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Le blog de andika

Creed: Rocky a vieilli...

15 Janvier 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Rocky

J'ai du voir tous les Rocky mais à une époque où j'en avais rien à foutre des scènes qui étaient intercalées entre celles de bastons. Encore que non, je me souviens bien être allé voir Rocky Balboa (à savoir, le n°6) au cinéma il y a dix années déjà (avec mes parents pour la petite histoire), et j'avais été tellement ému...

J'ai retrouvé cette émotion aujourd'hui devant Creed. Avec l'âge et l'expérience, on s'intéresse à d'autres choses qu'à la boxe dans ces films et le autre chose y a toujours été très riche. Creed ne déroge pas à la règle.

Ici tout est juste et bien dosé que ça en est difficilement croyable. que ce soient les personnages qui sont tous vraiment bien écrits, que ce soit la musique, l'histoire, les dialogues, la réalisation, tout est bien dosé. Il n'y a rien de trop, rien qui manque. La seule chose qui se permette un peu de surenchère, c'est justement la boxe mais heureusement, elle n'est que accessoire. La boxe a toujours été accessoire dans les films de la série Rocky.

C'est un film est servi par un casting magnifique, rien à redire sur Michael B Jordan qui est excellent et bien entendu Stallone nous livre une performance vraiment sublime. Toute l'émotion du film vient de lui. Rocky traverse encore une fois des épreuves qui ne pourront laisser personne de marbre et Stallone soutient tout cela avec maestria.

Encore une fois, le sujet de cette histoire n'est pas la boxe. Non, c'est avant tout une quête d'idetité, une histoire d'amour, de famille, de résilience, en gros, une ode à la vie et au(x )combat(s) que celle-ci représente.

Enfin, on aura plaisir à voir tous les clins d’œil et référence aux précédents films sur Rocky (une thème musical, un short), mais également des référence à d'autres films comme par exemple Le Parrain. On remarquera également la poésie de cette histoire, à quelle point il est toujours plaisant de suivre ces personnages dans les rues de Philadelphie, ou comment un homme qui court sur la route entouré de motards roulants sur leur roue arrière (chose dont j'ai horreur en temps normal) devient une scène très marquante, très puissante.

Creed est entre nostalgie, héritage, optimisme. Il regarde vers hier mais surtout vers demain

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Equalizer, un Denzel létal !

12 Janvier 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Denzel

Equalizer, un Denzel létal !

J'ai eu envie de voir Equilizer dès que j'en ai vu la bande annonce mais je ne l'avais toujours pas fait depuis sa sortie. La flemme de me déplacer au cinéma puis il n'était plus projeté... Je me suis enfin rattrapé.

Ce film reforme le duo de Training Day, c'est à dire Antoine Fuqua à la réalisation et Denzel Washington dans le rôle titre. C'est avant tout pour cette raison que j'avais envie de le voir car j'adore Training Day.

Alors cet Equalizer, il convient de savoir qu'il s'agit de l'adaptation d'une série télé qui voyait un agent secret retraité (Robert McCall) venir au secours de la veuve et de l'orphelin. C'est quasiment la même chose dans le film sauf que même s'il a dépassé la soixantaine, Denzel a l'air de tout sauf d'un retraité !

Il s'agit d'un film d'action de très bonne facture mais à qui on peut faire le reproche de personnages un poil trop caricaturaux, surtout le principal antagoniste russe qui manque trop de nuance. Mais il y a également des personnages un peu plus profond comme celui de cette jeune prostituée que Robert viendra secourir des mains de ses proxénètes justement.

Enfin, il faut parler un peu de la violence de ce film qui est quand même un peu jouissive. Je pourrais regarder Denzel buter des mecs pendant des heures (et se chronométrer d'ailleurs), il fait ça si bien, sans montrer une once d'émotion, sans sourciller et presque sans jamais tirer une balle. Il est tellement inventif dans ses méthodes, le coup du tire bouchon est assez mémorable et toute la séquence finale est dantesque. Une suite serait au programme, je me languis de la voir !

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Les Huit Salopards, un vrai film d'épouvante

7 Janvier 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Tarantino

Les Huit Salopards est le huitième film de Quentin Tarantino. On a beau connaitre le bonhomme depuis plus de vingt ans, il ne cesse pas de nous étonner. Ce film me prouve définitivement que ce mec n’est pas tout seul dans sa tête, mais c’est jouissif. On peut avoir toutes sortes de réactions devant son film, toutes sauf une, l’ennui, malgré les presque 3h, et ça c’est très fort. Alors c'est vendu comme un Western mais il ne s'agit pas de ça, c'est de l'épouvante façon Shining, la neige sans doute !

