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Le blog de andika

Articles avec #cinema tag

Spider-Man Homecoming: Un méta Spidey

16 Juillet 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Marvel, #Spiderman, #Comic

Spider-Man Homecoming est déjà le second reboot de la saga Spider-Man au cinéma. En moins de 15 ans. Autant la saga de Raimi avait le monopole de la nouveauté, et la saga de Webb celui de l'inutilité, cette nouvelle saga s'insère plutôt bien dans le MCU. Même si Sony est toujours à la manoeuvre, ils ont su s'allier à Disney pour faire affaire et surtout faire du fric et ça semble fonctionner, je n'ai jamais manqué aucun film Spider-Man en salle...

On avait déjà rencontré ce très jeune spidey incarné avec brio par Tom Holland dans Civil War, et je dois dire que c'est un plaisir de le retrouver ici. Il a vraiment une bonne bouille et joue bien de son air juvénile et innocent. Toutefois, il nous montre toute une palette d'émotions vraiment très intéressantes. De plus, il a un potentiel comique non négligeable. On retrouve également la tante May campée par Marisa Tomei, toujours aussi jeune et toujours aussi étonnamment MILF par rapport à l'idée qu'on s'en fait. Les personnages du film ne manquant jamais une occasion de plaisanter à ce sujet d'ailleurs.

C'est là que ce film devient vraiment méta. Spidey est-il un avanger ? C'est tout le sens du film, et d'ailleurs le petit film perso de son trip dans Capitain America est hilarant. Est-il dans cette histoire ou un personnage extérieur ? Les plans de spidey à côté du drapeau américains sont-ils sérieux où est-ce une dénonciation de cette tendance qu'on peut avoir tendance à prendre au premier degré ? Tony Stark est-il vraiment un exemple à suivre ?

Toutes ces questions posent un peu une satire de tout ce monde, de manière bien plus efficace et subtile que l'exemple de Deadpool  pour ne citer que lui. L'humour de ce spidey est ce qui s'est fait de mieux jusqu'à présent avec ce personnage mais ce film souffre d'un manque de souffle épique. Pourtant, le méchant est très efficace. Ce vautour est assez flippant avec un Michael Keaton en forme qui nous refait du Birdman. Mais on est bien loin de la tension de l'antique Spider-Man 2 de Raimi par exemple, même si le scénario ici est assez bien soigné et basé sur un twist qu'on ne voit vraiment pas venir et qui offre des situations vraiment intéressantes.

Mais on sent ce Spidey pas encore totalement émancipé, le cul entre deux chaises, pas vraiment avenger, pas vraiment héros, encore lycéen mais un peu plus d'un autre côté. Il s'agit toutefois de la présentation du personnage qui ma foi, est tout de même assez satisfaisante. La bande originale est assez sobre, mais un thème particulier me rappelait un peu le quatuor à cordes de Ravel, ce qui n'était pas pour me déplaire.

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The Circle: Le totalitarisme bienveillant

14 Juillet 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

The Circle est un film très, très intéressant qui en dit beaucoup sur notre époque.Il s'illustre bien plus par son fond que par sa forme. De plus, le casting est excellent, Emma Watson qui joue Mae, l'héroïne. Tom Hanks, qui nous fait un mix entre Steeve Jobs et Mark Zuckerberg et enfin John Boyega, justicier de l'ombre mais toujours avec beaucoup d'humour, notamment dans les scènes où Emma Watson tente des approches pour le pêcho.

Ce film raconte l'histoire banale au début d'une jeune femme qui trouve un emploi dans une boite de la sillicon valley, spécialisée dans l'internet, à savoir The Circle. Dans notre monde, c'est une sorte de fusion entre Facebook et Google. Et on voit que ce mélange tend rapidement à se transformer en une sorte d'hybride entre la STASI, le KGB et une once de comité de salut public en matière de surveillance généralisée de la population.

Plus Mae monte, plus sa vie se déroule dans le cercle au lieu de se passer dans la réalité. On voit la quête effrénée de partages, de like, de commentaire et on assiste à une véritable injonction à la transparence totale sur les réseaux sociaux qui en devient presque totalitaire.

Ainsi, l'exemple d'une scène où des collègues de Mae l'interrogent afin de savoir pourquoi elle ne publie pas davantage de choses sur sa vie dans le cercle. Cela faisait véritablement penser à une secte. Cela la conduit au fur et à mesure à partager toute sa vie, en direct vidéo presque 24h sur 24h.

