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Le blog de andika

Pirate des Caraibes 5: La boucle continue

28 Juin 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Déjà le 5ème film ! C'est impressionnant. Je continue à tous aller les voir au cinéma sans toutefois savoir pourquoi. La force de l'habitude sans doute. Et une fois de plus, j'ai de nouveau l'impression de voir le même film qu'auparavant. Sauf que contrairement au 4, dans le couple Cruz/Bardem, on a le monsieur cette fois-ci qui est d'ailleurs très, très en colère dans ce long métrage.

Jack Sparow est toujours le même, Johnny Depp semble toujours prendre autant de plaisir à jouer ce personnage. Barbosa change peu également et parvient à de nouveau finir le film comme il en avait fini un précédent.

La seule nouveauté, c'est le nouveau couple de petits jeunes qui manquait à l'épisode n°4. Mais c'est pour mieux faire revenir le couple ancien qu'on connait tous. Au niveau du scénario, c'est assez basique, une fois de plus il s'agit de récupérer une sorte de trésor dont on ne comprend pas bien les effets. Toutefois, cette simplicité a le mérite de conférer une certaine clarté aux intentions des personnages. La quête du père pour les uns, la quête de la richesse pour les autre, ou encore la vengeance.

Tant que ça marche, on ne sera pas à l'abri de ce genre de film transparent, dispensable et interchangeable avec les autres. Mais malgré plus de dix années d'existence, cette saga est juste toujours aussi fun. Encore un petit plaisir coupable de l'été qui permet de rester dans l'air du temps, et aussi de constater comment ce temps avance. On prend un petit coup de vieux avec certains peronnages.

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Baywatch: Le film de l'été

25 Juin 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Ce qui m'a motivé à aller voir Baywatch, aussi connu chez nous sous le nom de Alerte à Malibu, c'est bien la nostalgie de la série de mon enfance, qui passait le week-end sur TF1. Je ne sais plus du tout de quoi ça parlait, mais je me souvenais bien que tous ces personnages étaient étonnamment charismatiques dans leurs maillots de bain.

On reprend ici des ingrédients connus, à savoir des comédiens beaux comme des Dieux, vêtus le plus légèrement possible. On y joute également un humour qui n'était pas spécialement présent dans la série et on aboutit à un cocktail détonnant et étonnant ! Cette histoire quitte vraiment les années 1990 et atterrit directement au 21ème siècle. Le scénario est très basique et ne recule devant rien et ça fait du bien. En effet, aucun de ces personnages ne se prend vraiment au sérieux. Chacun a pour seul et unique but de faire passer un bon moment au spectateur et y parvient.

Il y a toute sorte d'humour, cela va de l'autodérision de la série en mode méta à la dérision du passé des acteurs, notamment Zac Effron qui en prend pour son grade. The Rock est bien entendu surdimensionné pour camper un simple sauveteur et le film en joue énormément, que ce soit lors d'un banal sauvetage qui prend des tours épiques, jusqu'à basculer dans une intrigue presque digne d'un film d’espionnage. Le film ne recule pas non plus devant un humour très lourd, avec une connotation très sexuée et pourtant, ça marche tant la dérision est ici assumée. Le méta langage se perpétue dans la manière de se moquer du statut de femme objet de ces sauveteuses, notamment en soulignant le fait qu'elles semblent courir au ralenti par exemple. La manière aussi de se moquer de tous les codes de la série en s'adressant directement au spectateur est aussi appréciable pour celui qui reconnaitra les références.

Enfin, même l'antagoniste qui est assez cliché et caricatural fonctionne très bien car il commet des actes finalement assez censé et cohérents. Paradoxalement il tient son rôle et prend des décisions moins discutables que dans des films de genre qui seraient effectivement des polars.

Cette résurrection de la série fera plaisir aux nostalgiques, fera rire les nouveaux venus, et permettra de passer un bon moment en cet été caniculaire, à regarder des gens s'amuser sur une plage !

