Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de andika

Articles avec #concert tag

L’ONF enchante Eschenbach dans la 5ème de Mahler

15 Septembre 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Concert, #Maison de la radio, #ONF, #Mahler, #Mahler5, #Enesco

Jeudi 14 septembre 2017 avait lieu à l’auditorium de la maison de la radio un concert dont le programme comprenait la symphonie concertante pour orchestre et pour violoncelle d’Enesco et la 5ème symphonie de Mahler. Œuvres interprétées par l’Orchestre national de France (ONF)  dirigé pour l’occasion par Christoph Eschenbach.

 

Je retrouvais l’ONF pour la première fois depuis le concert de Paris du 14 juillet, et c’était la première fois à l’auditorium depuis Novembre 2015 et un mémorable cycle Beethoven/Bartok.

 

Il est d’ailleurs marrant de constater pour la petite histoire que Eschenbach est l’ancien directeur d’une autre phalange parisienne, à savoir l’orchestre de Paris (2000-2010). Il n’a pas laissé un souvenir impérissable dans la ville si l’on en croit Christian Merlin et pourtant, on sent que ce chef est un passionné. Ce qu’il y a d’insolite dans cette situation, c’est qu’un directeur musical de l’orchestre de Paris dirige très rarement pour ne pas dire jamais un orchestre de radio France et vice et versa avec les directeurs musicaux du Philar et de l’ONF avec l’Orchestre de Paris. Mais une fois parti, tout est possible !

 

La symphonie concertante était une belle œuvre pour introduire ce concert, avec un public assez clairsemé malheureusement et pourtant. Cette composition recèle une telle douceur et le violoncelliste soliste, Truls Mørk était vraiment excellent. Tout cela monte peu à peu en intensité, mené par un Eschenbach tout en sobriété et une flûte solo qui se distingue. A noter un glissando démentiel du violoncelle dans le finale de l’œuvre qui a tout du saut vertigineux. Voici un compositeur trop peu joué et pourtant intéressant, une très belle découverte.

 

Puis après l’entracte vient le main event,   à savoir la 5ème symphonie de Mahler. Subitement, il y a beaucoup plus de monde dans la salle…

La marche funèbre initiale est prise dans un excellent tempo qui est vraiment adapté à l’ambiance que veut instaurer le compositeur, la trompette solo semble sortir d’outre-tombe avec son appel qui semble faire écho à la 5ème de Beethoven. Puis l’ONF commence à gronder avec l’irruption des cordes dans un tutti enivré. On sent Eschenbach commencer à s’agiter et à faire des gestes insensés. A un moment, il regarde dans ma direction et lance un regard intense aux premiers violons mais qui capte également mon regard, une vision assez terrifiant mais si captivant.

 

Le chef dirige par cœur, il est vrai que Mahler est un compositeur qu’il défend depuis de très nombreuses années. Cette marche funèbre initiale était vraiment excellente, les différents pupitres assez en forme, notamment les percussions et plus précisément les timbales.

Le II commence avec un ONF furieux, mais c’est bien l’indication de Mahler qui nomme ce mouvement Stürmisch bewegt, mit grösster Vehemenz (Orageusement agité, avec une grande véhémence). Les cordes sont incandescentes, notamment les violoncelles qui jouent le thème à un moment tout en dialoguant avec les bois. Les nuances sont gérées de manières très satisfaisantes. Et les coups de triangle étaient exquis.

 

Le Scherzo en revanche est un peu plus problématique, l’imprécision des cuivres ne peut plus être occultée. Les cors, si important dans ce mouvement ont peu à peu perdu le fil et n’ont pas maintenu l’excellence qui était présente au début. Pourtant, on ressent une certaine féérie, une certaine magie à l’écoute de ce 3ème mouvement. Et le hautbois solo commence à se démarquer de manière décisive. A noter le quatuor à corde qui a enfin l’occasion de briller un peu, (notamment Sarah Nemtanu, fantastique 1er violon solo), tant cette partition est phagocytée par les cuivres tout au long de cette œuvre. (C’était bien la peine de se ré-accorder juste avant le IV)

 

L’Adagietto est la grande réussite de cette soirée (hormis ce téléphone qui sonne juste au début pendant que l’orchestre joue pianissimo !). Les bois et les cuivres se taisent enfin et laissent place à toute la puissance évocatrice des cordes, il s’agit ici d’amour, un amour déclamé de Mahler à sa femme Alma à qui est dédiée cette œuvre. La harpe solo était parfaite, les nuances à tomber par terre. Ce passage passé à la postérité grâce au film Mort à Venise est la principale raison pour laquelle cette symphonie est connue. Même s’il ne s’agit pas forcément des pages les plus intéressantes de l’œuvre de ce compositeur, force est de constater qu’elles font leur petit effet.

 

Enfin le Rondo final qui renforce la féérie et la magie qu’on percevait déjà dans le scherzo. On soulignera seulement ici la qualité des clarinettes et hautbois solo qui ont été justes fantastiques. Cette œuvre se termine sur une note positive voire même naïve. C’est aussi une face de la personnalité de Mahler qui ne fait pas que dans le sarcasme. Et c’est aussi agréable de s’évader en évoquant l’amour ! Excellent concert.

Lire la suite

Rentrée tragique à la Philharmonie de Paris

7 Septembre 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Concert, #Mahler, #Orchestre de Paris, #Philharmonie, #Daniel Harding, #Mahler6, #Purcell

C'est la rentrée ! Cela ne vaut pas que pour les écoliers ou pour les politiciens mais également pour l'orchestre de Paris. Qui dit rentrée dit concert d'ouverture de la saison, après avoir quitté l'orchestre sur une note mitigée la saison dernière.

Nous avons été gâtés pour le coup en ce mercredi 6 septembre 2017 avec au programme la musique pour les funérailles de la Reine Mary de Purcell et rien de moins que la 6ème symphonie de Mahler dite tragique.

 

L'orchestre fêtant ses 50 ans cette année, des événements privilégiés sont organisés afin de célébrer cet anniversaire. Avant le concert, nous avons eu droit à un petit moment de musique avec des musiciens de l'orchestre. La musique de Purcell qu'ils ont joué était une bonne mise en bouche. Didon et Enée puis Fantasia upon a ground de Purcell, ont permis à cette soirée de démarrer sous les meilleures auspices.

 

Mais rien de tel que l'orchestre au grand complet pour être rassasié avec son chef Daniel Harding en grande forme ainsi que le chœur qui était convoqué pour chanter en hommage à la reine Mary.

Pourtant, seuls une timbale, deux trompettes, deux trombones et un petit orgue assurent la partie instrumentale et dialoguent avec les chanteurs dans une musique intimiste, presque minimaliste. On déplorera le manque de clarté dans le chant mais toutefois, l'émotion de cet hommage funèbre est bien transmise. L'orchestre réduit à sa portion congrue jouait de manière claire et bien phrasée tandis que l'écrasante majorité des pupitres était réduite au simple rang de spectateur. Mais ce n'étaient que des prémices !

 

Tout d'un coup, le chœur s'en est allé discrètement après avoir dit Amen tandis que la musique de Purcell mourrait, puis subitement, les cordes se sont agitées et ont entamé la 6ème symphonie de Mahler attacca, sans laisser le temps au public d'applaudir la première performance. Quelle audace !

