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Le blog de andika

American Gangster, un Rise and Fall de qualité

29 Novembre 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

American Gangster est un des meilleurs films de Ridley Scott et pas forcément le plus connu malheureusement. J'associe toujours ce film au poster qui ornait la chambre d'un mec à l'internat au lycée.

Le personnage interprété par Denzel, alias Frank Lucas, est une véritable icone et Denzel a les épaules dans ce film pour faire ressortir tout ce charisme. Comme pour tous les films de mafieux, gangsters, on sait ce qui va se passer, l'ascension puis la descente, il suffit de bien gérer les deux et l'apogée. Ce film le fait parfaitement, on voit ce mec monter les échelons, on s'attache à lui, il nous en met plein les yeux avec son charisme, il fait des folies pures et on se rend compte que ça ne peut pas durer, puis il a droit à sa rédemption. Le truc génial, c'est que le film n'est ni manichéen, ni moralisateur. Le flic qui le traque, interprété par Russel Crowe, même s'il n'est pas corrompu, n'est pas exempté de tout reproche. Mais il ne fait jamais la morale. On voit toute une ribambelle de ripoux et de complices (et quels complices !) qui se gavent de sorte que, une fois de plus, on se demande si le trafic de stupéfiant est voué à disparaitre un jour...

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Concerto en famille

29 Novembre 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Concert, #Concerto, #Rachmaninov, #Philharmonie

J'étais de nouveau à la Philharmonie ce dimanche 27 novembre 2016 pour un concert un peu particulier. Il s'inscrivait dans le cadre thématique du concerto pour piano n°2 de Rachmaninov présenté par Alexandre Tharaud. J'avais déjà parlé de Rachmaninov ici en relatant le concert londonien auquel j'avais assisté à l'été 2014 et où j'avais eu la chance d'entendre son concerto n°3, puis en parlant d'un article de libé à propos d'un autre concert.

J'ai toujours eu une petite préférence pour le concerto n°3 mais j'aime aussi beaucoup le n°2 car il signifie beaucoup de choses. Ce concert n'était pas un concert habituel, à savoir qu'il ne s'agissait pas uniquement de musique. J'avais pris cette date car tout d'abord, je préfère le dimanche maintenant, afin d'être sur de pouvoir y aller, de plus, ça ne coutait vraiment pas cher mais une fois les places achetées, je me suis aperçu que quelque chose clochait. En me renseignant un peu plus, j'ai constaté que ces fameux concerts en famille avaient la particularité de ne pas présenter l'oeuvre complète qui est au programme mais des extraits... Mais finalement ce n'est pas plus mal, car, on a eu droit au moins au 3/4 de l'oeuvre et aussi à autres choses, en bonus ! Tout d'abord la narration de Marc Dumont qui est enseignant d'histoire et qui nous a apporté des éclaircissements très intéressants sur le contexte de l'oeuvre, de plus, on a aussi eu l'occasion d'entendre un extrait de la musique de Tchaikowski et il y avait également des extraits vidéos qui étaient diffusés, de sorte que tout cela était très, très dynamique.

A cette occasion, l'orchestre du conservatoire à rayonnement régional de Paris était aux fourneaux, dirigé par Pierre Michel Durand et au piano, nous avion le serbe Aleksandar Madzar. On sentait bien qu'on avait affaire à des jeunes, le son manquait un peu de cohésion, d'ampleur, ils ne faisaient pas bien corps mais toutefois, ils s'en sont admirablement bien sorti.

Dans le premier mouvement, on n'entend la fameuse introduction, faite d'accords mystérieux qui représentent les cloches qui sonnent dans la Russie de Rachmaninov, il disait d'ailleurs que par ces accords, il avait l'intention de prendre possession de l'attention du public. Et c'est une chose vraiment réussite, on est captivé dès le début.

