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Le blog de andika

Renaissances : Science sans conscience n'est que ruine de l'âme

31 Juillet 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Self/less signifie désintéressé en français mais c'est un jeu de mots ce titre, avec la séparation du préfixe. Self c'est sois-même, less c'est le suffixe de privation donc littéralement sans sois-même. Cela veut également dire moins. Tout le sel de ce titre ne se retrouve pas dans le nom Renaissances. C'est un film qui parle avant tout d'éthique, de cupidité, de la peur de la mort et aussi de morale. Ainsi, le personnage de Damian évolue tellement dans le film et commence à comprendre le sens de la vie et de la mort et c'est un excellent point. En effet, comment la vie peut-elle avoir un sens sans la mort, comment les espèces vivantes auraient elles-pu évoluer sans cet écueil inévitable. Ryan Raynolds est intéressant dans ce rôle d'homme un peu perdu même s'il n'est pas tellement dans l'imitation de Ben Kignslay qui est égal à lui-même. Renaissance est un bon film d'action de l'été, il est également assez intelligent. Il nous offre une belle réflexion et le sentiment de ne pas avoir perdu notre temps.

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Southpaw, allégorie de la rédemption

25 Juillet 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Film très touchant. Au final, il résume bien qu'il faille parfois toucher le fond pour rebondir. Jake Gyllenhaal est vraiment grandiose dans ce rôle de boxeur un peu paumé et touché par la malheur. Le rôle de la fille de Billy est vraiment génial aussi, cette comédienne était très juste et très touchante. Forest Whitaker est égal à lui même, c'est-à-dire excellent. L'histoire se suit bien, les combats de boxes sont fluides et les stratégies simplifiées à l'excès mais cela semble fait à dessein. On ressort de ce film ému sans toutefois oublier que la rage peut être un moteur !

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A bout de souffle, un vague film

22 Juillet 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Je ne minimise pas l'apport de A bout de souffle dans le cinéma et plus particulièrement la nouvelle vague. On voit de nombreux procédés inventifs et très inhabituels à l'époque dans la mise en scène et dont les autres réalisateurs se sont largement inspirés par la suite. Mais cela n'exonère pas d'avoir un scénario digne de ce nom et une narration claire et facile à suivre. On a l'impression que ce film fait tout sauf nous raconter une histoire et cela est déplorable. On sent de l'agitation, du désordre, en un mot, Godard est bordélique. On trouve le temps très long lors que ce film ne dure que 1h30. Et pourtant, il y a certains moments de grâce qui transcendent l'œuvre. Mais au final, à part pour sa culture, ce film n'a plus grand intérêt de nos jours.

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Love, entre Satie et porno

21 Juillet 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Love est une matérialisation de l'amour dans ses formes les plus extrêmes et les plus sombres mais dans ce film, bien qu'empruntant plusieurs chemins de l'amour, la représentation n'en est pas forcément fidèle et authentique. Il y a parfois un peu de confusion, des longueurs et un héros antipathique mais des moments toutefois magiques. L'amour est beau, souvent. Que ce soit lorsqu'on fait l'amour, dans toutes les positions, dans tous les endroits, quand le désire ne souffre d'aucune contrainte, d'aucune limite, qu'on se sent immortel, que la jouissance semble être un puits sans fond. Lorsqu'on refait le monde dans les bras de sa moitié. Lors de la première rencontre, du premier regard, du premier baiser. Toute cette beauté, Noé nous la montre de manière explicite, que ce soient les scènes de sexe ou les autres. Les scènes de sexe sur fond de musique classique sont d'une beauté telle que tout autre type de scène, notamment pornographique, ne peut qu'inspirer le dégoût. Dans cet aspect de l'amour, il n'y a rien de sulfureux, toutes ces scènes semblent naturelles, justes et c'est un des points forts du film. Ce sexe montré sur grand écran est du plus bel effet et est très agréable à contempler. Malheureusement, l'amour est parfois laid également. Il conduit à la jalousie, la violence, l'isolement, la possession, l'irrespect, l'ivresse, il fait perdre la raison. L'amour rappelle parfois une zone de guerre pour employer les propres termes de Noé et ce film le montre bien. C'est dans cet aspect que le personnage de Murphy est terriblement antipathique alors que Electra reste toujours digne et tente de gérer tant bien que mal toutes les expériences qui se présentent à eux, en restant aimante et ouverte. Alors, que retenir de ce film ? Que retenir de cet amour tellement intense mais aussi tellement destructeur ? Il faut en retenir que chacun est maître de ses décisions et que l'amour ne saurait s'affranchir du respect et de l'écoute de l'autre. Toutefois, ce film, en tant qu'œuvre d'art est une réussite. C'est élégiaque, c'est contemplatif, c'est beau, intense, vrai mais c'est également dur et triste, l'amour parfait n'existe pas. Mais l'amour véritable lui existe, et il en vaut la peine sous condition de ne pas s'y consumer.

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Rambo, un héros intelligent

18 Juillet 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Rambo

Rambo (First Blood) est un sacré bon film ! Il a énormément de qualités, que ce soit la photographie, la musique, le scénario. Un de ces films qui devient immédiatement mythique pour le spectateur dès qu'il le voit. Et sa ressortie estivale de cette année ne gâche rien, c'est un véritable plaisir de le voir sur grand écran. Ainsi loin des clichés et des parodies que la mémoire collective a retenu de ce film, Rambo est surtout un film très intelligent à propos d'un héros incompris dans sa propre patrie qui est en proie également à ses propres démons en plus de l'hostilité des honorables autorités... La confrontation entre Rambo et la police de cette petite ville, bien que regrettable, n'en est pas moins savoureuse. Ainsi, c'est un cocktail qui ne pouvait qu'exposer et que cette explosion est majestueuse. Rambo est de loin le personnage le plus malin mais en exerçant ses talents, il cherche surtout à remédier à sa frustration. Car il a beau être le tueur le plus efficace qui puisse exister et nous promettre des guerres jamais vues, il n'en est pas moins sensible, humain. Le syndrome post trimait que n'est pas une mince affaire et les armées ainsi que les gouvernements devraient davantage se soucier des vétérans. Enfin pour conclure, Stallone est grand dans ce film, quel acteur. Tour à tour perdu, inquiétant pour finir en étant vraiment très touchant. Rambo, c'est un film mais surtout un personnage culte.