 

Mais choisir la 6ème symphonie de Mahler est déjà un pari audacieux. Ce n'est pas la plus jouée du compositeur et lui-même avait du mal à la diriger tant cette musique le bouleversait.

De l'audace également de faire dialoguer Mahler et Purcell mais au fil de l'avancée de la musique, cette audace s'est muée en évidence. Une musique funèbre dialogue en effet de manière éloquente avec la symphonie tragique, notamment dans la continuité de l'usage des cuivres et des percussions.

 

Ainsi le tempo vif, sans concession, très allant crée instantanément un choc tellurique dans les oreilles du spectateur. L'irruption de la caisse claire qui martèle le rythme fait entrer directement dans une autre dimension et nous saisit pour ne plus nous lâcher. Les attaques des différents pupitres, notamment les cordes, le phrasé ciselé par le bras d'Harding, l'intensité, les dynamiques du premier thème font de cet allegro energico le premier étage d'une fusée amenée à nous broyer.

Le thème d'Alma qui survient après n'est qu'un simple répit qui ne peut pas durer car la reprise du thème initial arrive très rapidement. Ainsi, les bassons et les hautbois s'illustrent de manière phénoménale. Les solos du cor, du violon, de la flûte et de la clarinette basse sont exquis et la battue régulière du maestro nous permet d'avancer sans encombre, sans perdre une miette (Ah ce tuba !). Dès ce premier mouvement, on se sent boxé, la violence de cette musique nous saisit et les choix radicaux du chef payent.

C'est pour cela que ce dernier opte pour l'Adante en deuxième position. Cette option avait déjà notre préférence avant le concert mais elle semblait de toutes manières s'imposer ici au vu du contexte. Il était inconcevable d'enchaîner directement avec le scherzo alors que la symphonie avait directement succédé à Purcell. Il fallait ici un repos que cet Adante nous a offert gracieusement. La tonalité initiale de mi bémol majeur vient un peu nous apaiser. Le hautbois parfaitement timbré remplit son office avec efficacité, les cordes enveloppent l'ensemble puis laissent la place aux clarinettes qui permettent à l'émotion de monter et de diffuser un sentiment de nostalgie qui tend à provoquer des larmes. Les harpes forment des ponts entre les différents pupitres toutefois, un bémol, les cloches sont un peu trop timides et ainsi ne permettent pas l'évasion. L'évocation de la solitude que ces dernières doivent susciter s'évapore quelque peu. Il faut de nouveau souligner un solo de basson absolument stupéfiant et enfin un dialogue entre les cordes et les clarinettes qui confine au sublime.

 

Maintenant que cet intermède de quiétude a été évacué, plus rien ne nous sera accordé. Aucune clémence, aucune issue. Pas de solution ou de délivrance. Simplement l'engrenage de ce Scherzo macabre. L'intensité du premier mouvement est redoublée, les clarinettes grincent comme jamais. Le spectateur est saisi aux tripes. Il est même possible de frôler le malaise tant cette musique prend possession des corps et des esprits, avec notamment ce xylophone diabolique. Ce Scherzo donne parfois l'impression d'être bloqué dans le  tambour d'une machine à laver en marche.

L'ironie glaciale de ce mouvement est tout bonnement effrayante mais surtout magnifique. Ces couinements de l'orchestre s'immiscent dans les têtes aidés par des nuances impeccables, parfaitement interprétées par l'orchestre.

 

Tout cela mène à un final qui ne résout rien. Avec des percussions de plus en plus assourdissantes et un thème qui semble tourner en rond dans cette anthologie de la forme sonate. Mahler célèbre la forme sonate, en fait le tour mais en expose également les limites et Harding s'amuse avec ce texte. Tout est construit et cohérent. Cette musique qui tourne en rond dans un cycle émacié ne fait que se diriger vers la violence des coups de marteau qui semblent nous renvoyer continuellement vers la défaite. Ces deux coups de marteau dévastateurs prennent le pas sur les pupitres héroïques, notamment les violoncelles qui ne déméritent pas et qui livrent une intensité de tous les instants mais à quoi bon ? À quoi bon tous ces solos, toute cette virtuosité alors que la porte se referme inlassablement et que la défaite est inévitable ? À quoi bon résister à l'inéluctable ? L'accord final semble poser cette question et le silence de mort qui a suivi la fin de l'exécution de la symphonie semblait être une réponse appropriée.

 

À quoi tient un concert réussi ? À des choix forts, à de l'audace, à de la surprise, de l'étonnement. Le fait de susciter des émotions, de faire vivre un instant mémorable. Ce soir-là, nous avons su que nous assistions à un grand concert en voyant ce micro tomber suite au premier coup de marteau puis en contemplant un morceau de la baguette du chef voler dans le ciel de la philharmonie de Paris. Définitivement un moment pas banal. Une claque.

Edit 13/09/17: D'autres avis sur le concert ici ici et ici.

Lire la suite

Résurrection à la Philharmonie de Paris

25 Mai 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Concert, #Philharmonie, #Mahler, #Résurrection, #Orgue

Une fois de plus, la vie succède à l'horreur, ce concert était dédié aux victimes de Manchester. Sachant que Daniel Harding, le chef, est britannique et de surcroît supporter de Manchester United. Malgré la menace terroriste, il faut continuer à vivre comme l'a rappelé la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Mercredi 24 mai 2017 avait lieu un concert à la philharmonie de Paris où l'unique œuvre au programme était la symphonie n°2 "Résurrection" de Gustave Mahler, interprétée par l'orchestre de Paris et son choeur dirigés par Daniel Harding. J'en garde une impression mitigée. Je vais m'en expliquer. J'attendais beaucoup de ce concert, sans doute trop. J'ai écouté cette œuvre à de nombreuses reprises, j'avais même assisté avec attention à l'enregistrement de la tribune des critiques de disques à son sujet récemment.

Je suis attaché à cette symphonie car c'est avec cette dernière que j'ai vraiment découvert Mahler. Enfin, avec la Totenfeier qui est un poème symphonique mais également le premier mouvement de cette symphonie. Et c'est à partir de là que les problèmes commencent. Trémolo des premiers violons, thème grinçant joué par les violoncelles, tonalité de do mineur bien installée, tempo vif. Ça commence très bien mais l'effet de surprise s'estompe vite. C'est le deuxième Totenfeier auquel j'assiste et ça me marque d'emblée moins que la première fois. Je trouve l'orchestre un peu distant, le fondu a du mal à se faire, je sens déjà poindre des problèmes sur certains pupitres d'instruments, notamment les bois. Toutefois, les contrastes et les dynamiques maintiennent l'ensemble et la lecture analytique de la partition de Daniel Harding permet de mettre en valeur l'orchestration. On sent les seconds violons en forme et ce ne sera jamais démenti. Et les percussions sont déjà là, brillantes, fondamentales, inestimables, indispensables, inoubliables. À la fin du premier mouvement, on est totalement entré et c'est à ce moment qu'il se passe une chose qui va nous faire sortir du concert. Mahler exige une pause après le premier mouvement tellement l'ambiance de cette marche funèbre diffère de l'Adante qui suit. On nous avait prévenu avant le début qu'il y aurait un moment de silence à la fin de ce mouvement. Les lumières ont été éteintes, l'orchestre est resté sur la scène pendant de longues minutes de recueillement puis la lumière a été allumée et les musiciens se sont de nouveau accordés. Si dans l'esprit, la volonté du compositeur a été respectée, dans les faits, on est sorti du concert. Soit on fait un vrai entracte soit on ne fait rien, cet entre deux a longuement gâté la suite de l'interprétation.

