Et après Landa qui garde la trace du chef d’œuvre…

Pour finir je résume tout ce que j’ai aimé, Diane Kruger surtout ses pieds, sa scène avec Landa est énorme, et comment il la tue^^
Hans Landa très imprévisible !
Aldo Raine hilarant en italien !
La violence saupoudrée
Méga coup de cœur à la scène du bar, c’est un vrai barjot QT mais j’adore ça, il devrait réaliser un épisode de Dexter lui !!
La langue allemande, le scénario la BO, les dialogues, vraiment du grand QT, faut que je le revois pour clarifier mes pensées…

AFN²

 

 

 

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