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Le blog de andika

The Purge 3: La violence sanctifiée

22 Juillet 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #The Purge

American Nightmare 3: Election est le meilleur opus de la trilogie. Celui qui offre la plus grande maîtrise, la plus grande maturité. James DeMonaco appréhende enfin son concept à la perfection et son propos devient beaucoup plus tranchant, incisif, profond. Bien entendu, il reste de l'humour et de l'épouvante mais ce n'est pas le but de cette histoire.

Ce film est une critique évidente de la société américaine, de la violence qui est omniprésente, de la discrimination, de l'exclusion. Cette violence qui ne peut être refrénée, atténuée, vaincue. Une fois de plus, la fameuse Purge est là pour la recueillir le temps d'une soirée annuelle mais cette fois-ci, ce ne sera plus comme avant !

Dans ce film, les scènes d'exposition des personnages avant la purge sont excellente. Il est très agréable de les voir évoluer dans leur environnement habituel avant de les balancer dans la folie de cette nuit, cela permet également de s'y attacher. On a droit aux meilleurs scènes d'exposition des trois films. On a finalement deux personnages importants, le gérant d'épicerie qui va devoir protéger son commerce, et la candidate à l’élection présidentielle anti purge. Deux rôles tenus par les acteurs Mykelti Williamson et Elizabeth Mitchell.

Ce que j'ai vu principalement dans ce film, c'est une critique acerbe de la religion. En effet, la violence est sanctifiée, inhérente à la religion, au nom de laquelle elle est d'ailleurs souvent exercée. Même si, elle a plus tendance à être politique, la violence religieuse est le prétexte parfait. Elle est inhérente aux textes sacrés, notamment de par la culture sacrificielle, notamment les animaux de l'ancien testament ou encore la passion du christ du nouveau. La Purge est ce sacrifice répété, encore et encore pour racheter les pêchés des hommes. Ainsi, toutes les séquences dans l'église font sens. Le fait que le candidat à l'élection présidentielle pour le parti de la Purge soit un pasteur fait sens.

A partir de cette fiction, l'auteur fait un constat lucide sur notre société, sa violence et son hypocrisie. Qu'il est loin le huis-clos décevant du premier opus qui ne regardait pas cette violence à la bonne auteur. Cette fois-ci, tout est bien fait, il n'y a plus ce sentiment d'inachevé, on sent que l'auteur est allé au bout de ses idées et a enfin exploité son concept à fond.De plus, armé d'un scénario en béton (sauf un point un peu bizarre), ce troisième opus est une vraie réussite.

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Peck/Balanchine: Moderne classicisme

17 Juillet 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Ballet, #Opéra de Paris, #Autre

Trailer

J'étais le lundi 11 juillet à l'opéra Bastille pour le dernier spectacle de mon abonnement. Il s'agissait de deux ballets, l'un chorégraphié par Justin Peck et l'autre par George Balanchine. Chose étrange dorénavant à l'opéra de Paris, les ballets n'ont pas de titre, on les nomme que par le nom des chorégraphes. J'ai un peu tardé à écrire mon article de sorte que tous les liens qui renvoient vers ce spectacle sur le site de l'opéra de Paris ont disparu, j'ai donc opté pour une bande annonce en illustration de mon billet, ce n'est pas plus mal.

Entre chien et loup de Justin Peck

Ce ballet est mémorable à mes yeux par la qualité des costumes. Tous noirs mais avec des couleurs qui permettent de distinguer les différents protagonistes. C'était assez court, ce n'est pas mal pour une soirée d'été. La danse était faite sur une musique de Poulenc, concerto pour deux pianos en ré mineur. C'était assez sympa même si cette musique m'a un peu dérouté.

Brahms-Schönberg quartet de George Balanchine

J'ai adoré et vraiment préféré au premier ballet contrairement à certains de mes amis. D'une part, les costumes sont encore meilleurs ici, et oui, ils ont été dessinés par Karl Lagerfeld lui même ! Mais surtout, la musique ! Il s'agit du quatuor pour piano n°1 en sol mineur de Brahms mais joué à l'orchestre d'après une orchestration d'Arnold Schönberg.

Et je dois dire que dès les premiers accords, la musique et les danseurs prennent possession de la scène et de cet espace immense pour ne plus les quitter. Tout au long des quatre mouvements, on alterne entre les personnages et c'est très, très vivant.

En écoutant cette musique, j'étais heureux d'avoir l'orchestre de l'opéra de paris sur ce coup, puisque mon dernier ballet, je n'avais eu que des pianos. La musique pouvait se suffire à elle même à la limite.

Conclusion

C'était une belle manière de conclure cette saison à l'opéra de Paris pour moi. J'en garderai d'excellent souvenirs et des émotions fortes. Des arias de l'opéra comme par exemple La ci darem la Mano dans Don Giovanni, ou encore de la poésie dansée dans la nuit s'achève de Millepied. La grande joie à la sortie du Barbier de Séville, les larmes à la fin de la Traviata. Je ne pense pas me réabonner l'année prochaine ne sachant pas si j'aurai autant de temps, mais j'y retournerai certainement ! Vraiment allez-y, c'est génial !

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