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Le blog de andika

American Gigolo, Richard Gere au top

30 Septembre 2015 , Rédigé par andika Publié dans #arte, #Cinéma, #Gigolo

American Gigolo, Richard Gere au top

Quand j'ai vu que American Gigolo passait dimanche soir sur Arte, je n'ai pas hésité une seconde avant de décider de voir ce film. Je savais vaguement que ce rôle avait fait connaître Richard Gere et ma mère, chez qui je le trouvais pour une fois, avait apprécié ce film à l'époque.



Alors, comme son nom l'indique, on suit les aventures d'un Gigolo en Californie. Et c'est assez Rock'n Roll ! Entre délires sadomasochistes, accusations de meurtre, trahisons, et autres réjouissances assez subversives, on suit ce film avec une grande attention. Les dialogues sont crus mais le sexe n'est pas omniprésent, et ce n'est pas un manque tant il est meilleur de dialoguer à propos de ces sujets plutôt que de tout montrer dans ce film. Toutefois, on voit quand mêmes quelques corps dénudés.

Au niveau esthétique, ce film est sublime, d'un autre côté, filmer ce Richard Gere suffit à avoir de la beauté à l'écran. C'est la classe omniprésente, costumes bien coupés, charme, sex appeal, cela donne tout de suite des idées aux spectateurs(trices).

La narration et le scénarios sont un peu confus mais le film est tout de même assez fluide et c'est globalement une réussite.

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Saint Laurent, un élégant ennui

25 Septembre 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Saint Laurent, #Daube, #MyCanal

Je n'ai pas de mot pour décrire cette daube ! Oui les images sont belles, les plans sont exquis, les costumes à tomber, les acteurs sont assez bons mais bordel, ce que je demande à un putain de réalisateur et accessoirement au scénariste, c'est la même chose qu'au Père Castor, à savoir de me raconter une histoire !

Ça a été une véritable souffrance de voir ce (trop) long film en entier, j'ai du m'y prendre à trois reprises !

Ce qui sauve un peu le film à mes yeux, c'est d'y entendre la magnifique concerto pour piano n•20 de Mozart ! Saint Laurent avait bon goût, mais ça, je le savais déjà !

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Don Giovanni à Bastille

24 Septembre 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Opéra, #Autre, #Mozart, #Don Giovanni, #Haneke, #Bastille, #Opéra de Paris, #Paris

Par où commencer ? Je suis récemment allé voir le célèbre opéra Don Giovanni de Mozart sur un livret de Da Ponte à l’opéra Bastille et c’était un moment merveilleux. On va occulter le fait d’avoir eu à monter 6 étages pour accéder à son siège, mais d’un autre côté, j’aurais pu prendre l’ascenseur.

Je me suis abonné à l’opéra de Paris pour la saison 2015/2016 depuis au moins 6 mois et l’heure du premier spectacle était enfin arrivée. Et quoi de mieux pour commencer ma saison que Mozart ?

C’est un compositeur que j’adore et l’opéra Don Giovanni ne m’est pas totalement inconnu. On en entend de célèbres extraits dans le fameux film Amadeus (à propos duquel j’ai écrit quelques lignes sur ce blog), mais je suis également familier du personnage de Dom Juan lui-même. Non pas que je sois un séducteur invétéré mais j’ai eu à lire la pièce de Molière au lycée. Mais l’histoire diffère un peu dans ce Don Giovanni même si c’est peu ou prou la même chose et que le personnage principal épouse à peu près les mêmes caractéristiques.

Alors, l’opéra en lui-même est brillant. On sent toute la dimension de la musique de Mozart qui est d’une puissance folle, son génie dans les duos, les trios, dans son ouverture, dans des airs absolument fantastiques. Le livret de Da Ponte n’est pas en reste même si le second acte est un peu une redite mais ce n’est pas trop grave puisque ce n’est pas forcément l’essentiel dans l’opéra. Tant qu’on comprend l’histoire, tout va bien.