 

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Les ex: Une sérieuse légèreté

23 Juin 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Comédie

Les ex est ce qui peut se faire de mieux dans les comédies françaises. Le thème de ce film nous touchera tous, en effet, chacune et chacun a eu à gérer au cours de sa vie une rupture et par conséquent ce qui suit, à savoir l'ex. 

Ce film le fait avec beaucoup d'humour, de légèreté. Mais il y a pourtant aussi des passages plus sérieux, plus profonds. Ce film traite de tous les genres d'ex. Celui qui est possessif et qui refuse de passer à autre chose jusqu'à faire peur et empoisonner la vie. Cet ex offrira d'ailleurs les séquences les plus drôles. Un ex qu'on ne parvient pas à oublier sans même s'en apercevoir. Un autre ex avec qui on renoue car cela semble être une évidence. Un ex qui nous abandonne en laissant une partie de lui avec nous dont on ne sait que faire. Ou encore un potentiel futur ex qui ne le sera pas forcément. Dans ce film un peu choral, les personnages vont se croiser, se recroiser pour notre plus grand bonheur. Tous les acteurs sont vraiment bons, notamment Patrick Chesnais totalement dingue en magistrat désabusé. Ou encore Jean Paul Rouve en psy qui aurait besoin lui même de consulter. Sans parler e Claudia Tagbo dont le potentiel comique n'est plus à démontrer.

Au niveau de la réalisation, on voit certains plans récurrents, notamment un plan de face qui prend le personnage assis qui occupe tout le champ. C'était assez drôle de les voir tous passer comme cela à la moulinette. Mais cela manquait un peu d'inventivité. Tout comme l'usage de l'accident de voiture qui fait un peu beaucoup la deuxième fois dans le scénario. Toutefois, malgré quelques faiblesses, l'histoire se tient et on a droit à de vraiment beaux dialogues. Ce film offre au final une version assez optimiste de l'amour et incite à se laisser enivrer par tous ces beaux sentiments. Qu'on est loin du Love de Noé !

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Fauteuils d'orchestre: La chasse aux clichés

19 Juin 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Il ne s'agit pas ici d'un banal film choral comme on en a vu tant d'autres. Ce n'est pas un prétexte pour faire intervenir plein d'acteurs connus. Au contraire, tous ces comédiens servent l'histoire d'une excellente manière, car oui il y a un vrai scénario et même un vrai message. L'art doit relier, les gens se mélangent, il ne faut pas se laisser enfermer dans une case.
Ainsi, on comprend mieux le désir d'émancipation du pianiste virtuose incarné par Albert Dupontel. Il en a assez du monde corseté du classique. Il souhaite un public plus novice afin de pouvoir les toucher plus profondément avec son art. Cet art qui relie aussi un fils à sa mère morte. Une concierge à une actrice. Une jeune flemme montant à Paris avec une brochette de personnes d'une classe sociale élevée. Mais on remarque qu'ils sont tous égaux devant l'émotion. Et on ne peut être que touché par ce film qui dépoussière un certain nombre de clichés sur ce monde de l'art. Et puis, c'est tellement agréable d'entendre le concerto empereur de Beethoven tout au long de ce film !

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La tribune des critiques de disques

13 Juin 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Autre, #Maison de la radio, #Radio, #Tribune des critiques de disques, #France Musique, #Classique, #Beethoven

La Tribune des critiques de disques est la plus ancienne émission de radio française. En effet, elle a plus de 70 ans. Le principe de l'émission est simple, on choisit une oeuvre du répertoire classique et on compare six versions sur disques. La mission des critiques consiste à élire la meilleure version. L'écoute se fait en aveugle, c'est à dire qu'on ne sait pas qui on écoute, et cela peut occasionner des surprises.

A l'occasion de la fête de la musique, France Musique a décidé de faire une édition spéciale auditeur. J'ai été sélectionné pour participer à cette tribune des auditeurs qui est enregistrée le 21 juin 2017 et diffusée le dimanche 25 juin 2017 de 16h à 18h sur France Musique. Il fallait envoyer un mail pour être sélectionné, je le publie ici. Il explique bien ce que représente cette émission pour moi:

 

Cher Jeremie,

 

Je vous écris afin de porter ma candidature à l’édition spéciale de la tribune des critiques de disques prévue le 21 juin prochain pour la fête de la musique. En effet, je souhaite ardemment me muer en critique pour cette émission. Et ce pour plusieurs raisons.

