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Le blog de andika

Valmont, Forman nous la (re)joue Amadeus

29 Décembre 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Retro, #MyCanal

Valmont est un film qui m'intéresse depuis un certain temps. Tout d'abord car il a été réalisé par Milos Forman à qui on doit entre autre le formidable Amadeus ou encore Vol au dessus d'un nid de coucou mais surtout parce que je suis un grand fan du roman de Laclos, Les Liaisons Dangereuses. J'avais déjà regardé les adaptations de Frears et de Vadim, je complète ici ma collection.

Valmont est une adaptation très libre du roman qui prend un parti pris. On rajeunit ici tous les personnages, et Valmont devient un peu moins calculateur et un peu plus amoureux. Le point fort de cette adaptation est de réserver beaucoup de surprises pour qui connait le livre mais le point faible est d'aboutir à certains non sens. Certains conflits deviennent quelques peu artificiels et le rajeunissement de certains personnages donne un petit souci de crédibilité à cette histoire. Toutefois, les personnages sont bien plus sympathiques dans cette adaptation, Merteuil jouée par Anette Bening parvient même à susciter l'empathie et Valmont n'a jamais été aussi attirant que sous les traits de Colin Firth. En revanche, le personnage de la présidente Tourvel est bien anecdotique dans cette adaptation.

Ce film est également une formidable reconstitution de l'époque baroque en France, que ce soit au niveau de la musique (d'où les réminiscences d'Amadeus) et de la danse, la photographie. Le contexte, la direction artistique, les costumes et les décors sont sublimes et cela permet de bien entrer dans l'histoire, car cela installe une ambiance immersive, crédible.

En conclusion, Valmont est un film qui permet d'aller plus loin dans sa curiosité quant au matériau d'origne, à savoir le chef d’œuvre de Laclos.

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Whiplash, la tyranie nécessaire

27 Décembre 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Canal+, #MyCanal

Whiplash est un film extraordinaire. Je l'avais manqué au cinéma l'année dernière et je suis heureux de m'être enfin rattrapé !

Cinéma et musique font toujours bon ménage et ce film ne déroge pas à la règle. C'est le face à face entre l'élève batteur Andrew, interprété par un excellent Miles Teller, avec son professeur, Fletcher, campé par un exceptionnel JK Simons qui a d'ailleurs remporté un Oscar grâce à ce rôle.

Ce film nous montre ce qu'il faut faire pour devenir un artiste accompli. La talent n'est rien, il n'y a que le travail acharné qui permet d'atteindre son but. Pour devenir quelqu'un de grand, une personne dont on se souviendra, cela requiert des sacrifices inouïs. Comme par exemple lorsqu'on voit Andrew jouer de la batterie jusqu'à en saigner ou encore, lorsqu'il largue sa copine car il sait qu'il n'aura pas de temps à lui consacrer s'il veut devenir un grand musicien.

Ainsi, il faut regarder le personnage de Fletcher non pas comme un professeur sadique mais comme une personne qui place son art au dessus de tout. Ainsi, lorsque la musique est honorée et magnifiée, lorsqu'elle est bonne, sonne, ne triche pas (merci Goldman), chacun des personnages met ses différends de côté et vit simplement la musique, ce qui nous donne de grands moments de cinéma.

Dans ce duel, la tension est omniprésente, qu'elle soit verbale ou musicale et c'est assez fou à voir sachant le peu de moyens nécessaires à la mettre en place. Les comédiens sont vraiment super justes dans toutes leurs scènes. Ou comment un scénario original, une histoire simple permettent d'atteindre des hauteurs insoupçonnées.

Enfin, comment ne pas penser à Black Swan devant ce film, en effet, la quête de perfection de l'artiste peut l'amener à perdre la raison. Mais combien de chefs-d’œuvre aurions nous en moins sans ces fous qui sont dans la quête de l'absolu ? Pouvons nous tolérer la perte d’œuvres géniales juste pour ne pas heurter les artistes ? J'en doute et ce film nous montre bien que non !

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The Big Short, le film d'après

27 Décembre 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Wall Street

Ce film a la tâche difficile de passer après Star Wars. A la base, je voulais retourner voir Star Wars une troisième fois mais j'ai eu un peu honte de moi, du coup, j'ai opté pour ce film là dont j'avais entendu beaucoup de bien.