Cette histoire est d’ailleurs simple. Don Giovanni est un jouisseur qui ne connait aucune limite, aucune entrave. Il n’a aucune morale, n’hésite pas à tricher, mentir, voler, violer. Il aime toutes les femmes, qu’elles soient belles, laides, jeunes, vieilles, tout ce qui l’intéresse, c’est d’ajouter une ligne à son palmarès (que son valet tient scrupuleusement d’ailleurs). Il me rappelle quelqu’un dont j’ai parlé récemment sur ce blog sur certains aspects…

La mise en scène était osée, on la doit au Michael Haneke. Il ne s’agit plus du 18ème siècle mais d’un cadre contemporain qui rappelle furieusement le quartier de la Défense. Et c’est dans ce sens qu’on remarque que le propos de cet opéra n’a pas tellement vieillit. Il s’agit encore un peu de conflits de classes mais surtout, de la nature des relations hommes/femmes. Du respect de la femme, de leur statut. D’ailleurs, aucune des victimes de Don Giovanni reste sans combattre, elles ont beau être séduites quelques fois, elles ne sont jamais bien dupes et sont animés d’une colère légitime contre lui. On pourra même souligner la fin un peu moralisatrice, mais d’un autre côté, vu la date de l’œuvre !

Enfin la musique mais surtout le chant. C’est impressionnant de voir à quel point le son de l’orchestre et les voix des chanteurs se projettent bien jusqu’au dernier rang. Le seul souci vient de la voix de basse du Commandeur qui semble être un peu lointaine, tel un écho mais cela doit être volontaire. Toutefois, il y a de nombreux moments de bravoure des chanteurs, qui sont mis en valeur et qui parviennent à chanter dans des positions vraiment particulières quelques fois ! Ainsi, on a droit à un très beau trio lorsque Don Giovanni séduit Zerlina (Alfin siam liberati, Duo Là ci darem la mano) , ou aussi un duo magnifique lorsque Zerlina veut se réconcilier avec Masetto ( air Vedrai caarino) mais mon moment préféré, c’est lorsque Laporello fait la liste des conquêtes de Don Giovanni ! (Air « Madamina, il catalogo è questo »)

C’étaient 3h40 de pur bonheur au final, j’ai eu droit à tout le folklore de l’opéra. Le truc le plus récurrent, c’est que les personnages disent les choses au moins à trois reprises, à chaque fois qu’ils prennent la parole. Ensuite, il y a bien entendu les sous titres qui sont au dessus de la scène car c’est un opéra en italien et même lorsque c’est en français, on ne comprend rien.

Le cadre de l’opéra Bastille est magique en plus, même s’il n’y a pas du Chagall au plafond, cette salle se défend pas mal du tout !

Don Giovanni

Dramma giocoso en deux actes (1787)

Musique
Wolfgang Amadeus Mozart
Livret
Lorenzo Da Ponte
 
En langue italienne
Direction musicale
Patrick Lange
Marius Stieghorst
6, 11, 16, 18 oct.
Selon une mise en scene de
Michael Haneke
Don Giovanni
Artur Ruciñski
Il Commandatore
Alexander Tsymbalyuk
Donna Anna
Maria Bengtsson
Don Ottavio
Matthew Polenzani
Donna Elvira
Karine Deshayes
Leporello
Alessio Arduini
Masetto
Fernando Radó
Zerlina
Nadine Sierra
12 > 23 sept.
Gaëlle Arquez
26 sept. > 18 oct.
Décors
Christoph Kanter
Costumes
Annette Beaufaÿs
Lumières
André Diot
Chef des Choeurs
Alessandro Di Stefano
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Nous venons en amis ou le colonialisme au XXIème siècle

21 Septembre 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Documentaire, #Soudan, #Sauper, #Colonisation, #Décolonisation

Nous venons en amis est un film utile. Il nous montre des choses que l’on pensait révolues. Des choses appartenant à un passé assez lointain, genre la décolonisation de la seconde moitié du XXème sicle sans même parler d’autres choses, comme les missionnaires qui viennent évangéliser tout ce qui bouge et surtout ceux qu’ils considèrent être des personnes primitives.

L’action se déroule au Soudan, pays fascinant, richissime au niveau des matières premières mais dont les habitants vivent dans une extrême pauvreté.C’est un pays vraiment extraordinaire le Soudan. On a appris il y a quelques années qu’il était même maintenant séparé en deux Etats, le Soudan du Nord et le Soudan du Sud. Cette scission s’est faite apparemment sur des motifs religieux, au nord les musulmans, au sud les chrétiens mais à peine séparés, voici que ces deux voisins se font déjà la guerre.