On entend par la suite des extrait du second mouvement, qui est le plus connu car il a été utilisé pour la chanson All by myself, reprise à de multiples reprises. C'est vraiment ce mouvement qui est psychanalytique. En effet, Rachmaninov écrit ce concerto dans une période de grave dépression après l'échec de la création de sa première symphonie à cause du chef d'orchestre qui était saoul. Mais sa thérapie avec Nikolaï Dahl va l'aider à surmonter ses souffrances, lors de la création de l'oeuvre, son propre médecin sera même dans l'orchestre dans le pupitre des violoncelles. On ne peut pas être insensible à cette musique.

Enfin, le troisième mouvement a été joué en entier, c'est le plus joyeux et le plus virtuose, ça tombe bien. En parlant de ça, le pianiste m'a vraiment impressionné, il a également eu à jouer le fameux prélude en Do# mineur op n°2, et c'était vraiment cool.

Au final, c'était vraiment sympa d'avoir quelque chose de différent, ce genre d'initiative permet à un vaste public de venir sans se sentir toutefois étranger, ou pas à sa place. D'ailleurs, à cette occasion, l'association cinémadifférence était présente, elle permet à des personnes qui sont soit malades, sois à mobilité réduite, d'assister à des représentations culturelles. Je pense que ce concert à du plaire à ce public.
 

 

 

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Quand je passe sur France Culture

25 Novembre 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Autre, #Radio, #Maison de la radio, #France Culture, #Classique

En fait, il n'y a que du son !

Il y a près d'un mois, je suis passé sur France Culture, dans la matinale pendant la chronique Hashtag du vendredi. Je ne connaissais pas du tout et ça s'avère être un concept très ingénieux. Les journalistes recherchent des témoignages sur un sujet d'actualité, tout au long de la semaine sur les réseaux sociaux. Je suis pour ma part intervenu pour parler de la musique classique chez les jeunes. Ca a été une expérience très sympathique et ça aurait été dommage de ne pas en parler ici.

J'ai expliqué à la journaliste le pourquoi du comment j'aimais ça, depuis l'adolescence, on a du parler pendant au moins 45 minutes, elle en a retenu quatre mais ça fait une belle synthèse.

Je vous invite également à consulter les autres témoignages qui figurent dans le lien en dessous !

 

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Doctor Strange: Encore un film fast food de Marvel Studio

14 Novembre 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #comic, #Marvel, #FastFood

Doctor Strange est un énième film de l'univers étendu de Marvel. Et ces film, c'est comme McDo, bien markétés, efficaces mais on est pas forcément rassasié à la fin, ce n'est pas forcément sain mais on prend indéniablement du plaisir.

Une fois de plus, on a droit à l'origin story d'un nouveau héros qui s'avère ici le Dr Stephen Strange, neurochirurgienn de son état et doté d'un égo surdimensionné. C'est un peu comme si le Dr Mamour de Grey's anatomy devenait un super héros en fait. Parce qu'il se tape aussi une de ses collègues médecins, il a aussi un accident qui bouleverse un peu sa vie en revanche, c'est la suite qui diffère.

Toutefois, pour un Marvel film fast food, on a des ingrédients de haute qualité, à savoir le casting. Benedict Cumberbatch, Chiwetel Ejiofor, Tilda Swinton, Rachel McAdams, Mads Mikkelsen, je dis un grand oui ! Ils font vraiment le boulot, surtout Tilda Swinton en grand ancien qu'on attend pas du tout dans ce genre de rôle et qui s'en sort à merveille. Sa diction, sa voix posée, ses répliques et même ses mouvements dans les scènes d'action, elle est vraiment captivante. Mads Mikkelsen nous la refait comme Le Chiffre dans Casino Royale.

Sinon, Cumberbatch a toute sa crédibilité en médecin avec un complexe de Dieu alors que spontanément, il a plus une tête d'un mec sympa. Mais il se découvre et devient peu à peu le héros qu'on sait bien qu'il est, il campe un Doctor Strange convaincant.

Enfin, j'ai trouvé que la réalisation était un peu paresseuse, avec toutes les distorsions du temps et de l'espace que montre cette histoire, il aurait été possible d'avoir des séquences bien plus impressionnantes. Toutefois, il s'agit d'un bon divertissement. Comme un fast food, c'est une sortie sympa mais il ne faut pas s'attendre à s'enrichir culturellement devant ce spectacle.

 

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