 

Tout d’abord, l’exercice de l’écoute comparée est quelque chose qui m’est somme toute assez familier, et j’en appréciais le principe bien avant de connaitre cette émission. Un souvenir de lycée, en classe de musique me revient. Le professeur, pour nous exposer différents effets de l’orchestre nous avait fait écouter plusieurs versions de la 5ème symphonie de Beethoven, et j’avais trouvé que je n’entendais pas tout à fait les mêmes instruments selon les versions. Je ne doute pas que mon prof de musique de seconde connaissait l’émission mais malheureusement pour moi, il n’a pas prononcé son nom et cet exercice est resté sans lendemain pour un temps.

Au lycée toujours, j’ai également découvert que Samson François n’était pas forcément le pianiste de référence chez Chopin. Une de mes condisciples n’était autre que la petite fille du compositeur et pianiste polonais Miłosz Magin, et ne cessait pas de me vanter les mérites de son grand père avec quelques extraits.

Après le lycée, un ami proche, (que j’ai d’ailleurs depuis emmené à l’enregistrement de l’émission), m’a fait écouter en aveugle deux versions de la sonate pour piano en la mineur de Mozart. L’exercice consistait avant tout à reconnaitre laquelle était de Lang Lang mais, toutefois, on approchait de l’émission. Une fois de plus, occasion manquée, le père de mon ami est un auditeur fidèle de la tribune mais une fois de plus, on ne m’a pas parlé de cette émission.

 

Alors, comment l’ai-je connue ? Une journée d’été, un peu désœuvré, je me suis lancé dans la barre de recherche des podcasts. En effet, je voulais en savoir davantage sur le concerto pour piano n°20 de Mozart qui était entré dans mon cœur depuis que j’avais vu Amadeus au cinéma. Et là, je tombe enfin sur le podacast de la tribune des critiques de disques ! Et c’était parti, un monde nouveau s’ouvrait à moi. Une fois entré à l’intérieur, je n’en suis plus sorti, j’enchainais les émissions avec frénésie, trop heureux de constater le nombre d’œuvres que j’adore qui y étaient discutées. Mais plus que la musique qui m’était familière, j’étais tout heureux de faire des découvertes. Ainsi, l’émission sur les Bachianas brasileiras n°5 d’Heitor Villa-Lobos a été un grand bonheur pour moi. Mais aussi celle sur la partita pour clavier n°1 de Bach, qui m’a fait m’intéresser à toutes les autres partitas par la suite, que ce soit pour violon ou violoncelle et pour faire bonne mesure, m’a également fait écouter les suites anglaises et françaises. J’ai aussi découvert le compositeur estonien Arvo Pärt qui m’a fasciné et bien d’autres choses encore.

Mes certitudes ont également vacillé de nouveau, moi qui restais confortablement avec mes CD de Wilhelm Kempff au piano chez Beethoven, je découvrais Stephen Kovacevich dans la sonate opus 111 de Beethoven lors d’une des émissions les plus mémorables. Au fil de ces tribunes hebdomadaires, je me suis considérablement enrichi.

 

La qualité de cette émission ne s’est jamais démentie depuis près de 70 ans d’existence ! Elle a existé longtemps avant moi et me survivra longtemps après. En 70 ans, de nombreux critiques emblématiques se sont succédés. J’ai par exemple eu écho des colères mémorables du critique musical Antoine Goléa à la fin des années 1970 contre les versions historiquement informées de Harnoncourt avec des instruments d’époque. Plus près de moi, comment ne pas parler de Piotr Kaminiski et de ses prises de positions tranchées, précises et argumentées. Comment ignorer les critiques pertinentes d’un Christian Merlin dont l’amour de la musique transparait à chaque prise de parole. Comment ne pas écouter Elsa Fottorino nous parler de piano. Comment être insensible à la fougue d’Antoine Mignon. Comment négliger la science de Jérémie Bigorie, et j’en passe !