The Big Short traite d'un sujet qui m'intéresse énormément, à savoir la finance à Wall Street. J'avais bien entendu déjà vu le fameux Wall Street avec l'inoubliable Michael Douglas en Gordon Geko (ainsi que sa suite), j'avais également apprécié Le Loup de Wall Street de Scorcese et bien entendu j'avais vu le fantastique Margin Call.

Même s'il traite de ce sujet,The Big Short est différent. C'est avant tout un film de comédiens. On a droit à un excellent casting avec en tête un formidable Ryan Gosling, un excellent Steve Carell et un Christian Bale énorme. Sans oublier Brad Pittt qui est vraiment cool.

C'est un film qui est emprunt d'un humour assez cynique aussi, ainsi le multiple emploi de jurons fait toujours mouche, les dialogues sont vraiment bien écrits et c'est un plaisir de les écouter. On les reçoit avec délectation tant les répliques sont percutantes.

Enfin, il s'agit avant tout d'un film didactique, qui n'hésite pas à s'adresser directement au spectateur. Il n'est pas rare qu'un personnage sorte de la scène et nous parle directement où qu'il convoque des invités afin de nous parler et de nous expliquer certains concepts de la finance, ce sont définitivement les meilleurs passages du film. C'est un parti pris qui pourra en déranger certains mais personnellement, j'ai beaucoup apprécié.

En conclusion, The Big Short est un film utile, qui vous fera passer un bon moment mais qui pourra également laisser une certaine mélancolie tant il a à montrer la vacuité de notre système capitaliste.

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Star Wars - Le Réveil de la Force, un simple prélude

17 Décembre 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Star Wars

Pour ceux qui me connaissent, vous ne trouvez pas qu'il me ressemble ce type ?

Pour ceux qui me connaissent, vous ne trouvez pas qu'il me ressemble ce type ?

Tout ça pour ça serais-je tenté de dire. Mais il est vrai que JJ Abrams avait une mission difficile voire impossible (blague inside pour qui connait la filmographie de ce loustic). Il s’agissait d’un exercice périlleux, non pas de reprendre Star Wars dix années après La Revanche des Siths, mais bel et bien de nous livrer une suite au Retour du Jedi, plus de trente années après ce film qui concluait pensions-nous cette histoire brillamment. Trente ans, c’est long, très long, trop long tant et si bien que lorsque le film s’ouvre, on est perdu, malgré le texte jaune. Quoi, Luke Skywalker a disparu ? Le Premier Ordre a remplacé l’Empire, une nouvelle République a été fondée et son bras armé, la Résistance continue le combat contre la tyrannie et le côté obscur. Bah mince alors, je pensais que tout était beau et que tout était réglé à la fin de ROTJ, l’étoile noire était détruite, les Siths morts, Luke Skywalker n’avait plus d’ennemi à sa hauteur.

Tout cela a volé en éclats, et je pense que le fait de ne pas le voir affaiblit le film, on se retrouve dans un contexte qui ne nous est pas familier alors qu’on pouvait s’attendre à y être à son aise puisqu’arrivé à cet épisode, on a déjà un background de six films, ce n’est pas rien. Ce film est un peu difficile d’accès pour qui n’est pas un peu initié à l’univers étendu même si ce n’en est pas une adaptation. Toutefois, il en reprend des thèmes et idées.

Le film s’appelle le Réveil de la Force, il est puissant ce titre, évocateur puisque Star Wars ne serait pas Star Wars sans cette fameuse Force. Et pourtant, j’ai été au regret de constater que cette Force était un peu la grande absente du film. Oui on en parle un peu mais nous sommes loin des logorrhées mythiques d’Obi Wan et Yoda à son sujet tout au long de la saga, le passage le plus marquant étant bien entendu la scène du X Wing dans l’Empire contre attaque.

Devant ce film, je me suis amusé à me dire que JJ Abrams avait inventé le premier Star Wars sans Jedi à l’intérieur et j’en ai été très frustré !