Arrive maintenant le deuxième mouvement. L'orchestre ne s'est pas remis dedans, le son est un peu lointain, encore un problème de fondu, l'émotion a du mal à monter. C'est difficile de se remettre dedans après la pause d'autant plus que les percussions sont moins sollicitées ici. Heureusement, les violoncelles et les contrebasses permettent de ne pas tomber dans la léthargie.
Le Scherzo est enchaîné assez rapidement avec deux coups de timbales assez brusques puis vient la grande déception de la soirée. La partie du hautbois qui est si importante à mon goût n'est pas à la hauteur, problème de timbre sans doute. L'ironie de Mahler est totalement absente. L'orchestre est trop sérieux, trop sage, trop bien organisé alors que justement, Mahler nous conte ici un monde désorganisé, ridicule, qui n'a pas de sens. L'orchestre semble trop bien jouer, chaque pupitre prenant la parole bien sagement sans déborder des cases. Le hautbois et le cor anglais, les clarinettes et bassons étant décidément trop neutres. Heureusement que les percussions sont là et maintiennent l'ensemble. Mais ce Scherzo n'était qu'un petit mauvais moment à passer, car à partir du 4ème mouvement, Urlicht, on est définitivement emporté.

En effet, l'entrée de la voix humaine change tout. L'alto Wiebke Lehmkuhl permet à l'ensemble de revenir sur les bons rails, l'émotion est enfin au rendez-vous. La partie instrumentale qui suit cette intervention est juste parfaite. C'est le passage le plus intéressant d'un point de vu purement musical pour un concert. Dynamiques changeantes, crescendos, percussions assourdissantes, contrastes. L'orchestre est manié avec dextérité par Daniel Harding pour notre plus grand plaisir, les solistes s'illustrent, notamment Vincent Lucas à la flûte et Roland Daugareil au violon. L'arrivée de la Soprano Christiane Karg se fait naturellement même si elle est un peu en retrait par rapport à sa collègue.

Et c'est déjà le moment du chœur, qui fait son apparition sur le mot Auferstehen (ressusciter), sur un pianissimo à faire fondre, à capella, assis. Les doutes du début s'estompent et on avance sereinement vers la résurrection finale. L'entrée tonitruante de l'orgue met tout le monde d'accord et permet d'aboutir à un véritable triomphe à l'aide du chœur enfin debout. Cet orgue domine tout l'orchestre, toutes les voix et permet une résolution emplie de grandeur qui apporte un vrai soulagement à toutes les problématiques qui ont pu être rencontrées. 

En conclusion, cette symphonie est tellement démesurée qu'elle est difficile à appréhender en un seul concert. L'écoute répétée d'une seule version en disque peut en troubler la réception en concert. Et à contrario, les parties que j'aime le moins et que par conséquent, j'écoute moins en disque sont celles qui m'ont le plus convaincu lors du concert. Entendre ces percussions en vrai, un simple triangle se démarquer, un xylophone se faire entendre, c'était vraiment inestimable. Pour avoir davantage d'informations sur cette œuvre, ça se passe iciIci et Ici.

Et je ne résiste pas à une petite revue de tweets concernant ce concert.

Edit: D'autres avis sur le concert ici, ici et ici.

Lire la suite

Beethoven héroïque

27 Février 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Beethoven, #Maison de la radio, #Orchestre philarmonique de radio France, #Philar, #Classique, #Concert, #Ludovic Morlot

Dimanche 26 février 2017, j'ai enfin entendu la symphonie héroïque de Beethoven à la Maison de la Radio. Cela peut sembler être une chose banale, mais cette symphonie, ce lieu, et moi, nous nous sommes manqués un certain nombre de fois malheureusement.

La première fois, c'était le samedi 14 novembre 2015, il s'agissait du premier concert prévu dans le cycle Beethoven/Bartok dont je vous avais déjà parlé ici et ici. En effet, le concert avait été annulé pour cause d'état d'urgence suite aux attentats de la veille, ainsi que tous les spectacles prévus à Paris ce jour là.

Le deuxième rendez-vous manqué était l'année dernière, j'avais prévu d'assister à une émission au sujet de l'Eroica à la maison de la radio mais elle avait été annulée pour cause de grève... A ce moment, je pouvais légitimement penser que j'étais maudit. Mais j'ai pris mon mal en patience et j'ai retenté le coup pour le 26 février et cette fois-ci, c'était la bonne !

J'ai donc eu le plaisir de retrouvé l'orchestre philharmonique de radio France à la maison de la radio, dirigé pour cette occasion par le chef français Ludovic Morlot, qui est directeur musical de l'orchestre de Seattle. C'était ma troisième fois avec le Philar après une soirée Mozart et une orgie de cordes !

Il s'agissait ce dimanche d'un concert éducatif, principalement à destination d'un jeune public pour qui cela pourrait constituer la première expérience de concert symphonique, de sorte que le chef, nous a présenté l’œuvre et a présenté chaque mouvement avant de les jouer. Je trouve que c'est une très bonne chose car bien que les programmes des concerts soient en général très fournis et nourrissent la réflexion, rien de tel que de laisser la parole aux musiciens et principalement au chef qui parle pour le coup vraiment avec son cœur de cette œuvre. On sent dans ses mots tout l'amour qu'il a pour cette musique et c'était très agréable car moi même, j'aime tout autant cette Eroica.

En effet, cette troisième symphonie de Beethoven, j'ai l'impression que je la connais depuis toujours, comme j'ai l'impression que Beethoven m'a toujours accompagné au cours de ma vie. Elle a pris un sens symbolique encore plus fort à mes yeux suite aux événements dont je vous ai parlé. Je me souviens que lors de l'exposition Beethoven qui a eu lieu à la philharmonie de Paris fin 2016, ils étaient revenus sur le fait que l'orchestre national de France avait joué la marche funèbre de l'Eroica en hommage au victime. Bien entendu, comme l'orchestre avait répété pour le concert annulé du 14, jouer cette marche funèbre en hommage aux victimes avait tout son sens, mais au-delà de l'aspect pratique, la musique de Beethoven a une résonance politique.

Il est vrai qu'en 1802, Beethoven a tout d'abord dédié sa troisième symphonie à Napoléon Bonaparte qu'il admirait énormément, il le considérait comme un Prométhée venu répandre les idéaux de la révolution. Toutefois, une fois que Beethoven apprit que Napoléon était devenu empereur, il raya de rage la dédicace pour finalement dédier son oeuvre à la mémoire d'un grand homme. Et en effet, tout est grand dans cette musique. Cette symphonie fait exploser le cadre habituel de la symphonie de la période classique pour basculer dans le romantisme. On dit souvent que Beethoven est le premier romantique et c'est vrai, les dimensions de l'orchestre, la longueur des mouvements nous fait vraiment sortir des symphonies plan plan à la Mozart et Haydn !