C’est à ce moment que l’adage diviser pour mieux régner s’applique implacablement car toutes ces divisions sont excitées par les occidentaux. Au cours de son périple, le réalisateur Hubert Sauper le montre bien. A bord de son avion improbable, il va à la rencontre des locaux, rencontre des officiels, des responsables de multinationales et les laisse parler. L’occidental est soit arrogant, soit cupide. L’africain est souvent lucide mais certains, notamment les responsables politiques, sont absolument hors propos.

L’arrogance occidentale s’observe le plus chez les missionnaires qui viennent évangéliser le Soudan. C’est juste effrayant de voir ses personnes armées de leurs bibles amener la bonne parole, tout en étant bardés de certitudes irrévocables sur la divinité et ce qu’est le bien est le mal. Quel contraste avec ces enfants nus qui ne demandent rien à personne si ce n’est que de continuer à gambader librement. Cet évangélisme, je le pensais révolu et il est pourtant encore présent au XXIème siècle. Cela donne l’impression de revivre la fameuse controverse de Valladolid

Arrogance qui se trouve également chez le diplomate américain qui pense amener figurativement et littéralement la lumière en Afrique.

Arrogance enfin chez ces businessmen qui ne cachent absolument pas leur cupidité mai prennent soin de l’accompagner de la volonté d’aider au développement du Soudan alors qu’il est clair que cela n’entre absolument pas dans leurs préoccupations.

Chez les africains transparait un grand sentiment d’impuissance. Comme pour ces jeunes filles qui sont persécutées à l’école parce qu’elles mettent leurs habits traditionnels. Comme ces gens qui vivent sur un cimetière. Comme ce chef de village qui se fait entuber par une multinationale et qui commence à subir tous les effets délétères d’un contrat qu’il n’a même pas signé.

En plus de l’impuissance, il y a également de l’inconséquence, comme ces politiciens qui vendent le sous sol pour une bouchée de pain, où ces agriculteurs qui ne souhaitent qu’être inféodés aux occidentaux.

Le topo de ce film était très enthousiasmant, au final, il y a de la qualité mais cela ne répond pas forcément à l’idée qu’on pouvait se faire du film en lisant la presse ou en écoutant les propos de son auteur.. C’est parfois un peu confus mais toujours authentique. C’est tout de même un film qui compte même s’il est projeté dans très peu de salles.

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Métamorphoses : La mythologie pour les nuls

11 Septembre 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Français, #Ovide, #Mythologie, #VOD, #Canalplay, #QPUC

Oui, je l’avoue ce titre est facile mais tellement véridique ! Rien de tel que le film Métamorphoses de Christophe Honoré, inspiré de l’œuvre d’Ovide pour se familiariser avec la mythologie.

Je suis naze en mythologie, c’est une des mes grandes faiblesses en culture générale. A chaque émission de Question pour un champion (qpuc de son petit nom) que je regarde, dès que Julien annonce mythologie pour la question qui arrive, je deviens fébrile, j’ai peur, je sais que je ne sais pas, que j’ai peu de chance de trouver la prochaine réponse. Et franchement, ça la fout mal, car je jouis d’une certaine réputation à qpuc, en général je trouve souvent la réponse. Encore que niveau érudition, je suis médiocre par rapport à ce que j’aimerais être. Je parviens quand même à capitaliser sur le peu de connaissances que je détiens et souvent faire illusion.

Je n’ai étudié ni le latin ni le grec dans le secondaire et je le regrette un peu aujourd’hui. Par la suite, je n’ai jamais eu personne pour me raconter ces histoires de la bonne manière. Et pour faire passer un mythe, pour qu’on le retienne, c’es très important que de narrateur soit bon. Ce film fait vraiment l’affaire.

J’avais pourtant essayé de m’y mettre, un jour un ami à qui je m'étais confié à propos de mon complexe sur la mythologie et qui s’y connaissait beaucoup mieux que moi (ce n'est pas bien compliqué) m’avait recommandé de lire les Métamorphoses d’Ovide pour commencer et m’avait même tendu son exemplaire. Par la suite j’en avais également parlé avec une amie, je lui demandais sans cesse le nom de l’auteur que je n’arrivais pas à retenir.

Puis un mercredi, j’ai lu une critique dans le Canard enchaîné à propos du film Métamorphoses, elle était très élogieuse mais une fois de plus, j’ai manqué l’occasion de le voir au cinéma, et il n’est pas resté joué très longtemps. Je me suis enfin décidé à le voir vu qu’il est disponible en VOD en ce moment.