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Le péril jeune, culte, générationnel, marginal

17 Juillet 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Il s'agit ici d'un film générationnel qui marque dès son premier visionnage. On retrouve tout le talent de Klapish pour montrer cette jeunesse, cette ville de Paris, l'amitié, l'amour et déjà une certaine poésie qui sera plus tard bien plus présente dans son œuvre. La reconstitution de l'époque des années 1970, avec sa jeunesse et ses revendications est très intéressante à voir et n'est pas dénuée de finesse. Ce film a déjà 20 ans et son action se déroule encore 20 ans auparavant et il y a pourtant certaines revendications de ces jeunes qui sont encore et toujours d'actualité. Toutefois, même si le réalisateur semble transmettre un message, le nihilisme des personnages et plus particulièrement du héros, Tomasi interprété par Romain Duris, montre que l'essentiel est ailleurs. Il ne s'agit pas du bac, pas de la révolution mais tout simplement d'être là pour ses amis. Ainsi, ce personnage évolue comme une ombre et son absence permet aux autres protagonistes d'arriver à maturité. Le péril jeune est un film sur la jeunesse, une jeunesse qui peut se montrer puérile, immature, commettre des erreurs mais elle conserve toutefois une certaine pureté, de part l'importance des liens qui existent en son sein.

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Magic Mike XXL poussif puis jouissif

8 Juillet 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Magic Mike XXL est un divertissement qui tient ses promesses bien que cet opus soit un peu moins bon que le précédent, mais on pouvait s'y attendre puisque pour celui-ci, exit Soderbergh (Qui demeure directeur de la photo). Les bons points de ce film sont la musique, les fantastiques chorégraphies et bien entendu le casting, quel plaisir de retrouver une Andie MacDowell plus jeune que jamais, une Jada Pinkett Smith plus sexy que jamais, un Mathew Bomer plus envoûtant que jamais, une Amber Heard méconnaissable et enfin un Channing Tatum plus aérien que jamais. Toutefois, ce film souffre de quelques longueurs avant d'être définitivement lancé par une soirée endiablée. Ces fournisseurs de spectacle professionnels sont finalement de véritables héros des temps modernes, mais bien entendu, plus particulièrement, Mike est le héros éponyme. En sus du plaisir qu'il procure aux dames, il permet à ses collègues de l'effeuillage de se connaître mieux eux-mêmes. Ainsi, le strip-tease devient d'abord une quête de sois même avant de se tourner vers les autres. Plus le danseur sera authentique, plus l'effet produit sera efficace. Alors oui, sourions devant ce film, en plus c'est l'été, on aurait tort de ne pas en profiter !

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Terminator Genisys ou le thème et variation d'un mythe

1 Juillet 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Terminator Genisys ou le thème et variation d'un mythe. Ce genre musical est très prisé dans la musique classique et s'accorde bien à ce film, il s'agit de prendre une phrase musicale et de la modifier par petites touches dans plusieurs variations. Le thème principal est toujours dans le même dans ce film, voyage dans le temps afin de modifier un futur apocalyptique et pourtant on en s'ennuie pas. Ici, le familier côtoie la nouveauté et aboutit à un mélange des plus fameux et des twist étonnants. Ainsi, c'est avec un véritable plaisir que l'on retrouve un Arnold Schwarzenegger dans la forme de sa vie. C'est vraiment un plus pour ce film qu'il reprenne son rôle légendaire, auquel il apporte une fois de plus des variations. En effet, près de 30 ans après le premier opus, le célèbre T-800 a un peu évolué pour notre plus grand plaisir et on est assez ému de le revoir dans ce rôle. La nouvelle Sarah Connor est également très intéressante dans ce rôle et bien moins obtuse que celle qu'on a pu connaître dans le deuxième opus de la série. Action, émotion, bande originale, tout y est pour avoir le plus grand des spectacles et continuer la saison des blockbusters comme il se doit.

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Vice versa, le cerveau élucidé

1 Juillet 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Pixar

Inside out est une prodigieuse modélisation de l'encéphale humain. Quel organe est plus complexe que le cerveau dans notre corps ? Aucun et pourtant ce film parvient à nous résister des mécanismes de cet instrument de manière très intelligible et ludique au travers de cinq émotions différentes, que sont la joie, la tristesse, la peur, le dégoût et la colère. La joie semble être le leader de cette équipe au début en prenant le pas sur tout et en voulant influencer tous les souvenirs, pourtant, elle comprend à un moment que la tristesse n'est pas inutile et que finalement, des émotions hybrides peuvent exister. Une fois de plus, c'est un film plus adulte qu'il n'y paraît mais on est habitué avec Pixar, la narration est claire mais semble un peu complexe pour que le jeune public en saisisse toutes les subtilités. Ce film rappelle également le cinéma de Woody Allen qui fait sa propre psychanalyse dans son cinéma. On en ressort ému mais aussi de bonne humeur, et vice et versa. On fait le plein d'émotions et on se sent un peu mieux armé pour affronter le monde et appréhender notre inconscient.

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