Le premier mouvement s'ouvre sur deux accords stridents de mi bémol majeur. Ils sont inoubliables, reconnaissables entre mille. Une entrée en matière incomparable qui laisse se développer un thème majestueux, joyeux, et même un peu martial qui fait penser à de la musique militaire. Avant de jouer le mouvement, le chef s'est bien attardé sur les premiers accords et sur l'innovation que cela représentait à l'époque. Autre sujet à débat dans le premier mouvement de l'Eroica, savoir s'il est nécessaire de jouer la reprise au début, la réponse est oui puisqu'il l'a fait avec le Philar et entendre ce début à deux reprises permet de bien entrer dans la symphonie et aussi aux oreilles inattentives des petits enfants, de ne pas trop perdre de biscuit en route !

Le deuxième mouvement est la fameuse marche funèbre. Une marche funèbre est une musique triste, généralement en deux temps et en mode mineur. Pour bien nous faire comprendre la chose, le chef a fait jouer à la contrebasse solo le thème de Frère Jacques. Moi, spontanément, j'ai pensé à Mahler puisque le troisième mouvement de sa symphonie Titan utilise le même thème. De plus, j'avais entendu le percussionniste répéter sur ses timbales des notes qui me rappelaient furieusement Mahler. Le contrebassiste, après avoir joué le thème en majeur, l'a ensuite joué en mineur à la demande du chef, accompagné des timbales et en effet, on a senti la différence et j'ai pu entendre le début du troisième mouvement de la symphonie Titan de Mahler, qui n'avait pas été joué ce jour particulier des journées du patrimoines.

Les troisième et quatrième mouvement se jouent l'un à la suite de l'autre. Le troisième mouvement, au lieu d'être l'habituel menuet de la symphonie classique (danse à trois temps un peu lente où l'on s'endort) est ici un scherzo vigoureux, tinté d'humour grâce à ce hautbois qui chante de manière si caractéristique. Enfin, le quatrième mouvement est un thème et variations qui sollicite une fois de plus le chiffre trois. Trois cors qui chantent et qui couvrent l'orchestre à la fin de toute leur majesté. Trois bémol à la clef de cette tonalité mielleuse et chaleureuse de mi bémol majeur, trois temps, troisième symphonie et j'en passe !

Une fois de plus, l'écoute en concert a été d'une valeur inestimable pour moi. Je me suis rendu compte dans cette symphonie de l'importance du hautbois et de la flûte, on n'entend presque qu'eux ! Le chef a mis l'accent sur des passages magnifiques auxquels je ne prêtais pas forcément attention, lorsque par exemple un simple quatuor à cordes joue le thème dans le dernier mouvement, où simplement le fait de signaler l'importance des trois cors dans cette symphonie là où ils sont habituellement présents en nombre pairs.

Il était amusant d'entendre ce chef nous parler avec son français mâtiné d'accent américain après ses longues années vécues la bas mais c'était utile, même s'il s'exprimait beaucoup mieux avec sa baguette. Il nous a confié qu'il espérait que c'était la première expérience en concert de beaucoup de personnes dans le public. Vu l'âge des enfants présents (et leur agitation), ça devait forcément être le cas, et je parie qu'ils s'en souviendront longtemps !

 

Lire la suite

Concerto en famille

29 Novembre 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Concert, #Concerto, #Rachmaninov, #Philharmonie

J'étais de nouveau à la Philharmonie ce dimanche 27 novembre 2016 pour un concert un peu particulier. Il s'inscrivait dans le cadre thématique du concerto pour piano n°2 de Rachmaninov présenté par Alexandre Tharaud. J'avais déjà parlé de Rachmaninov ici en relatant le concert londonien auquel j'avais assisté à l'été 2014 et où j'avais eu la chance d'entendre son concerto n°3, puis en parlant d'un article de libé à propos d'un autre concert.

J'ai toujours eu une petite préférence pour le concerto n°3 mais j'aime aussi beaucoup le n°2 car il signifie beaucoup de choses. Ce concert n'était pas un concert habituel, à savoir qu'il ne s'agissait pas uniquement de musique. J'avais pris cette date car tout d'abord, je préfère le dimanche maintenant, afin d'être sur de pouvoir y aller, de plus, ça ne coutait vraiment pas cher mais une fois les places achetées, je me suis aperçu que quelque chose clochait. En me renseignant un peu plus, j'ai constaté que ces fameux concerts en famille avaient la particularité de ne pas présenter l'oeuvre complète qui est au programme mais des extraits... Mais finalement ce n'est pas plus mal, car, on a eu droit au moins au 3/4 de l'oeuvre et aussi à autres choses, en bonus ! Tout d'abord la narration de Marc Dumont qui est enseignant d'histoire et qui nous a apporté des éclaircissements très intéressants sur le contexte de l'oeuvre, de plus, on a aussi eu l'occasion d'entendre un extrait de la musique de Tchaikowski et il y avait également des extraits vidéos qui étaient diffusés, de sorte que tout cela était très, très dynamique.

A cette occasion, l'orchestre du conservatoire à rayonnement régional de Paris était aux fourneaux, dirigé par Pierre Michel Durand et au piano, nous avion le serbe Aleksandar Madzar. On sentait bien qu'on avait affaire à des jeunes, le son manquait un peu de cohésion, d'ampleur, ils ne faisaient pas bien corps mais toutefois, ils s'en sont admirablement bien sorti.

Dans le premier mouvement, on n'entend la fameuse introduction, faite d'accords mystérieux qui représentent les cloches qui sonnent dans la Russie de Rachmaninov, il disait d'ailleurs que par ces accords, il avait l'intention de prendre possession de l'attention du public. Et c'est une chose vraiment réussite, on est captivé dès le début.

On entend par la suite des extrait du second mouvement, qui est le plus connu car il a été utilisé pour la chanson All by myself, reprise à de multiples reprises. C'est vraiment ce mouvement qui est psychanalytique. En effet, Rachmaninov écrit ce concerto dans une période de grave dépression après l'échec de la création de sa première symphonie à cause du chef d'orchestre qui était saoul. Mais sa thérapie avec Nikolaï Dahl va l'aider à surmonter ses souffrances, lors de la création de l'oeuvre, son propre médecin sera même dans l'orchestre dans le pupitre des violoncelles. On ne peut pas être insensible à cette musique.

Enfin, le troisième mouvement a été joué en entier, c'est le plus joyeux et le plus virtuose, ça tombe bien. En parlant de ça, le pianiste m'a vraiment impressionné, il a également eu à jouer le fameux prélude en Do# mineur op n°2, et c'était vraiment cool.

Au final, c'était vraiment sympa d'avoir quelque chose de différent, ce genre d'initiative permet à un vaste public de venir sans se sentir toutefois étranger, ou pas à sa place. D'ailleurs, à cette occasion, l'association cinémadifférence était présente, elle permet à des personnes qui sont soit malades, sois à mobilité réduite, d'assister à des représentations culturelles. Je pense que ce concert à du plaire à ce public.
 