Il s’agit d’un film exigeant. D’habitude, les spectateurs peuvent être exigeants devant un film mais ici, c’est ce dernier qui en attend beaucoup du spectateur. Dès le début, on est plongé dans la nature et en silence. Dix longues minutes sans un seul dialogue. Il faut de l’audace pour proposer ce genre de chose et j’y adhère totalement. Ce début totalement silencieux peut rappeler des films comme 2001 de Kubrick ou encore Melancholia de Van Trier, je serai même capable de tenir encore plus longtemps sans dialogue.

Ensuite, très rapidement, on arrive au moment de la rencontre ente Jupiter et Europe. Dans le mythe, Jupiter se métamorphose en taureau pour séduire Europe, ici, il prend la forme d’un camion… Dépaysant ! Et c’est ici que le film fonctionne à merveille. Il transpose des récits immémoriaux dans notre époque contemporaine. Mais cela fait sens, beaucoup plus sens que de mettre l’action dans une époque ancienne inconnue. Ici, le décalage entre les Dieux et les mortels et encore plus frappant, on a le choix de croire ou de ne pas croire. Hermaphrodite devient une sorte de nymphomane, Junon est une femme jalouse, qui a peu confiance en elle et traque les incartades de son mari, Jupiter est un séducteur qui n’en a jamais assez, Orphée est un philosophe, Bacchus est un homme frustré qui n’aspire qu’à être reconnu dans son caractère divin, et enfin, Europe est une jeune adolescente d’origine maghrébine qui s’ennuie dans son existence et aspire à autre chose dans notre France d’aujourd’hui.

Rien de tel qu’un tel contexte pour être frappé en plein cœur par ces personnages. De plus, on sent à l’image tout le soin mis dans la photographie, tout le travail technique derrière.

L’irruption de ces Dieux mythologiques dans l’époque contemporaine permet également de confronter les religions polythéistes et monothéistes, ainsi ce que l’on connait chez Ovide dans le mythe d’Hippomène comme étant le temple d’une divinité devient ici une mosquée. Jupiter fait la manche à la sortie d’une église, Oprhée prêche et j’en passe.

Ainsi, les Métamorphoses d’Ovide qui se déroulent de nos jours, c’est une idée formidable, quand on fait le choix de croire aux mythes, de croire en ce film, en ces acteurs, lorsqu’on a envie de se sentir comme un enfant devant ces récits de la mythologie, ce film devient lui-même mythologie. Ce film est beau, touchant, poétique, sensuel. Il y a toutefois quelques faiblesses dans la narration, il est possible de décrocher, mais l’ensemble en vaut vraiment le coup et il serait vraiment très dommage de s’en priver, surtout si l’on a envie de savoir répondre aux questions sur la mythologie dans qpuc !

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Un KdB avec DSK

9 Septembre 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Politique, #Autre, #DSK, #Apéro, #KdB

J'ai rencontré Dominique Strauss Kahn le lundi 7 septembre 2015 à la comète, bistro mondialement connu grâce à Jegoun se situant dans la belle commune du Kremlin Bicêtre.

Lorsque Jegoun m'a convié à cet événement, par DM sur twitter, deux semaines auparavant, je me suis demandé si c'était sérieux, s'il n'avait pas trop bu, bien que sceptique quant à la véracité de cette rencontre, j'ai répondu favorablement à l'invitation rapidement. Mais tout en me disant que je n'y croirai que lorsque je verrai DSK.

Je n'étais pas le seul à être sceptique et pourtant, c'était bien vrai, DSK est venu nous rencontrer au KB, et j'en suis très heureux.

Le principe de la soirée était simple, c'était une réunion de blogueurs, fameux KdB (Kremlin des blogs) qui est assez connu maintenant, la seule particularité était notre invité de marque. La démarche de ces KdB est toujours la même, on se retrouve autour d'un verre ou d'un repas et on échange sur l'actualité ou sur des sujets plus personnels, c'est toujours un moment très convivial, ouvert avec des personnes intéressantes et qui permet aussi d'apprendre des choses. Finalement, ce n'est pas étonnant que ces petites sauteries suscitent l’intérêt et la curiosité de certains politiciens.