Le pire, c'est que tout cela est à peine caricatural et que cette tendance est déjà enclenchée par notre internet actuel et nos usages. Et c'est cela qui fait froid dans le dos et qui est, n'ayons pas peur des mots, absolument terrifiant. Sachant que tout cela est vendu avec le sourire bien entendu, à ce titre, une tête bienveillante comme celle de Tom Hanks fait merveille. Ce film est touche tellement juste cette question qu'on en sort en ayant envie de définitivement disparaitre de l'internet.

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OJ Simpson Made in America: Histoire d'une folie collective

14 Juillet 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Documentaire, #OJ Simpson

OJ Simpson made in America a remporté l'oscar du meilleur film documentaire en 2017 et ce n'est que justice. Ce film est indispensable, surtout pour nous qui ne sommes pas américains. Et pourtant, que pensons-nous ignorer de cette affaire ? Cette course poursuite incroyable en direct devant près 100 millions de téléspectateurs ? Ce gant qui ne va pas à l'accusé ? Ce fameux enquêteur raciste ? Voilà ce que je savais déjà personnellement de ce procès. Ce sont des éléments importants, certes, mais ce ne sont que des détails car ce procès mettait en mouvement des choses beaucoup plus grandes, beaucoup plus profondes que les simples faits incriminés.

Ce film est indispensable car on en apprend beaucoup. Même près d'un siècle après la présidence d'Abraham Lincoln, les Etats-Unis sont encore un pays divisé sur la question raciale. Malgré la fin de l'esclavage, les Afro-Américains continuent à subir des traitements différents de leurs compatriotes blancs. Même à Los Angeles, en Californie, Etat qui n'était pourtant pas connu pour être confédéré ou ségrégationniste.

Avant d'entrer dans le vif du sujet OJ Simpson, c'est ce contexte qui est relaté. En revenant notamment sur les émeutes de Watts, sur l'agression de Rodney King par des policiers suivi de leurs acquittements, le meurtre de Lakeshia Combs, adolescente de 15 ans, par une épicière qui ne sera pas condamnée à de la prison ferme... Et j'en passe.

Ce contexte étant posé dans les deux premiers épisodes, on comprend beaucoup mieux comment ce procès a pu aller dans ce sens. On comprend mieux aussi pourquoi l'élection d'Obama n'a rien réglé, tellement les antagonismes sont profondément ancrés dans cette société. On comprend mieux certaines réactions, notamment récemment sur les réseaux sociaux suite au décès d'Otto Warimber. Il s'agissait d'un jeune étudiant américain qui a été enfermé en Corée du Nord. Sur Facebook, j'ai lu de nombreux commentaires d'Afro américain dire qu'il était trop habitué à ses privilèges de blanc et qu'à l'étranger, il devait se tenir à carreau. Avant même de penser à l'injustice dont il avait été victime, ils pensaient à ses fameux white privileges... Mais quand on regarde ce film, on s'aperçoit que le système judiciaire américain peut être aussi inique que le système nord coréen, surtout envers les noirs.

Chacun des cinq épisodes amène sa pierre à l'édifice. On retrace tout d'abord le parcours d'OJ et on comprend sa célébrité et sa cote de popularité. On remarque également qu'il ne s'était pas engagé pour les droits civiques dans les années 1960, contrairement à Ali par exemple. Le réalisateur interroge également de nombreux protagonistes. Avec le recul, leur témoignage est précieux et nous éclaire. Toutes les opinions s'expriment dans ce film, que ce soit la police, des militants des droits civiques, des amis d'OJ, des membres du jurys, les avocats de la défense, le ministère public ou les familles des victimes.

Les victimes justement, on constate que ce sont un peu les grandes oubliées de cette histoire. Ce qui n'aurait du être qu'une tristement banale histoire de violences conjugales s'est mué en débat de société sur le racisme, les droits civiques et le climax de tensions raciales exacerbées depuis près de deux siècles dans ce pays. Pourtant, la célébrité d'OJ aurait pu permettre une prise de conscience sur ce fléau des violences conjugales qui est certainement encore plus répandu que le racisme.

Il est d'ailleurs dommage que OJ Simpson soit devenu le symbole de la lutte des droits civiques et contre les violences policières envers les noirs car il ne s'était pas engagé auparavant alors qu'il aurait très bien pu le faire. Sa chute pathétique à la suite de son acquittement montre d'ailleurs à quel point il était indigne du soutien qu'il a reçu.