 

 

Lire la suite

Mozart au festival de Saint-Denis

19 Juin 2016 , Rédigé par andika Publié dans #93, #Saint Denis, #Festival, #Concert, #Mozart, #Concerto, #Autre, #Classique

Cela faisait quelque temps que je souhaitais me rendre au Festival de Saint Denis. C'est maintenant chose faite avec ce fantastique concert auquel j'ai assisté ce samedi 18 juin 2016 à la maison de la légion d'honneur à Saint Denis. Faudra peut-être que j'y retourne afin de me faire une petit concert dans la basilique la prochaine fois.

En tout cas, le salle était assez sympa, sauf que comme la scène était surélevée, je ne voyais pas du tout le pupitre des instruments à vent et j'avais du mal à les discerner à l'oreille. Autre chose assez cocasse, le portrait de Napoléon Bonaparte qui trônait, alors que le 18 juin n'est autre que l'anniversaire de Waterloo, son ultime défaite. Quelle belle ironie !

Il y avait quatre œuvres au programme, jouées par l'orchestre de Chambre de Lausanne, dirigé par Joshua Wailerstein qui était ma foi bien jeune ! Tout d'abord la symphonie n°98 en si bémol majeur de Joseph Haydn, puis le concerto pour piano n°23 de Mozart, The Messenger de Valentin Silvertrov et enfin, la symphonie n°38 de Mozart "Prague".

Symphonie n°98 en si bémol majeur, Hob. I: 98 de Joseph Haydn

Comme le dit mon pote RTT, Haydn au début, c'est sympa puis on s'ennuie. C'était presque vrai dans cette symphonie qui se tient de bout en bout. J'ai juste été un peu dérouté par l'orchestration qui est encore plus réduite que chez Mozart. Haydn était un grand ami de Mozart d'ailleurs, et il a écrit cette symphonie en son hommage, lorsqu'il a appris sa mort en 1792. Il imite un peu le style de Mozart. J'avais d'ailleurs entendu une histoire sur ces deux-là, Haydn en manque d'inspiration, devait livrer deux quatuors à cordes à son éditeur, Mozart, voyant cela, lui envoya immédiatement deux quators afin qu'il les signe à sa place ! Si c'est pas beau ça !

De cette symphonie, je retiens le mouvement lent, Adagio cantabile, qui était très beau même si j'émets quelques réserves. Le Menuetto était également très sympathique, la mesure en trois temps bien reconnaissable, très dansant. Je réécouterai ça un jour éventuellement.

Concerto pour piano n°23, en la majeur, K 488 de Mozart

Vous connaissez tous ce concerto. Et à défaut de le connaitre, vous avez déjà vu cette pub d'Air France avec Benjamin Millepied qui danse sur ce concerto.

Mozart est éternel

J'ai l'impression de connaitre ce concerto depuis toujours. Ce deuxième mouvement est d'une beauté à couper le souffle. Je me souviens d'avoir vu sur Youtube le Grand Christoph Eschenbach le jouer et j'avais été subjugué. Et bien, dans la salle, c'est encore mieux. Et je dois dire que Adam Laloum au piano était vraiment excellent. Alors bien entendu, l'Adagio est le pilier de ce concerto et pourtant, les deux mouvements rapides ne sont pas en reste. J'ai d'ailleurs personnellement une préférence pour la troisième mouvement qui me touche énormément. Point trop d'effets du pianiste, juste de l'émotion communiquée à travers les notes, sans trop en faire sur les nuances. Il nous a d'ailleurs gratifié de deux bis. J'en ai été très heureux vu que la semaine dernière, j'avais eu droit à zéro bis !

Au final, les mots sont bien peu de choses devant une telle musique. Mais que c'est bon de ressentir physiquement l'orchestre dans la salle, on entend tellement davantage, on ressent tellement plus, fallait voir ma tronche pendant...

Photo souvenir du concert

Photo souvenir du concert

The Messenger

Faudra vraiment que je réécoute ce truc. C'était sympa mais ça ne m'a pas plus marqué que cela. Par contre, le compositeur, Valentyn Sylvestrov est toujours vivant. C'est sympa de jouer des compositeurs contemporains.

Symphonie n°38, "Prague" en ré majeur, K 504

Celle-ci, je l'écoute pour la énième fois sans toutefois parvenir à la chanter, pourtant que l'aime cette symphonie ! Elle a été écrite par Mozart suite au merveilleux accueil de la ville de Prague de ses opéras Don Giovanni et Les noces de Figaro. De plus, Prague est une ville qui me fait rêver. Et pourtant, j'ai du mal à l'imprimer dans ma tête cette satanée symphonie alors que je l'ai écoutée à de nombreuses reprises. Je pense que le concert va m'aider à la retenir à l'avenir !

Conclusion

Encore un concert fantastique. Sur ce coup, vois un orchestre en tournée était quelque chose de sympa dont je n'ai pas l'habitude. Effet, j'étais très étonné de voir nos amis de Lausanne nous gratifier d'un bis à la fin du concert. Je retiens également l'intensité du violoncelle solo que je ne quittais presque pas des yeux et qui a pu s'illustrer chez Haydn.

Je garderai un bon souvenir de ce concert à Saint Denis. Une bonne raison pour moi de m'aventurer dans le 93. Les suisses nous ont bien traités, nous les avons bien accuillis mais j'espère qu'on les battra quand même ce soir à l'Euro ! Et oui, fallait bien que je parle de foot à un moment donné !

Lire la suite

Orgie de cordes à la maison de la radio

13 Juin 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Concert, #Concerto, #Maison de la radio, #Mozart, #PhilarRF, #Philar, #Orchestre Philharmonique de Radio France

Samedi 11 juin 2016, j'étais de nouveau à la maison de la radio pour le dernier concert inclus dans mon abonnement en cette saison 2015/2016.

Mes autres choix de concerts avaient été très simples. Il fallait choisir cinq dates, les quatre premières ne m'ont causé aucun souci. La première était une soirée 100% Mozart, le soir où la France s'est fait sortir par la Nouvelle-Zelande à la coupe du monde de rugby.

Les trois dates suivantes ne m'ont pas posé davantage de difficultés. Il s'agissait des trois concerts du cycle Beethovent/Bartok qui devaient se tenir en l'espace d'une semaine, malheureusement, le premier avait été annulé suite aux attentats de novembre 2015.

Je me souviens bien que pour le cinquième concert, mon choix n'a pas du tout été aisé à faire ! Rien ne me plaisait vraiment. Et il fallait pourtant clôturer cette commande ! Et là, Eureka, je lis ces trois noms, Mendelssohn, Mozart, Tchaïkovski !

Le seul souci, c'est que ça tombait en même temps que l'Euro mais bon, je peux bien sacrifier un match de temps en temps, encore que...