Toutefois, ce film a de sacrés points forts ! Une direction artistique monstrueuse, une photographie à tomber, un rythme de folie, on ne s’ennuie pas une seconde, une musique très belle bien qu’aucun thème nouveau ne se démarque réellement à la première écoute, on a l’impression que ce n’est plus Williams à la baguette quelques fois d’ailleurs ! Mais le scénario laisse à désirer, il innove peu, trop peu. La trame de ce film est assez similaire à celle de l’épisode 4 tant est si bien qu’il y a trop peu de surprises. L’innovation se situe au niveau des personnages, plus spécifiquement Finn et Rey. Finn, un Stormtrooper noir qui déserte, ça, c’est vraiment un truc inattendu et bien entendu Rey, douce, fragile mais si forte, c’est réellement elle qui porte le film et plus le temps passe, plus elle se révèle, plus elle s’étoffe, plus elle s’éveille… (Daisy Ridley est sublime et j'apprécie particulièrement sa voix !) C’est vraiment elle l’héroïne de cette nouvelle trilogie et je suis totalement pour que ce genre de rôle soit pour une femme ! Mais le grand méchant n’est pas en reste ! Kylo Ren campé par un excellent Adam Driver est tour à tour inquiétant, effrayant, révoltant, touchant. C’est un méchant nouveau, il n’est pas avide de pouvoir, il semble être un peu perdu et se chercher, il assume ses faiblesses et tente tant bien que mal de les combattre. Il est si éloigné de Vador et de Palpatine. En un mot, il est fragile mais il fait tout pour y remédier.

On a aussi un humour omniprésent, surtout grâce au personnage de Finn, il y a également une belle alchimie entre les anciens personnages et les nouveaux, justement entre Finn et Han solo.

Mais le grief que j’ai principalement contre ce film, c’est que lors de la promotion, ses auteurs se sont échinés à critiquer la prélogie, à savoir les épisodes I, II et III. Personnellement, j’apprécie beaucoup ces films et je les trouve bien meilleurs que cet épisode VII (et toc !). L’épisode VII a bien entendu des qualités, il ravira certains fans, mais il n’existe pas en tant que film lui-même. Il n’a pas d’autonomie. C’est un événement, c’est une suite, c’est une introduction aux prochains (et vraiment une excellente introduction), mais ce film se cherche sans se trouver. Il ne se définit pas lui-même, il n’existe que par les autres et pour les autres et ça, c’est vraiment très dommage. Il y a eu un grand manque d’audace dans l’écriture, des innovations auraient été possibles mais il semble que la suite s’annonce prometteuse. Il manque une certaine dimension épique, certains moments plus posés, certains dialogues marquants qui ont fait le sel des films précédant.

Néanmoins, il y a dans ce Star Wars beaucoup d’émotion avec une fin mythique où l’on retrouve enfin celui qu’on était venu chercher, où on retrouve enfin ce que l’on attendait plus, tout simplement, c’est à ce moment même que l’on retrouve Star Wars. Vivement l’épisode VIII !

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Le pont des espions, l'histoire de l'homme debout

3 Décembre 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Spielberg

Le pont des espions est un excellent film et vu qu'on est en décembre, je peux le classer dans mon top de 2015. En général, je vais souvent voir les films de Spielberg avec bienveillance, que ce soit des films sérieux comme Lincoln ou des délires plus détendus comme Arrête-moi si tu peux, Le Terminal, Jaws, Jurassic Park. On pense que Spilberg ne fait que de l'entertainement mais en fait il a déjà une masse de films sérieux à son actif, La couleur pourpre, Amistad, Munich et j'en passe.

Le Pont des Espions est définitivement un film sérieux qui marque d'ailleurs les retrouvailles de Spilberg avec Tom Hanks. En gros, le topo, c'est que pendant la Guerre Froide en 1957, un espion soviétique est repéré à New-York et doit être jugé devant un tribunal. Les américains, soucieux de leur image, souhaitent que le procès se fasse dans les règles de l'art, comme dans toute bonne démocratie qui se respecte, à savoir assurer les droits de la défense, le contradictoire et par conséquent, on cherche à fournir à notre espion soviétique un bon avocat. Cet avocat, c'est Tom Hanks alias James Donovan (qui s'occupe d'assurances à la base). Et d'ailleurs, tous les protagonistes de ce film ont vraiment existé, le scénario étant inspiré de faits réels. Mais le film n'est pas que à propos de ce procès, en effet, on entre ensuite dans une véritable histoire d'espions teintée de diplomatie souterraine et c'es en ça que ce film est génial, ses deux parties se complètent et sont toutes deux excellentes. Car parallèlement à ce procès, il se passe d'autres choses qui vont conduire tous nos personnages vers ce fameux pont des espions. Je n'en dis pas davantage de peur de vous gâcher l'histoire.