Plus que l'affaire d'OJ, il s'agit ici de l'affaire des Etats-Unis. Près de 25 ans après, et malgré Obama, il s'agit toujours d'un pays où j'hésiterais toujours à deux fois avant de m'y rendre en tant que noir.

Pour conclure, je vais vous livrer une anecdote personnelle. En 2005, je me suis rendu aux Etats-Unis pour un voyage linguistique d'été. Il s'agit encore pour moi de mon seul voyage dans ce pays à ce jour. Etonamment, l'organisme a eu quelques difficultés à me trouver une famille d'accueil. Une fois arrivé sur place, j'interrogeai mes camarades de voyage afin de savoir si pour eux aussi, l'organisme avait eu du mal à dénicher une famille. Aucun souci pour eux. Ils avaient la particularité d'être tous blancs. Et bien entendu, chacun d'eux avait une famille d'accueil blanche. Pour ma part, j'ai finalement eu une famille d'accueil qui était bien entendu une famille noire. Ca se passait en Virginie, en 2005. La personne chargée de trouver les famille d'accueil ne pouvait pas concevoir qu'un jeune noir passe ses vacances chez des blancs. Toutefois, pour la petite histoire, je suis tombé dans la meilleure famille que j'aurais pu imaginer. Il s'avère qu'il s'agissait de français comme moi, et que le père était blanc et que la mère était noir. Je les considère encore comme ma famille aujourd'hui.

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Pirate des Caraibes 5: La boucle continue

28 Juin 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Déjà le 5ème film ! C'est impressionnant. Je continue à tous aller les voir au cinéma sans toutefois savoir pourquoi. La force de l'habitude sans doute. Et une fois de plus, j'ai de nouveau l'impression de voir le même film qu'auparavant. Sauf que contrairement au 4, dans le couple Cruz/Bardem, on a le monsieur cette fois-ci qui est d'ailleurs très, très en colère dans ce long métrage.

Jack Sparow est toujours le même, Johnny Depp semble toujours prendre autant de plaisir à jouer ce personnage. Barbosa change peu également et parvient à de nouveau finir le film comme il en avait fini un précédent.

La seule nouveauté, c'est le nouveau couple de petits jeunes qui manquait à l'épisode n°4. Mais c'est pour mieux faire revenir le couple ancien qu'on connait tous. Au niveau du scénario, c'est assez basique, une fois de plus il s'agit de récupérer une sorte de trésor dont on ne comprend pas bien les effets. Toutefois, cette simplicité a le mérite de conférer une certaine clarté aux intentions des personnages. La quête du père pour les uns, la quête de la richesse pour les autre, ou encore la vengeance.

Tant que ça marche, on ne sera pas à l'abri de ce genre de film transparent, dispensable et interchangeable avec les autres. Mais malgré plus de dix années d'existence, cette saga est juste toujours aussi fun. Encore un petit plaisir coupable de l'été qui permet de rester dans l'air du temps, et aussi de constater comment ce temps avance. On prend un petit coup de vieux avec certains peronnages.

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Baywatch: Le film de l'été

25 Juin 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Ce qui m'a motivé à aller voir Baywatch, aussi connu chez nous sous le nom de Alerte à Malibu, c'est bien la nostalgie de la série de mon enfance, qui passait le week-end sur TF1. Je ne sais plus du tout de quoi ça parlait, mais je me souvenais bien que tous ces personnages étaient étonnamment charismatiques dans leurs maillots de bain.

On reprend ici des ingrédients connus, à savoir des comédiens beaux comme des Dieux, vêtus le plus légèrement possible. On y joute également un humour qui n'était pas spécialement présent dans la série et on aboutit à un cocktail détonnant et étonnant ! Cette histoire quitte vraiment les années 1990 et atterrit directement au 21ème siècle. Le scénario est très basique et ne recule devant rien et ça fait du bien. En effet, aucun de ces personnages ne se prend vraiment au sérieux. Chacun a pour seul et unique but de faire passer un bon moment au spectateur et y parvient.

Il y a toute sorte d'humour, cela va de l'autodérision de la série en mode méta à la dérision du passé des acteurs, notamment Zac Effron qui en prend pour son grade. The Rock est bien entendu surdimensionné pour camper un simple sauveteur et le film en joue énormément, que ce soit lors d'un banal sauvetage qui prend des tours épiques, jusqu'à basculer dans une intrigue presque digne d'un film d’espionnage. Le film ne recule pas non plus devant un humour très lourd, avec une connotation très sexuée et pourtant, ça marche tant la dérision est ici assumée. Le méta langage se perpétue dans la manière de se moquer du statut de femme objet de ces sauveteuses, notamment en soulignant le fait qu'elles semblent courir au ralenti par exemple. La manière aussi de se moquer de tous les codes de la série en s'adressant directement au spectateur est aussi appréciable pour celui qui reconnaitra les références.