Cette fois-ci, il s'agissait de l'orchestre philharmonique de radio France. Il était dirigé par Amaury Coeytaux qui est l'un des premiers violons solo ! Expérience très étonnante que de voir l'orchestre dirigé par le premier violon, c'était une première pour moi. Je l'observais énormément et j'ai remarqué que ses coups d'archet étaient très prononcés, il transmettait sa pensée et impulsait le mouvement de l'orchestre par le geste, et arrivait sans aucun mal à être suivi. On voyait bien à quel point il était engagé dans la musique. Quelques fois il bougeait son bras, en revanche, il ne pouvait pas tellement regarder les autres musiciens.

Pour la petite histoire, j'avais failli oublier d'aller à ce concert, puis j'en ai vu la publicité sur la page Facebook de la maison de la radio, qui mettait en avant que l'orchestre serait dirigé par son premier violon, en effectif réduit, dans une ambiance intimiste. Pub intrigante et qui s'est révélée tout à fait exacte. C'est ce que j'aime chez le philharmonique de Radio France, c'est qu'il n'hésite pas à jouer en effectif réduit et ainsi, il peut beaucoup plus facilement proposer du Mozart qui requiert beaucoup moins de musiciens qu'un Mahler ou encore un Brukner. Mais il faut comprendre ces orchestres, ils sont parfois composés de plus de cent musiciens et il faut bien faire jouer tout le monde le plus souvent possible...

Trois oeuvre étaient au programme de cette soirée, tout d'abord la symphonie n°10 en si mineur de Mendelssohn, puis le concerto pour piano n°25 de Mozart et enfin, Souvenir de Florence, sextuor pour deux violons, deux altos et deux violoncelles en ré mineur de Tchaïkovski.

Symphonie n°10 de Mendelssohn

Il s'agit d'une symphonie écrite pour un orchestre composé uniquement de cordes. C'était une oeuvre du jeune Mendelssohn destiné à son professeur, comme nous lorsqu'on fait nos devoirs au collège. Elle est en deux mouvements très courts, l'exécution n'excède pas les dix minutes. On voit tout l'intérêt que l'orchestre soit dirigé par le premier violon. Je retiens surtout un passage où l'alto est mis en valeur. On entend bien que c'est un bel et noble instrument, trop injustement décrié au sein des orchestres...

Concerto pour piano n°25 de Mozart

C'est surtout pour ce concerto que j'ai opté pour ce concert. Il ne fait pas partie e mes préférés et je ne le connaissais pas avant de prendre mes places. Chez Mozart j'adore le 9; 15; 20; 21; 22; 23; 24, mais jamais écouté le 25 avant de mettre le nez dedans dans la perspective de ce concert. Et pourtant, qu'il est beau. Sa joyeuse tonalité de do majeur nous enchante et on a l'opportunité d'entendre dans le premier mouvement un thème qui ressemble étrangement à notre Marseillaise.

Le pianiste était Paul Lewis et je l'ai trouvé excellent mais il n'a pas donné de bis, j'en était très déçu. Toutefois, je pense que le public a mérité un tel comportement, à toujours applaudir entre les mouvements et surtout, en ne le rappelant pas suffisamment longuement pour le bis justement !

Souvenir de Florence

Il s'agit donc d'un sextuor à cordes, mais il y a beaucoup plus de six instrumentistes dans la version qui a été donnée, il s'agit en réalité de six pupitres. Deux violons, deux altos et enfin deux violoncelles, mais l'un des deux pupitres de violoncelle était assuré par des contrebasses.

Oeuvre très belle en 4 mouvements, je retiens la fugue finale qui est juste merveilleuse, ce contrepoint et ces multiples voix m'ont captivé.

Encore une fois, l'orchestre était composé uniquement par des cordes, d'où le titre de l'article !

Donc oui, il n'y a pas que l'euro dans la vie !

Lire la suite

Un concert pas comme les autres

10 Avril 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Concert, #Beethoven, #Haydn, #Pastorale, #Orsay, #OSCO, #Campus, #UPSUD

Un concert pas comme les autres

Je vais vous conter l’aventure qu’a constituée le concert auquel j’ai assisté le samedi 9 avril 2016. Il est résolument différent de ce que j’ai l’habitude de faire. Point de philharmonie ce soir-là, ni de maison de la radio, encore moins d’opéra. Non, je reviens à mes anciennes habitudes un peu plus pittoresques, comme lorsque j’allais écouter des concerts dans la chapelle de mon lycée ou encore dans une église. En effet, ce concert s’est déroulé sur le campus d’Orsay, et l’orchestre était loin d’être professionnel, il s’agissait de l’orchestre symphonique du campus d’Orsay. Je dois avouer qu’il porte très bien son nom. Je connais cette formation de nom depuis un certain temps, mais depuis que je suis inscrit à l’université Paris Sud, je n’avais jamais pris le temps d’aller l’écouter. Mais un programme Haydn et Beethoven plus tard, je n’avais plus d’excuse pour les éviter. Ils ont su comment me prendre !

Je renifle les concerts désormais, j’essaie de ne jamais manquer une bonne opportunité lorsque j’en ai le temps et celle-ci était immanquable pour moi et j’ai vraiment vécu une soirée inoubliable pour diverses raisons. Pas tant le programme qui comportait le concerto pour orgue n°2 de Haydn et la symphonie Pastorale, que pour les difficultés que j’ai rencontrées pour parvenir jusqu’à la salle de concert qui n’était autre que le grand amphithéâtre de maths.

C’était également un concert pas comme les autres car j’ai réussi à y attirer ma copine. Mais c’est parti en vrilles. Sur le site de l’OSCO ainsi que sur la brochure du concert, ils disent bel et bien de descendre à la station RER le Guichet, ce que nous avons fait. Grave erreur. Se promener dans Orsay un samedi soir, puis sur le plateau, dans le campus, en plein milieu d’un chantier, totalement perdus, avec un GSP qui nous dit qu’on est arrivé alors qu’on est au milieu de nulle part constitue définitivement une des expériences les plus humiliantes de ma vie. Heureusement, je me suis aperçu à un moment où nous étions précisément, et j’ai su comment parvenir jusqu’au bon endroit. Il fallait pour cela descendre du plateau en empruntant un escalier en pleine forêt. Sur le chemin, nous avons croisé un chevreuil qui allait en sens inverse. Je ne plaisante pas… Un chevreuil dans un campus. Toutefois, ma copine ne m’a pas fait de scène et ne m’a pas quitté, je lui en suis très reconnaissant. Et je suis aussi très soulagé que cette aventure se soit déroulée au printemps, moment de l’année où la nuit tombe assez tardivement…

Après cet intermède, parlons maintenant de musique. Comme dit plus haut, le programme était composé de Haydn et Beethoven. Mais il y avait également des œuvres pour piano en première partie, interprétées par Vital Chauve, l’organiste solo qui effectuait donc un petit échauffement que nous avons naturellement manqué. Cette promenade sur le campus nous a fait arriver en retard mais Dieu merci, pas fait manquer le gros du programme. D’ailleurs, il s’agit d’un programme cohérent. Haydn et Beethoven vont ensemble, c’est indéniable. Le premier a été le maître du second et quoi qu’on en pense, l’a influencé bien que Beethoven se soit rapidement émancipé. Leur relation était complexe mais les deux bougres se respectaient. Un très bon ami à moi m’avait même dit lorsque j’étais plus jeune que les deux premières symphonies de Beethoven étaient du pur Haydn ! Manque de pot pour le maître, ce soir-là, c’était la sixième qui était interprétée.