Petit topo, il y a plusieurs personnages comme le titre du film l’indique mais le fil rouge, c’est que le chasseur de primes John Ruth, aka le bourreau doit amener Daisy Domergue à Red Rock pour qu’elle y soit pendue jusqu’à ce que mort s’en suive. Le mec est surnommé le bourreau parce qu’il a tendance à prendre ses cibles vivantes même lorsque l’avis de recherche précise mort ou vif et ça, c’est à signaler.

Bien entendu, on ne verra jamais Red Rock dans ce film, c’est un prétexte. Malheureusement pour tous nos personnages, il y a un petit blizzard dans le Wyoming qui va tous les empêcher d’atteindre la terre promise. Ils vont tous se retrouver dans une taverne pour se mettre à l’abri du froid et c’est là que ça va partir en sucettes, comme prévu chez Tarantino.

Même si on est prévenu, c’est encore plus criant ici. Il suffit d’écouter la BO du maestro Morricone pour s’en persuader. Elle est clairement flippante, cette musique d’ouverture avec ses chromatismes descendants et ce gros plan sur un Jésus accroché à son crucifix enneigé, qui laisse défiler le générique du film, on déjà sent que les personnages vont souffrir !

Extrait de la bande originale

Alors oui, comme d’habitude chez QT, ce film est violent, mais là, il est allé beaucoup plus loin qu’avant. Je dirais que ce film est d’une violence inouïe, pas seulement pour ce que l’on voit mais aussi pour ce que l’on entend. Que ce soit des débats politiques sur les Etats-Unis d’après la Guerre de sécession, ou de l’usage immodéré du mot Nigger, rien ne nous est épargné.

Mais au moins dans ce film, chaque balle tirée est justifiée par une logorrhée introductive. Vous savez, c’est comme en maths lorsque vous devez longuement justifier avant de donner la réponse, ici, c’est pareil, le personnage se justifie avant de tirer et le plus fort à ce jeu est définitivement Samuel L Jackson alias le comandant Warren. Il a de loin les plus belles répliques. Ce qui est cool quand on ne tire pas tout de suite, c’est que la tension a le temps de s’installer. Comme en amour, les préliminaires, c’est important. Et là pour ce qui est de la tension, elle est omniprésente mais c’est d’autant plus jouissif lorsqu’elle est enfin libérée. Tout le film est construit comme cela, c’est comme si on avait pris la mythique scène de la taverne dans Inglorious Basterd et qu’on l’avait étiré sur 3h.

Tarantino fait référence à beaucoup de films dans cette œuvre, malheureusement ma culture cinématographique n’est pas assez étendue pour identifier lesquelles mais j’ai lu qu’il y avait une certaine parenté avec The Thing de Carpenter (il y a déjà Kurt Russel en commun !)

Heureusement, ll fait aussi référence à sa propre filmographie comme par exemple en réutilisant la même police de caractère que celle de Pulp Fiction pour le générique de début, ou encore faire fumer à ses personnages des Red Apple, également comme dans Pulp Fiction, ou bien réutiliser des répliques similaires mais dans d’autres langues.

Ce film est bavard mais il n’a aucune longueur. Il laisse le soin à chacun des personnages de s’installer, de s’affirmer, ainsi, même ceux que l’on pensait anecdotiques ont le temps d’exister, comme par exemple le général sudiste ou encore le conducteur de diligence OB.

Tous les comédiens sont excellents, je retiendrai pour ma part la performance de Tim Roth qui semble faire du Cristoph Waltz, je retiens également l’incroyable voix de Michael Madsen, le charisme de Kurt Russel (Ruth), le potentiel comique de Walton Goggins (Mannix), la classe de Samuel L Jackson.

Enfin, pour conclure, il faut saluer la photographie magnifique de ce film, j’en ai vu une version numérique (pas la chance de le voir en péllicule 70mm, zut !) mais c’était déjà beau. Ces paysages enneigés étaient sensationnels, une vraie expérience de cinéma qui fait voyager. Un excellent cru que ce huitième film de Tarantino, j’en redemande !