Mais j'ai toujours du mal à expliquer ce qu'est le KdB, ce qu'est cette nébuleuse de blogueurs (surtout de gauche), qui tourne autour du monde politique, dont certains sont pleinement dedans, d'autres ^plus éloignés, certains militent, d'autres non. Prosaïquement, je dirais qu'il faut le vivre pour le comprendre.

Pendant longtemps, je ne me suis pas senti légitime dans ce cercle de blogueur, en effet, je ne blogue pas politique et jusqu'à il y a peu, je ne bloguais pas du tout ou au pire de manière très discontinue. Mais depuis, j'ai rouvert cet espace ici, même si je parle de cinéma, je suis toujours actif sur Twitter, j'ai toujours mes convictions, mes idées, mon opinion, et lorsque je l'estime nécessaire, je m'exprime.

Alors que s'est-il passé avec DSK lundi soir au KB ?

Pas grand chose et beaucoup de choses en même temps. En général, les personnes à qui j'en ai parlé m'ont fait une blague sur le cul ou on évoqué sont éventuel retour en politique. Mais il ne s'agissait pas de cela. Ce qui s'est déroulé, c'est un échange, ouvert, dans tabou, un vrai dialogue.

DSK a répondu à toute nos questions, il nous a également écouté, nous lui avons expliqué notre démarche, ce que nous faisons, il pense même que cela représente l'avenir de l'engagement politique, du militantisme. Je ne suis pas totalement d'accord sur ce point, à mon avis, les internets ne représentent qu'un outil parmi tant d'autres facilitant la mobilisation mais ce n'est pas encore ici que tout se passe.

Il nous a également expliqué ce qu'était le fameux "Jack is back" de son tweet inaugural. que n'avons nous pas lu à ce sujet. Au final, c'est simple, par ce message, il voulait créer l'attente, attirer l'attention, faire un teaser comme pour les films dont on attend la sortie au cinéma, pour qu'ensuite, au moment de publier un article intéressant, les gens le lisent. Il ne souhaite plus parler à la presse, il ne supporte plus les méthodes des journalistes à l'heure de la presse 2.0, il cherche des moyens de communications directs, sans intermédiaire. Ainsi, grâce à twitter, il a atteint son but, par exemple, son premier texte sur l'Europe avait été lu par plus de 3 millions de personnes. Au final, le Jack is Back aurait pu être n'importe quoi d'autre.

Enfin, je n'ai pas eu l'impression d'avoir en face de moi une personne qui voulait retourner dans la vie politique. Je ne suis même pas certain qu'il ait réellement eu l'ambition de devenir président un jour. Et c'est d'ailleurs pour cette raison qu'il est si intéressant à écouter maintenant, il ne brigue aucun mandat, ne sollicite aucun suffrage et peut donc parler librement. C'est d'ailleurs ce qu'il déplore dans la vie politique, le nombre de bêtises que les hommes et les femmes politiques sont amenés à raconter pour être élus. On occulte les vrais problèmes, on regarde ailleurs pour faire de l'électoralisme et s'assurer le maximum de voix. Je partage cette analyse.

Enfin, sur une note plus personnelle, j'ai pu vérifier qu'il parlait véritablement allemand, ça me fait un point commun avec lui !

Pour conclure, j'aimerais remercier Nico et Romain pour avoir organisé cette rencontre, DSK pour être venue ainsi que sa compagne Myriam qui était également là et qui a aussi sa part dans cet événement.

Maintenant, je ne sais pas si vous me reprendrez souvent à parler politique ici...

PS: Au début je voulais nommer l'article un apéro avec DSK mais je préfère faire de la pub au KdB finalement !

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Kramer contre Kramer : Un papa une maman