Concerto pour orgue n°2 de Haydn

Quand j’ai lu concerto pour orgue sur le programme, je me suis demandé quelle sorte d’orgue on pouvait mettre dans un amphithéâtre. La réponse, c’est un orgue électrique. Enfin, c’est l’impression que j’ai eue, je ne suis pas allé inspecter l’instrument. Il était tout petit, et derrière l’orchestre, avec les instruments à vents, cuivres, bois. C’est logique d’ailleurs, l’orgue est un instrument à vent. Je me suis souvenu de ce bel orgue que j’avais visité dans la chapelle du lycée Saint-Charles et j’ai regretté que ce ne soit pas celui-ci que j’entende à l’occasion de ce concert.

Quant au concerto de Hynd, je l’ai trouvé anecdotique, l’orchestre était d’ailleurs assez réduit. En tout cas, il avait le mérite de ne pas être trop long et j’ai eu par conséquent l’occasion d’arriver très rapidement à…

Symphonie n°6 « Pastorale » de Beethoven

Ah la Pastorale, j’ai l’impression de toujours l’avoir connue. Mon histoire commence avec le roman éponyme d’André Gide que j’ai lu au lycée. Par la suite, je l’ai écoutée à de nombreuses reprises. Et d’ailleurs, elle cadrait bien avec ma soirée. Il était pour le moins insolite que je me perde en forêt le soir où j’allais écouter cette symphonie qui est en harmonie avec la nature ! Il n’y a pas de hasard ! Cette symphonie comporte 5 mouvements, qui sont chacun accompagnés de petits textes. Ces mouvements portent des noms assez inhabituels, Eveil d’impressions agréables en arrivant à la campagne, Scène au bord du ruisseau, Joyeuse assemblée de paysans, le Tonnerre/Orage, Sentiments joyeux et reconnaissants après l’orage.

Et les instruments vont réellement nous mimer la nature. Le chant des oiseaux avec les flûtes, les bassons et les hautbois. L’orage avec les cordes striées, l’harmonie de la quiétude finale après l’orage. Il y a un grand nombre de solos, beaucoup de pupitres sont mis en valeur.

Encore une fois, en concert, ça change tout. J’avais les larmes aux yeux lors de la scène du ruisseau qui était d’une beauté à couper le souffle. Au contraire, lors de l’orage, je ressentais une tension assez inquiétante, de plus, le chef Martin Barral vivait le truc à fond, n’hésitant pas à faire de grands gestes pour diriger, et même sauter sur son pupitre afin d’atteindre les fortissimos qu’il désirait.

Conclusion

Que c’est bon de changer de cadre, de ne pas s’embourgeoiser, d’aller à la rencontre d’autres choses. L’ambiance était conviviale et même familiale car le public était composé en grande partie des proches des musiciens. Musiciens qui sont amateurs je le rappelle, cet orchestre est composé majoritairement par des enseignants et chercheurs qui travaillent dans le secteur du campus d’Orsay et la qualité de leur son est fascinante. Un grand bravo à eux. De plus, dans cette ambiance légère, j’ai pu me permettre de capter quelques extraits vidéos ainsi que des photos, ainsi, le souvenir de ce concert vraiment pas comme les autres sera d’autant mieux ancré dans ma mémoire.

Extrait vidéo

Lire la suite

Philharmonie 3: Rencontre avec Paavo Järvi

5 Mars 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Philharmonie, #Orchestre de Paris, #Radu Lupu, #Paavo Jarvi, #Autre, #Concert, #Concerto, #Classique, #Musique, #Beethoven

Jeudi 3 mars était une date cochée depuis très longtemps dans mon agenda. Pour ce concert, j'étais placé derrière la scène, une place que j'ai moins bien aimée par rapport au par-terre. Il s'agissait de mon troisième concert à la Philharmonie de Paris et ce chiffre 3 va s'avérer assez récurrent de part le programme de cette soirée ! Concerto pour piano n°3 en do mineur de Beethoven, concerto pour flûte de Carl Nielsen et enfin, symphonie n°3 en do majeur de Sibelius.

Concerto pour piano n°3 de Beethoven

C'est la principale raison de ma venue à ce concert. J'adore cette œuvre. C'est l'un de mes concertos pour piano préféré. D'une part, la tonalité de do mineur que j'affectionne beaucoup, elle a tout ce qu'il faut de brutalité, de rigueur, de mélancolie, de tristesse. Pas étonnant que la 5ème symphonie de Beethoven soit en do mineur, je citerai également sa sonate pour piano n°8, la fameuse Pathétique.

Le pianiste de la soiré n'est autre que Radu Lupu. Il est originaire de Roumanie et je connaissais son nom car à une époque lointaine, lorsque je téléchargeais encore illégalement de la musique, j'avais eu à écouter une des ses interprétations à lui, il s'agissait du fameux adante du concerto pour piano n°21 de Mozart. Une merveille que tout le monde a en tête (si, si, même toi qui me lis, tu connais forcément, j'ai la flemme de mettre un extrait). Sur cet enregistrement, je trouvais son jeu léger, aérien, féérique, élégiaque. C'est vrai que ce morceau s'y prête beaucoup mais en fait, c'est une caractéristique de ce pianiste.

Ce mec est facile, il m'a emporté lors du concert. Au début du premier mouvement (Allegro con brio), l'orchestre joue le thème pendant 3 minutes avant l'entrée du piano. Lorsque le piano entre, il fait la gamme de do mineur ascendantes sur plusieurs octaves (3 précisément) puis reprend le thème en marquant son territoire face à l'orchestre, dans une réponse cinglante. Du moins, dans l'enregistrement que j'ai l'habitude d'écouter, c'est comme cela, le piano est assez rugueux, brutal dans son entrée. Que nenni chez Radu Lupu. Il entre doucement, sans trop de nuance, sans forcer sur les forte, mais il n'a pas besoin de plus pour nous captiver. On dirait que ses mains volent au dessus du piano. Pour bien appréhender le son, on doit être vraiment concentré.

C'est vraiment de l'orfèvrerie son jeu. Le meilleur moment est sans doute le deuxième mouvement, Largo, où il nous montre toute sa virtuosité. Il nous a également livré une excellente cadence. C'est vraiment l'un des meilleurs pianistes que j'ai entendu de ma vie.

Une fois de plus, j'ai été étonné de redécouvrir, une oeuvre que j'écoute énormément, en concert. Tous est toujours plus subtil, que ce soient les nuances ou l'orchestration. De ce concert, je retiens avant tout le basson et la clarinette. Plein de moments géniaux avec ces instruments.

Après l'habituelle ovation, Radu Lupu est revenu pour un bis où il nous a joué du Brahms. Une fois de plus, c'était génial. Je n'ai pas été déçu du voyage.

Concerto pour flûte de Carl Nielsen

Je ne connaissais absolument pas. D'ailleurs, un concerto pour flûte, quelle drôle d'idée. Imaginer une simple flûte face à un orchestre symphonique me semblait assez insolite et de l'insolite, j'en ai trouvé dans cette musique, avec l'usage du trombone et du tuba. C'était un morceau assez intéressant qui se laissait écouter facilement.