 

Prendre la suite de tous ces illustres critiques le temps d’une émission serait un grand honneur pour moi. D’une part, j’ai souvent eu le fantasme d’une tribune des auditeurs, cette émission étant tellement sujette à débat, je n’allais d’ailleurs pas tarder à en soumettre l’idée. D’autre part, j’y participais déjà un peu par les courriers que j’envoyais suite à certaines émissions, ce qui m’a déjà valu de remporter trois fois le disque de la semaine et d’entendre quelques uns de mes mots à la radio. Cette interaction existe déjà mais toutefois, sur le vif, il est un peu frustrant de ne pas pouvoir s’exprimer et de devoir attendre d’écrire son petit mail. Surtout lorsqu’on est présent dans le studio pour l’enregistrement !

 

Et comme le hasard fait bien les choses, il a fallu que l’œuvre au programme soit de Beethoven. Vous le savez, j’adule ce compositeur, notamment ses concertos pour piano. Etant de la génération Youtube, j’ai en affection une version de l’empereur d’Arrau qui y est mais également une autre de Gulda. Mais je me souviens que Fazil Say l’avait emporté il y a quelques années pour le troisième concerto pour piano de Beethoven. Il y a tant à dire sur cette œuvre que je ne sais pas par où commencer mais, il faut que j’en garde pour l’émission le jour venu.

 

Enfin, j’ai d’ores et déjà une petite expérience radiophonique en ce qui concerne la musique, il y a quelques mois, j’étais interrogé sur France Culture dans la chronique Hashtag, voici le lien

 

Une fois de plus, je vous remercie de faire vivre cette émission et d’en préserver l'héritage avec tant de passion. Vous êtes le digne héritier d’Armand Panigel et de Jean Roy.

 

Bien cordialement,

 

Anthony Ndika

Il y a eu également des papier dans Le Monde et dans les Incrocks qui parlaient très bien de cette émission. Ce qu'il y a de magique dans cette émission, c'est que pendant deux heures de temps, le problème le plus important de notre vie est de savoir quelles est la meilleure version ! Et comment ne pas mettre en avant cette parodie bien connue ?

 

Rassurez-vous, ce n'est pas tout à fait comme ça que ça se passe !

Edit du 26 juin 2017: Voilà, l'émission a été diffusée, elle est maintenant disponible sur le site de France Musique. Télérama a un peu parlé de nous ainsi que La Croix.

A numéro exceptionnel, photo exceptionnelle. Voici ici les tribuns en actions, il s'agissait de Brigitte, François, Jérémie (le producteur) Alisée et moi même. (Crédit Marc Voinchet, et moi pour la modification)

A numéro exceptionnel, photo exceptionnelle. Voici ici les tribuns en actions, il s'agissait de Brigitte, François, Jérémie (le producteur) Alisée et moi même. (Crédit Marc Voinchet, et moi pour la modification)

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The Jane Doe Identity: Une malheureuse autopsie

12 Juin 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Pourquoi The Autopsy of Jane Doe a pour titre français The Jane Doe Identity ? Parce que le mot autopsie n'attire pas le chaland ? Sans doute. De toute manière, il n'y a pas d'autre raison que le hasard qui puisse mener à aller voir ce film.
 
On se doute bien qu'il s'agit d'épouvante mais cela est fait de manière tellement grossière, parfois avec si peu de subtilité. On multiplie les fausses alertes pour plaisanter mais lorsqu'il faut vraiment faire peur, il n'y a plus personne, gore par contre, ça l'est, on ne compte plus les gros plans sur les cadavres qui au bout d'un moment commencent tout de même à lasser. Pourtant, il y avait de bons ingrédients. Un médecin légiste assisté de son fils dans son laboratoire situé au sous sol d'une maison. Le lieu était tout indiqué pour créer une ambiance vraiment oppressante. Alors oui, les plans serrés sur les visages, les ombres, le brouillard, les couleurs des images créent une certaine atmosphère. Mais là où la technique est à peu près correcte, les acteurs à peu près regardables, le scénario est un peu le grand absent.
 