6 Septembre 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Oscar, #Hoffman, #Streep, #Retro

Tout commence avec le générique de début sur fond de ce fantastique concerto pour mandoline en do mineur de Vivaldi. Écran noir, crédits en blancs et une musique légère et pourtant, dès le début, une scène vraiment triste. Le départ de la maman de la maison.
Kramer contre Kramer est un de ces films qui marque profondément le spectateur. Il suffit de le voir une seule fois pour ne plus jamais l'oublier, pour en ressentir l'empreinte indélébile sur notre âme.
Avant d'être une histoire sur la séparation, la parentalité, l'adaptation, l'absence de la mère, la souffrance, c'est avant tout un film de comédiens.
Meryl Streep, Dustin Hoffman et Justin Henry (l'enfant) sont tous les trois exceptionnels et ce n'est pas pour rien que les deux premier ont obtenu l'oscar pour leurs rôles respectifs.
C'est une histoire banale de nos jour mais tellement novatrice pour l'époque. En cas de séparation des parents, le père peut-il avoir la garde de l'enfant ? La réponse est mille fois oui mais n'est pas évidente, aujourd'hui encore.
Mais ce film le démontre, la manière dont le père surmonte la situation, s'adapte et parvient à retrouver un équilibre solide avec son fils. Et pourtant, la justice n'en tient las rigueur dès le retour de la mère. Mais ce n'est pas si simple, car la mère éprouve une vraie culpabilité, un vrai sentiment de remord et sa démarche semble sincère.
L'émotion est de tous les plans, dès les premiers plans, Meryl Streep est bouleversante, c'est ce ce film qui m'a rendu définitivement amoureux d'elle d'ailleurs.
Être parent n'est pas une chose aisée, il n'y a pas de modèle parfait, il suffit juste de savoir s'adapter et trouver le meilleur équilibre possible et surtout, privilégier les intérêts de l'enfant.

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Blade Runner, Overrated

6 Septembre 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Retro

Blade Runner est prétendument un film culte et pourtant il est une déception pour moi. Il est très loin de toutes mes attentes.

Dès le début, cela se passe mal. Un texte apparaît à l'écran pour nous poser le contexte et tout ce qui en sort, c'est que les répliquants sont pourchassés et tués par les humains. On a l'impression qu'ils sont "retirés" sans raison.

Les répliquants sont les antagonistes de ce film mais ce ne sont pas des méchants, ce qui met le spectateur dans une situation inconfortable car, les bons et les méchants ne sont pas clairement identifiés. Parfois, c'est bien, quand on s'écarte du manichéisme, que tout le monde pose des actes discutables, que le monde est gris. Mais ici, rien de cela. Ce film se veut intelligent, veut poser une réflexion sur la vie, sur l'Homme qui se prend pour Dieu, sur la technologie, les craintes qu'elle peut faire naître, la science, la génétique. Mais au final, tout cela est pompeux et peu clair.

Cette traque des robots semble vaine, les objectifs poursuivis par les personnages ne sont pas clairs et par conséquent, la confrontation entre l'Homme et la machine est ici un acte manqué.

Le seul point positif de cette histoire, c'est bien entendu le personnage de Harrison Ford qui sauve le film et sa relation avec un de ces robots.

Il n'y a ici nulle profondeur, le film a vieilli assez mal de surcroît, on reste vraiment sur sa faim. D'ailleurs, en parlant de fin, celle-ci est assez ridicule. Il me semble que Balde Runner est un film largement surestimé.

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Dheepan, un Metafilm

1 Septembre 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Dheepan est un metafilm, carrément, il a plusieurs niveaux de lecture. C'est l'histoire d'un mec qui fait semblant d'en être un autre. C'est l'histoire de personnes qui font semblant d'être une famille. C'est l'histoire d'une fausse famille qui s'aime réellement. C'est l'hisoire enfin du regard des étrangers sur notre belle France.

Ainsi, nous avons dans ce film une différente perspective sur ce qu'est notre pays et cela est assez intéressant comme approche. Cela se caractérise par exemple par le personnage de Brahim qui est un antagoniste fascinant, loin d'être méchant mais plutôt prisonnier de sa condition.

C'est une histoire très profonde, entrainante, étonnante, émouvante. On sent tout au long du film la retenue qui mène jusu'à l'explosion de la scène finale où on voit que malgré tout, lorsqu'on chasse le naturel, il revient au galop et que Dheepan est un vrai guerrier. Mais il n'est pas que cela, ce film le montre, il est également un père, un mari, un ami.

On ne sait pas toujours où veut en venir Audiard pendant le film, c'est très souvent contemplatif, lent, la narration pêche un peu mais tout prend finalement sens. Prendre des héros tamouls, les faire observer les français, utiliser cette langue qui nous est inconnue et jouer sur les différences et l'incompréhension donne un résultat de toute beauté.

Tout cela m'amène à dire que c'est une palme d'or méritée bien que le film soit loin d'être parfait.

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