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Star Wars : Episode III - La Revanche des Sith, une vraie tragédie grecque

1 Janvier 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Star Wars

En ce 1er janvier 2016 et en cette fin de vacances d'hiver, il me fallait rester à la maison pour récupérer de ma soirée de la veille ! Et quoi de mieux pour m'occuper que de me replonger dans ce film que j'avais tant aimé à sa sortie mais avec lequel j'avais tout de même quelques réserves.

Je me souviens que je l'avais vu dans des conditions rocambolesques en ce mois de mai 2005. En effet, je n'ai pas pu le voir le jour de sa sortie, j'étais arbitre pour les championnats de France UNSS de handball et je n'avais pas la liberté de m'absanter pour aller au cinéma durant la semaine de compétition. Qu'à cela ne tienne, j'étais parti voir le film au retour de ma mission, avant même de passer par chez moi... Oui, c'est grave ahahaha. Mais pas pire que de sécher un cours pour voir l'épisode VII afin de profiter de la place que j'avais réservée dix jours à l'avance mais je m'égare !

La Revanche des Sith est le point culminant de cette deuxième trilogie. Il s'agit vraiment de l'apothéose, tous les protagonistes arrivent à un point de rupture et l'équilibre trouvé lors des films précédents ne peut qu'être bouleversé. C'est le film central dans le parcours du héros de la saga, de l'élu, à savoir Anakin Skywalker aka Darth Vader.

C'est le film Star Wars où il y a le plus d'action, le plus de combats, le plus de duels au sabre laser et aussi le plus de morts parmi les personnages principaux. Pas le temps de respirer avec un texte d'introduction qui commence par le mot WAR, ça pose l'ambiance ! On entre ensuite directement dans une bataille spatiale démentielle, vraiment la meilleure séquence de ce genre dans la saga. Bien entendu, on sait ce qu'il va se passer vu l'ordre dans lesquels sont sortis les films mais ça n'empêche pas de ressentir une grande tension.

Ensuite, ce film est véritablement une tragédie grecque. Ce genre d'histoire où on sait que le héros va chuter dès le début, que cela sorte de la bouche d'un oracle ou d'une prophétie. Comme par exemple dans le mythe d'Oedipe, pas pour les histoires de psychanalyse avec nos mamans mais dans le fait qu'Oedipe essaye d'échapper à son destin et à la prophétie de l'oracle mais se précipite dedans, son père fait la même chose. Il en va de même pour Anakin Skywalker. Mais le truc qui fait que c'est encore mieux, c'est qu'il y a une mise en abyme. Comme pour la mythologie, on connait tous ce qui va arriver à Anakin, il entre donc dans le rang des héros des tragédie grecques par ce film, comme un Achille par exemple. Là ou Oedipe finit énucléé, là où Achille meurt, Anakin devient le monstrueux Vador, et perd ses membres, mais ce n'est pas la fin de son histoire même si ce film à lui tout seul peut se prendre comme un mythe complet.

Autre aspect vraiment intéressant lorsqu'on a un peu plus de recul, ce sont les intrigues. C'est le film des conciliabules, des manipulations, des non dits, du jeu de dupes. Les masques ne tombent pas tout à fait au début mais plus le temps passe, plus les adversaires qui se font face prennent conscience du danger et se prépare à des extrémités. Toute cette tension entre Palpatine et les Jedis est gérée de main de maitre par Lucas dans la première partie du film. Lorsqu'on regarde le film par ce prisme, on comprend mieux le tiraillement du personnage d'Anakin, qui est bien entendu fidèle à l'ordre Jedi mais qui est aussi très attaché à Palpatine qui a toujours été son mentor. Et surtout, Palpatine est bien plus bienveillant avec lui que ses frères Jedis, cela a toute son importance dans son basculement. Avec le recul, j'en viens à trouver la performance d'acteur d'Hayden Christensen regardable, mais quand j'ai vu Adam Driver dans l'épisode VII, je me suis vraiment dit qu'avec un meilleur comédien, l'épisode III aurait atteint des sommets.

Enfin, les effets spéciaux vieillissent bien, les décors sont vraiment jolis et on sent une grande imagination visuelle, que beaucoup de boulot a été fait sur les story board. Bien entendu, des décors réels ont leurs avantages mais ces décors numériques ne sont pas forcément à jeter.

Pour conclure, La revanche des sith est un excellent spectacle et je classe ce film haut dans ma hiérarchie des Star Wars !

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