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Le blog de andika

L'embarras du choix: des choix embarrassants

28 Mars 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #comédie

Je n'ai pas une grande affection pour les comédies françaises en règle générale. Je les préfère à la télévision plutôt qu'au cinéma mais sur ce coup, je n'ai pas choisi le film que j'allais voir.

Le pitch est simple, le personnage de Juliette campé par Alexandra Lamy ne sait pas choisir, et ce depuis son plus jeune âge. Elle aurait hérité de cette particularité de sa mere. Manque de pot, un jour, son cœur va tanguer entre deux mecs.

 
Le gros souci du film et de ses gags, c'est qu'ils sont récurrents. Il est construit quelques gags (ridicules) qui reviennent sans cesse. Juliette ne sait pas choisir, ça la met dans une situation cocasse. Le mec de sa pote coiffeuse veut taper dans la main de son chat, ce gag revient au moins quatre fois. Tout cela est lourd.
Autre lourdeur, les clichés qui ont pour but de faire rire. Un exemple, le mec prétendument androgyne qu'on soupçonne d'être homo... Sachant que sa première apparition est dans un salon de coiffure. C'est ridicule. Et malheureusement, ces défauts et stéréotypes ne manquent pas ce qui dénote d'un manque de finesse et de subtilité.
 
Et pourtant, cette histoire est très bien filmée. On a droit à une photo de Paris sublime ainsi que celle de l'Ecosse. Les acteurs sont loin d'être mauvais, Lamy s'en sort bien quand on ne lui fait pas dire de bêtises. Et certaines scènes sobres et un peu plus sérieuses sont étonnamment justes et touchantes. Ce film est la copie d'un bon élève qui se repose trop sur ses acquis jusqu'à rendre un travail de piètre qualité vu son potentiel.
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Logan : Le crépuscule d’une idole

22 Mars 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Xmen, #comic

Logan est le énième film de la saga X-Men, il y en a tellement que j’ai arrêté de les compter. Il n’est pourtant pas dénué d’intérêt dans la mesure où il n’essaye pas d’être la suite d’un précédent ou encore d’annoncer un suivant.

Wolwerine a vieilli, Xavier est méconnaissable, l’ensemble des autres personnages sont de sombres inconnus, le cadre est minimaliste et pourtant, ça marche ! Grâce tout d’abord à un Hugh Jackman tout en muscles mais qui pourtant boite lorsqu’il ne conduit pas son über !

Le thème de la vieillesse du héros est pourtant éculé et malgré cela, le contraste fonctionne toujours. Voir les failles béantes du personnage que l’on pensait invulnérable marque le spectateur. Ce Logan rappelle le Old Snake de la saga MGS, avec bien entendu en commun le thème de la manipulation génétique, de la fabrication de super soldats…

Le point fort réside aussi dans la composition des enfants et plus particulièrement de la petite Laura qui a une présence phénoménale à l’écran et une crédibilité dans son rôle à souligner malgré son apparence physique frêle contrastant avec la violence cathartique du film.

Paradoxalement, cette adaptation de comic book, qui se permet le luxe d’être met en montrant même le comic X-Men à l’écran, permet de s’interroger sur le sens de la vie, notamment par le biais de Xavier. (En outre, une référence aux servitudes de droit civil des biens fera frétiller les juristes). Tout cela aboutit à une émotion tout sauf artificielle. Le film le plus profond de la saga et de loin.

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Chez nous : Prenez garde à la vague brune