Enfin, même l'antagoniste qui est assez cliché et caricatural fonctionne très bien car il commet des actes finalement assez censé et cohérents. Paradoxalement il tient son rôle et prend des décisions moins discutables que dans des films de genre qui seraient effectivement des polars.

Cette résurrection de la série fera plaisir aux nostalgiques, fera rire les nouveaux venus, et permettra de passer un bon moment en cet été caniculaire, à regarder des gens s'amuser sur une plage !

 

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Les ex: Une sérieuse légèreté

23 Juin 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Comédie

Les ex est ce qui peut se faire de mieux dans les comédies françaises. Le thème de ce film nous touchera tous, en effet, chacune et chacun a eu à gérer au cours de sa vie une rupture et par conséquent ce qui suit, à savoir l'ex. 

Ce film le fait avec beaucoup d'humour, de légèreté. Mais il y a pourtant aussi des passages plus sérieux, plus profonds. Ce film traite de tous les genres d'ex. Celui qui est possessif et qui refuse de passer à autre chose jusqu'à faire peur et empoisonner la vie. Cet ex offrira d'ailleurs les séquences les plus drôles. Un ex qu'on ne parvient pas à oublier sans même s'en apercevoir. Un autre ex avec qui on renoue car cela semble être une évidence. Un ex qui nous abandonne en laissant une partie de lui avec nous dont on ne sait que faire. Ou encore un potentiel futur ex qui ne le sera pas forcément. Dans ce film un peu choral, les personnages vont se croiser, se recroiser pour notre plus grand bonheur. Tous les acteurs sont vraiment bons, notamment Patrick Chesnais totalement dingue en magistrat désabusé. Ou encore Jean Paul Rouve en psy qui aurait besoin lui même de consulter. Sans parler e Claudia Tagbo dont le potentiel comique n'est plus à démontrer.

Au niveau de la réalisation, on voit certains plans récurrents, notamment un plan de face qui prend le personnage assis qui occupe tout le champ. C'était assez drôle de les voir tous passer comme cela à la moulinette. Mais cela manquait un peu d'inventivité. Tout comme l'usage de l'accident de voiture qui fait un peu beaucoup la deuxième fois dans le scénario. Toutefois, malgré quelques faiblesses, l'histoire se tient et on a droit à de vraiment beaux dialogues. Ce film offre au final une version assez optimiste de l'amour et incite à se laisser enivrer par tous ces beaux sentiments. Qu'on est loin du Love de Noé !

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Fauteuils d'orchestre: La chasse aux clichés

19 Juin 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Il ne s'agit pas ici d'un banal film choral comme on en a vu tant d'autres. Ce n'est pas un prétexte pour faire intervenir plein d'acteurs connus. Au contraire, tous ces comédiens servent l'histoire d'une excellente manière, car oui il y a un vrai scénario et même un vrai message. L'art doit relier, les gens se mélangent, il ne faut pas se laisser enfermer dans une case.
Ainsi, on comprend mieux le désir d'émancipation du pianiste virtuose incarné par Albert Dupontel. Il en a assez du monde corseté du classique. Il souhaite un public plus novice afin de pouvoir les toucher plus profondément avec son art. Cet art qui relie aussi un fils à sa mère morte. Une concierge à une actrice. Une jeune flemme montant à Paris avec une brochette de personnes d'une classe sociale élevée. Mais on remarque qu'ils sont tous égaux devant l'émotion. Et on ne peut être que touché par ce film qui dépoussière un certain nombre de clichés sur ce monde de l'art. Et puis, c'est tellement agréable d'entendre le concerto empereur de Beethoven tout au long de ce film !

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The Jane Doe Identity: Une malheureuse autopsie

12 Juin 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Pourquoi The Autopsy of Jane Doe a pour titre français The Jane Doe Identity ? Parce que le mot autopsie n'attire pas le chaland ? Sans doute. De toute manière, il n'y a pas d'autre raison que le hasard qui puisse mener à aller voir ce film.
 