C'est là qu'on peut voir une minuscule faiblesse au scénario, des personnages qui vont s'avérer importants son introduit un peu comme un cheveux sur la soupe, c'est un peu dommage mais rien de bien grave.

Spielberg est un génie, on l'a souvent dit mais tout de même, je ne me lasse pas de le répéter. Ses mouvements de caméra, les différents plans choisis, le dynamisme des scènes, la photographie, la musique, la direction des acteurs. Tout est au top. Ainsi, lorsqu'il filme simplement Donovan en train de dormir, de retour de son périple, on le voit à travers les yeux de sa femme qui l'admire comme chacun de nous, simple spectateur. Et cette manière de filmer cette femme est vraiment formidable, l'archétype de la femme au foyer américaine des années 1950 devient un personnage d'une beauté et d'une profondeur insoupçonnées. Une simple toile devient un objet à la portée symbolique très puissante. Il ne faut pas minimiser la réalisation de Spielberg, il y a au moins 5 minutes à la fin du film où les plans s’enchaînent, sans aucun dialogue, seulement avec de la musique et c'est d'une splendeur, c'est si poétique. Ainsi, un plan du métro de New York où Donovan regarde des enfants jouer et traverser un grillage fait écho à un plan du métro de Berlin où le même Donovan voyait des allemands de l'Est se faire descendre en essayant de passer à l'Ouest. Ce même Donovan passe de zéro à héro selon la perspective dans ce même métro au cours du film et cela amène quelques interrogations sur l'état de l'opinion publique, sur la passion qui l'emporte sur la raison car selon le spectateur, Donovan est héros du début à la fin. Que ce soit sur des débats purement juridiques sur ce que doivent être les droits de la défense, accordés à chaque être humain, qu'il soit espion soviétique ou non, mais son héroïsme repose également dans son refus du pragmatisme et de la réal politik dans sa manière de mener les négociations.

Le choix de Tom Hanks pour ce rôle de l'avocat Donovan est excellent, quand Tom Hanks nous la joue avocat, on atteint en général des hauteurs stratosphériques (blague inside si vous avez vu le film), ainsi, il nous aura déjà laissé un souvenir impérissable dans le géant Philadelphia, film au combien symbolique sur la défense des droits civiques. Il est clairement au même niveau ici, plus de 20 ans après, et c'est un réel plaisir de le retrouver dans un tel rôle.

Enfin, le matin de la sortie du film, on en a un peu parlé sur France Inter (du coup, quand je vois le logo de la radio avant le début du film, je suis moins étonné), un journaliste disait que Spielberg racontait cette histoire de manière naïve. Je réfute cela totalement, ce film n'est ni naïf, ni mièvre, ni manichéen. Il critique aussi bien l'URSS et le système communiste que l'hypocrisie américaine qui bafoue allègrement son droit selon son bon vouloir. Bien entendu, les interrogatoires à la russe sont un peu plus musclés que ceux des américains (enfin à cette époque) mais la CIA n'est pas exempte de tout reproche. Au final, les torts sont vraiment partagés. Mais dans ce film, rien ne peut atteindre le héros qui est un homme debout, quoi qu'il advienne, il ne transige pas sur ses principes, contrairement à ces deux puissances qui se font face.

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Quantum of Solace: Une déception

3 Décembre 2015 , Rédigé par andika Publié dans #007, #James Bond, #Cinéma

Ce film a tout d'abord le malheur de venir après l'excellent Casino Royale mais tout de même, il souffre également d'autres problèmes. Bien entendu, ce film était nécessaire car la fin de Casino Royale ne résolvait rien et laissait encore beaucoup trop de mystères, c'est pour cela que ce film démarre directement là où s'était arrêté le précédent. Mais là, c'est le drame, les nouveaux personnages ne sont pas au niveau, définitivement pas à la hauteur des protagonistes qu'on avait quitté. Le scénario est faible, les personnages sont vides et creux ce qui a pour conséquence l'ennui. Oui, l'ennui arrive rapidement à cause d'énormes soucis d'écritures. Cette histoire n'est pas crédible et le film en patit énormément. Amalric n'est pas un bon méchant, Kurylenko est transparente en James Bond girl, en gros, James Bond est un peu trop seul dans ce film. En un mot, décevant.

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