22 Mars 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Politique

Chez nous est un film qui a quelque peu défrayé la chronique dans certains milieux, notamment au FN car il ne dépeignait que trop bien la réalité de ce parti. Ce film est d’une justesse remarquable et d’une transparence considérable tant on reconnait facilement le FN et Marine Le Pen. On suit l’ascension politique d’une jeune infirmière, mère de deux enfants, séparée du père et elle-même fille de communiste, qui va se retrouver tête de liste pour un parti ressemblant fort au FN lors des élections municipales dans une commune du nord, et ce, sur les conseils insistants de son médecin campé par André Dussolier qui excelle en vieux facho. On voit comment le parti dans une grande hypocrisie essaye de s’acheter une image propre en feignant d’abhorrer le racisme alors que leurs sympathisants ne s’en cachent pas pour la plupart. On voit ce même parti être effrayé par la frange la plus radicale de l’extrême droite alors que les immixtions sont légions et que le cordon sanitaire est des plus superficiels. Ainsi par exemple, la séquence, lors d'une réunion de campagne où il est dit qu’il fut absolument éviter de tenir des propos racistes mais laisser les personnes démarchées les tenir, est éloquente.

Plus le film avance, plus notre infirmière prend conscience du guêpier dans lequel elle est. Elle a beau être tête de liste, ce n’est pas elle qui commande et ses fréquentations peuvent même lui porter préjudice.

Tout cela aboutit à une résolution amère et puissante qui conduit à dire que ce film est indispensable, surtout en période d’élections comme maintenant.

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Smba : Un conte moderne

22 Mars 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Toledano et Nakache sont de retour avec Omar Sy après le grand succès d’Intouchables et la réussite de Tellement proches.

Ici, on suit Samba, un sans papiers en France qui tente de s’en sortir. Et ce film n’est pas dans le manichéisme, la victimisation, le tire larme. Au contraire, il nous montre le héros dans toutes ses facettes. Il ne commet pas que des actes admirables, bien au contraire et pourtant, on s’attache à lui devant cette histoire pas banale. Au gré de ses rencontres se nouent de nombreuses émotions pour le spectateur et cela en fait un film intéressant.

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Le bal des poètes au Théâtre Aleph

6 Mars 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Oscar Castro, #Ivry, #Théâtre

Je vous emmène aujourd'hui à Ivry au Théâtre Aleph. J'ai vécu près de dix ans dans cette ville sans fréquenter ce lieu formidable mais finalement, le destin a fait que je le découvre sur le tard. C'est un théâtre qui a été fondé par Oscar Castro, réfugié politique chilien à l'époque de la dictature de Pinochet.

La pièce de ce jour était le bal ( ou le bar, j'ai un doute) des poètes. C'est une succession de sketchs entrecoupés de moments musicaux sur le thème de l'amour. Comment naissent les histoires d'amour, comment évoluent-elles, comment finissent-elles et plein d'autres interrogations. Il s'agit d'un sujet inépuisable en réalité et la grande force de cette pièce est de dresser un grand nombre de situations de sorte que le spectateur en aura déjà vécu au moins une, de près ou de loin.

Une des caractéristiques du théâtre d'Oscar Castro et l'acidité de son humour dans l'écriture. Il ne recule devant rien pour notre plus grand plaisir. L'amour s'y prête de toute manière. Dans la légèreté, on verra un homme timide qui consulte le Dr Amour car il ne sait pas parler aux femmes. On verra également la genèse d'une relation entre voisins qui ont une manière bien particulière de s'appréhender. On apprendra la leçon que parfois, on est à la recherche de ce que l'on a sous le nez. On verra le constat qu'une relation est finie mais qu'on peut tout de même en tirer bénéfice et semer les graines pour le prochain amant de son partenaire. On envisagera aussi les problèmes de couple, notamment l'incompréhension consécutive à un manque d'écoute de l'autre. On rira souvent, on pleurera aussi un peu.

Comment ne pas fondre devant les interprétations de La javanaise de Gainsbourg ou encore d'une chanson de Piaf par les acteurs de la troupe, en effet, l'amour ça sert à quoi... Ce bal des poètes donne une pêche folle et tape juste grâce à des acteurs très enthousiastes aux multiples talents. Il permet de passer un moment de franche rigolade qui se prolonge même après la pièce autour d'une soupe chilienne. Quel endroit fantastique où la fête se prolonge en chanson et en danses jusqu'au bout de la nuit. Le théâtre Aleph est un havre de paix, hors du temps qui permet de s'évader et de se rire de tout, même de la passion amoureuse !

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