Il n'assume pas de suite sa part de fantastique ou au contraire entretient mal l'ambiguïté entre le plausible et le surnaturel. Il est également bien trop prévisible. La conclusion est que l'on peut se passer aisément de cette autopsie définitivement ratée.
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Wonder Woman: Une divine naïveté

12 Juin 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #comic, #DC

J'ai été chagriné par la polémique qui a accompagné ce film contre son actrice principale Gal Gadot pour des raisons positifs. Pourtant, qui n'a pas envie de regarder Gal Gadot pendant près de deux heures de film ?
 
Le DC cinematic universe continue à s'étendre avec ce Wonder Woman et on peut dire que ce cru est assez bon part rapport à ce qui a précédé iciici et ici. On suit la genèse de cette héroïne qui a grandi sur une île au nom imprononçable. Déesse, fille de Zeus, femme puissante. Et c'est le grand succès de ce long métrage. Notre héroïne tient le film, sans le moindre doute. C'est d'ailleurs étonnant que Hollywood ait été aussi frileux avec les personnages féminins en tête d'affiche tant cela semble naturel aujourd'hui.
 
Il y a un message féministe très subtile tout au long du film. La confrontation entre Diana et le monde réel en pleine guerre ne cesse d'étonner. Sous son apparente naïveté, elle y voit pourtant beaucoup plus clair que tous les autres personnages. Gal Gadot joue cela à merveille. Ce mélange de fragilité et de force. Cette sensibilité alliée à la puissance. Cette érudition couplée d'incompréhension du monde. Mais finalement, presque tout était gagné avec son accent bizarre qui crée de suite un contraste. Mais il est vraiment saisissant de voir toutes ces facettes incarnées par la même personne. Toutefois, il est assez gênant de voir les personnages allemand s'exprimer en langue anglaise entre eux...
 
Les effets spéciaux sont assez spéciaux, ni trop beaux, ni trop laids. Le scénario est convenu mais le casting est assez bon (Ah Robin Wright !) et on sent que tout le monde s'amuse. Cette présentation du personnage de Wonder Woman est un succès. Et cent fois oui, même s'il y a la guerre, même s'il y a des choses moches dans ce monde, l'amour vaut bien toutes les peines d'essayer.
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Get Out: Film cosmopolite

6 Juin 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Get Out brasse les genres comme il brasse les couleurs. C'est un petit mix de comédie, slasher, film d'horreur et d'épouvante mais film social également. Quand le film veut faire rire, il fait rire. Quand le film veut faire peur, il fait peur. Quand le film veut faire réfléchir, il fait réfléchir. Et ce film parvient à chaque fois à ses fins, sans aucune difficulté. C'est un petit bijou, une véritable leçon de cinéma.

La réalisation est soignée. Que ce soit les plans extérieurs dans cette froide forêt, où les plans à l'intérieur de la maison qui créent un sentiment de tension, d'oppression, de malaise. Le casting est genial, surtout le couple incarné par Daniel Kaluuya et Allison Williams.

On suit les aventures de Chris, un noir américain qui accompagne sa copine Rose, qui est blanche, chez ses parents. Plutôt que d'embrasser bêtement et de manière convenu ce couple mixte, ce film va embrasser ce sujet sous toutes ses facettes d'une façon très inventive et très jouissive. On se rit des stéréotypes racistes, on se moque de la prétendue bienveillance de certains personnages. On a un humour toujours plus grinçant et une peur de plus en plus présente au fil des dédales. On comprend immédiatement que quelque chose ne va pas et pourtant, on ne peut pas deviner le fin mot de la chose. Cette attente, cette tension en suspension seront maintenues le plus longtemps possible jusqu'à une explosion finale qui sera un véritable soulagement. Beaucoup de non dits et de choses à purger tout au long de cette histoire et la résolution est à la hauteur des problématiques présentées. Jordan Peele nous livre un des meilleurs films de 2017.

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