On se doute bien qu'il s'agit d'épouvante mais cela est fait de manière tellement grossière, parfois avec si peu de subtilité. On multiplie les fausses alertes pour plaisanter mais lorsqu'il faut vraiment faire peur, il n'y a plus personne, gore par contre, ça l'est, on ne compte plus les gros plans sur les cadavres qui au bout d'un moment commencent tout de même à lasser. Pourtant, il y avait de bons ingrédients. Un médecin légiste assisté de son fils dans son laboratoire situé au sous sol d'une maison. Le lieu était tout indiqué pour créer une ambiance vraiment oppressante. Alors oui, les plans serrés sur les visages, les ombres, le brouillard, les couleurs des images créent une certaine atmosphère. Mais là où la technique est à peu près correcte, les acteurs à peu près regardables, le scénario est un peu le grand absent.
 
Il n'assume pas de suite sa part de fantastique ou au contraire entretient mal l'ambiguïté entre le plausible et le surnaturel. Il est également bien trop prévisible. La conclusion est que l'on peut se passer aisément de cette autopsie définitivement ratée.
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Wonder Woman: Une divine naïveté

12 Juin 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #comic, #DC

J'ai été chagriné par la polémique qui a accompagné ce film contre son actrice principale Gal Gadot pour des raisons positifs. Pourtant, qui n'a pas envie de regarder Gal Gadot pendant près de deux heures de film ?
 
Le DC cinematic universe continue à s'étendre avec ce Wonder Woman et on peut dire que ce cru est assez bon part rapport à ce qui a précédé iciici et ici. On suit la genèse de cette héroïne qui a grandi sur une île au nom imprononçable. Déesse, fille de Zeus, femme puissante. Et c'est le grand succès de ce long métrage. Notre héroïne tient le film, sans le moindre doute. C'est d'ailleurs étonnant que Hollywood ait été aussi frileux avec les personnages féminins en tête d'affiche tant cela semble naturel aujourd'hui.
 
Il y a un message féministe très subtile tout au long du film. La confrontation entre Diana et le monde réel en pleine guerre ne cesse d'étonner. Sous son apparente naïveté, elle y voit pourtant beaucoup plus clair que tous les autres personnages. Gal Gadot joue cela à merveille. Ce mélange de fragilité et de force. Cette sensibilité alliée à la puissance. Cette érudition couplée d'incompréhension du monde. Mais finalement, presque tout était gagné avec son accent bizarre qui crée de suite un contraste. Mais il est vraiment saisissant de voir toutes ces facettes incarnées par la même personne. Toutefois, il est assez gênant de voir les personnages allemand s'exprimer en langue anglaise entre eux...
 
Les effets spéciaux sont assez spéciaux, ni trop beaux, ni trop laids. Le scénario est convenu mais le casting est assez bon (Ah Robin Wright !) et on sent que tout le monde s'amuse. Cette présentation du personnage de Wonder Woman est un succès. Et cent fois oui, même s'il y a la guerre, même s'il y a des choses moches dans ce monde, l'amour vaut bien toutes les peines d'essayer.
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Get Out: Film cosmopolite

6 Juin 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Get Out brasse les genres comme il brasse les couleurs. C'est un petit mix de comédie, slasher, film d'horreur et d'épouvante mais film social également. Quand le film veut faire rire, il fait rire. Quand le film veut faire peur, il fait peur. Quand le film veut faire réfléchir, il fait réfléchir. Et ce film parvient à chaque fois à ses fins, sans aucune difficulté. C'est un petit bijou, une véritable leçon de cinéma.

La réalisation est soignée. Que ce soit les plans extérieurs dans cette froide forêt, où les plans à l'intérieur de la maison qui créent un sentiment de tension, d'oppression, de malaise. Le casting est genial, surtout le couple incarné par Daniel Kaluuya et Allison Williams.

On suit les aventures de Chris, un noir américain qui accompagne sa copine Rose, qui est blanche, chez ses parents. Plutôt que d'embrasser bêtement et de manière convenu ce couple mixte, ce film va embrasser ce sujet sous toutes ses facettes d'une façon très inventive et très jouissive. On se rit des stéréotypes racistes, on se moque de la prétendue bienveillance de certains personnages. On a un humour toujours plus grinçant et une peur de plus en plus présente au fil des dédales. On comprend immédiatement que quelque chose ne va pas et pourtant, on ne peut pas deviner le fin mot de la chose. Cette attente, cette tension en suspension seront maintenues le plus longtemps possible jusqu'à une explosion finale qui sera un véritable soulagement. Beaucoup de non dits et de choses à purger tout au long de cette histoire et la résolution est à la hauteur des problématiques présentées. Jordan Peele nous livre un des meilleurs films de 2017.

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