Mais la chose la plus significative pour moi de ce concerto, c'était son soliste, Vincent Lucas qui se trouve être quelqu'un d'assez proche d'une amie à moi qui assistait également au concert et que par conséquent, j'ai pu par la suite aller lui rendre visite dans sa loge ! On en reparlera plus tard !

Symphonie n°3 en ut majeur de Sibelius

Alors ça, c'est une bonne surprise. Je ne connaissais Sibelius que de nom, vaguement pour un concerto pour violon mais maintenant, cette symphonie entre dans mon panthéon. Quelle merveille, et découvrir une telle musique dans ces conditions, c'est vraiment le top. Je retiens surtout le deuxième mouvement, Adantino con moto, quasi allegretto, qui a un rythme de valse. Le thème circulant entre les différents instruments avec un bel équilibre. Mais le début de la symphonie est également impressionnant, joué uniquement par des contrebasses. Je l'écoute vraiment sans me lasser depuis !

J'avais lu quelque chose d'insolite dans le programme, à savoir que cette symphonie avait un orchestre réduit mais c'était pourtant la formation la plus grande de la soirée.

After

Ca, c'est une innovation par rapport à mes autres sorties ! Les loges ! J'ai eu l'occasion de discuter avec les musiciens de l’orchestre de Paris, de prendre des cacahuètes mais surtout du champagne et bien entendu, de rencontrer Paavo Jarvi, dont je suis fan depuis que j'ai visionné sa version de l'Eroica de Beethoven sur YouTube il y a quelques années.

C'est la deuxième fois que je le voyais en concert. La première était il y a un peu plus d'un an et demi, un juin 2014, à Londres, le soir de l'ouverture de la coupe du monde de foot d'ailleurs. Je le lui ai dit, et on m'a fait remarqué qu'il ne devait pas souvent entendre une personne lui dire qu'elle avait privilégié un concert de lui par rapport à un match de football. Il est vrai qu'en général, les fous de foot ne sont pas forcément les mêmes que les fous de musique classique. Mais bon, je suis un garçon étonnant. Un seul regret, je n'ai pas osé lui demander une photo mais bon, je suis certain que l'occasion se représentera.

Mon abonnement à la Philharmonie est terminé pour cette saison mais je pense en reprendre un. C'est une salle magnifique, avec une programmation riche et dense et des musiciens vraiment fantastiques.

Lire la suite

Jour de colère à la Philharmonie

15 Février 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Philharmonie, #Verdi, #Requiem, #Orchestre de Paris, #Musique, #Classique, #Concert, #Autre

Jour de colère ou Dies Irae en latin dans le texte ! C'est bien entendu un pasage assez emblématique de la Messe de Requiem destinée aux morts.

Pour le deuxième concert de mon abonnement à la Philharmonie de Paris, j'ai une fois de plus eu la chance d'écouter l'orchestre de Paris, cette fois-ci dans le requiem de Verdi. C'était la seule oeuvre au programme en ce dimanche 14 février 2016, jour des amoureux. (Billet réservé très longtemps à l'avance d'ailleurs...)

Cette pièce est assez conséquente pour constituer un programme à elle seule. C'était monstrueux, la dimension de ce truc, l'orchestre et le choeur tous ensemble, ça faisiat un paquet de personnes. Je n'avais jamais vu la scène aussi remplie. D'ailleurs, les quelques twittos présents dans la salle ont semblé apprécier le spectacle ! Voyez plutôt !

Oui, le dernier tweet est de moi, c'est quand même mon blog personnel !

Ah le Requiem, cette messe me fascine depuis que j'ai vu le film Amadeus au cinéma lorsque j'étais adolescent. Bien entendu, pour moi, la référence reste celui de Mozart. Mais de nature assez curieuse, il y a bien longtemps que j'étais parti chercher autre chose chez différents compositeurs, ainsi, j'aime beaucoup le requiem de Fauré et bien entendu celui de Verdi. D'ailleurs, je pense que le requiem de Verdi est mon préféré après celui de Mozart qui est indépassable à mon avis.

J'ai tellement aimé et écouté le requiem de Mozart que j'en connais le texte en latin de plusieurs passages par cœur. C'est très pratique pour suivre mais cela a un petit désavantage. En effet, ce n'est plus du tout le même rythme et encore moins la même musique chez Verdi, donc même si on conserve les paroles, il faut rééduquer l'oreille afin que le texte cadre avec le nouveau contexte. Mais d'un autre côté, c'est passionnant. On voit ce que les différents compositeurs font du même matériau de base. C'est comme si plusieurs compositeurs partaient du même livret pour faire chacun leur opéra.

D'ailleurs, en parlant d'opéra, ce requiem y ressemble terriblement. La manière dont sont traités les solistes y ressemble fortement. Chacun a un rôle très fort, chacun a son solo, son moment de gloire.

Il est tellement impressionnant d'assister à ce requiem dans la salle de concert, on ne peut pas retrouver ça ailleurs. L'effectif est trop imposant pour retranscrire ce que ça représente. Tellement de musiciens, qu'il y avait même quatre trompettistes dans les gradins !

Les dynamiques sont très variées, on commence avec un pianissimo qui est vraiment prodigieux, vu le monde qui joue en même temps, vu le nombre de personnes qui chantent mais très rapidement, on arrive au fameux Dies Irae. Et là, c'est parti pour presque une heure non stop. Pas de pause entre les parties, ce Dies Irae est un tout. Ce n'est pas comme chez Mozart où on sépare Dies Irae, Tuba Mirum, Rex, Recordade, Confutatis, lacrymosa. Tous ces passages sont inclus dans le Dies Irae. Et le thème du Dies est une sorte de refrain, on l'entend au moins cinq fois il me semble tout au long du Requiem. Un tutti fortissimo avec un max de percussion et le choeur qui chante à fond, c'est impressionnant. Cette musique est souvent utilisée au cinéma ou dans la publicité d'ailleurs. Du coup, le titre de mon article était tout trouvé !

Ce requiem est épique, mais il a également des passages plus doux, certains solos de la soprano sont très émouvants, les larmes ne sont jamais loin. J'ai retenu également un solo de basson dans le Quid sum miser.

On passe vraiment par toutes les émotions. D'un autre côté, il y a des passages tellement grandioses, limite héroïques (ce Tuba mirum putain de merde !), de telle sorte que j'ai du mal à les imaginer joués dans une église.

Toutefois, je crains qu'il n'y ait pas de meilleur hommage à un mort que ce requiem et d'ailleurs, cette musique semble être à même de les réveiller les morts !

En conclusion, c'était un concert sublime, salué par une ovation d'une bonne dizaine de minutes qui a suivi un long silence de cathédrale après le dernier accord du Libera me. Puis j'ai vu le chef, Gianandrea Noseda embrasser la partition, j'ai trouvé ça génial. Ce requiem, l'écouter en entier chez moi, je trouve ça un peu difficile. Mais en concert, il fait dans les 1h40 et on ne voit pas le temps passer. J'ai vraiment l'impression d'avoir vécu un grand moment.

Lire la suite
1 2 > >>