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Le blog de andika

Dernier train pour Busan: Retour à l'état de nature

23 Août 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Voilà comment un film coréen sur des zombies me fait penser au Léviathan de Thomas Hobbes. C'est un tour de force.

Ce film est techniquement parfait. Toutes les options de mise en scène, les mouvements de caméra, les acteurs, tout le soin apporté à l'image, à chaque plan, j'ai rarement vu une telle perfection à l'écran. Chaque image est vraiment épurée et présentée de manière formidable.

Le scénario est basique et pourtant, on se laisse prendre par tous les rebondissements, malgré tout, malgré le nombre de films de genre d'épouvante qu'on a vus à propos de zombies, morts vivants ou autres créatures.

Mais ce n'est pas simplement un film d'épouvante, il permet aussi de se questionner durement. Qu'est-ce que l'éthique, l'honneur, le sens de la vie. Comment vivre sa vie, être là pour les moments qui comptent. Comment se comporter avec les gens lorsque l'enjeu est de survivre ? La solidarité a t-elle sa place ? L'amitié existe t-elle réellement ? Qu'est-ce que l'amour ? Le film n'est pas effrayant de par les morts vivants mais bel et bien par les intentions et motivations des personnages, qui sont terriblement humains, pour le bon mais aussi pour le pire. C'est bel et bien un retour à l'état de nature tel que décrit par Hobbes, qui montre qu'il existe une certaine anarchie, une guerre de tous contre tous et que le contrat social permet de protéger la société. Mais quand une horde de zombies attaque, qu'en est-il de ce contrat social ?

Le seul défaut qui n'en est pas un est que ce film est coréen et que la barrière de la langue fait que certaines scènes ne fonctionnent pas, on n'est pas aussi ému qu'on devrait l'être alors que c'est admirablement joué. L'actrice qui joue la petite fille est géniale d'ailleurs.

Vrai défaut par contre. Le film est convenu. Le héros, père de famille négligeant son enfant, étant peu présent car absorbé par son travail à la bourse a une révélation devant l'ampleur des éventements. Les deux personnages épargnés à la fin sont vraiment très prévisibles car il aurait vraiment été choquant de les tuer à l'écran. Mais même si c'est convenu, il y a des moments épiques, comme une scène qui même si elle est attendue, trouve le moyen de surprendre de par la choix de la réalisation, regarder une ombre tomber à l'arrière d'un train peu s'avérer vraiment poétique.

Je n'avais jamais vraiment essayé le cinéma coréen, je savais juste que Old Boy Park Chan Wook était très réputé. Avec ce dernier train pour Busan, j'ai bien envie d'en voir d'autres, ce ne sera définitivement pas mon dernier film coréen !

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Toni Erdmann: Une hype de qualité relative

23 Août 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #allemand

Ce film est une hype comme je n'en avais pas vue depuis longtemps. Toute la presse nous ordonne d'aller le voir, c'était la sensation de Cannes, il aurait du avoir la Palme.

Une fois sorti de la séance, je me trouve dans l'obligation de faire redescendre tout le monde sur Terre et de relativiser la qualité de ce film. Oui on rit à gorge déployée, oui le film va parfois dans des directions totalement dingues. Mais se taper près de trois heures de film pour avoir une morale du genre, ah oui, on est trop pris par notre routine quotidienne et on passe à côté des bons moments sans s'en rendre compte. Bah merci, j'étais pas du tout au courant de ça avant de venir voir ce film...

Mais ce qui sauve la chose, ce n'est pas le fond. C'est la forme. Et là, quelle audace ! Amener ce personnage de Toni Erdmann totalement dingue devant cette jeune femme qui semble être plus coincée et rigide que Geneviève de Fontenay, c'est quelque chose qui vaut le détour. Le père et la fille ont de succulents dialogues, se trouvent dans des situations les plus inattendues les unes que les autres, je retiens notamment cette chanson totalement folle chantée par Inès lors d'une fête, l'anniversaire qui vaut le détour aussi. Et finalement, on se rend compte que les grands moments de la vie, les plus mémorables que l'on retient à la fin, on les vit avec Ines et son père, et c'est ça le plus fort. Et vous savez quoi, on est touché à un moment et on ne peut que fondre.

Maren Ade mène son film d'une main de maître, ne se laisse jamais dépasser par son sujet, sait quand mettre de la tension, quand la faire redescendre, comment susciter l'émotion, comment amener ses événements. Le scénario a un grain de folie, les acteurs sont habités et on en sort avec l'un des films les plus intelligents de cet été.

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Idependance Day 2: Un film éculé

16 Août 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Je tenais absolument à voir ID Resurgence car le premier du nom est l'un de mes plus anciens souvenirs de cinéma. J'avais 6 ans à l'époque et j'en avais pris plein la vue. 20 ans après, il semble que je sois devenu plus exigeant. A aucun moment, je n'ai senti le souffle épique de Independance Day, le tout était éculé, sans énergie, donnait un air de déjà vu. Le scénario étant d'ailleurs très pauvre et convenu, tout résidait dans les scènes d'action qui étaient de bonne facture. A aucun moment, je n'ai senti le souffle ou l'enthousiasme que j'avais vécu des années auparavant et j'en ressort frustré. Mais c'est souvent le cas pour les suites. Roland Emerich nous compte une fois de plus la fin du monde, je suis tenté de dire qu'il s'agit d'une fois de trop.

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La Rafle: des émotions utiles

9 Août 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

La Rafle est un film utile sur un événement de l'histoire de France qui a trop longtemps été méconnu.
Là réside son intérêt historique. Son intérêt cinématographique réside dans ses personnages. On a des comédiens habités qui font que leurs petites histoires prennent le pas sur la grande. L'insouciance d'un enfant devant l'innommable que rien ou presque ne vient troubler. Ces hommes et ces femmes dignes, debout. Et enfin l'émotion qui monte crescendo jusqu'à parvenir à conclure le film sur une note d'espérance.

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Suicide Squad: De gentils méchants

4 Août 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #comic, #DC

Bon, j'avoue, facile l'oxymore du titre.

Suicide Squad est globalement une déception. Je n'avais pas d'attente particulière quant à ce film, j'avais simplement été alléché par le Joker interprété par Jared Leto, que j'avais trouvé génial dans les différentes bandes annonces. Mais on le voit si peu au final que ça en devient un peu frustrant.

Le postulat de départ du film, c'est de prendre une équipe de super vilains et d'en faire les héros même s'ils restent intrinsèquement vilains. Cette équipe est rassemblée par une certaine Amanda Waller qui est une agent secrète. C'est un semi échec. Le film ne s'assume pas comme un film de super vilains alors que tout le potentiel était là. Mais à force de ne pas vouloir être classifié dans les films interdits aux plus jeune, on en arrive à des films bancals, qui ne s'assument pas. Avec autant de méchants à l'écran, rares sont les moments un temps soit peu subversifs, malsains. Ou même si les auteurs ne voulaient pas aller dans une telle direction, ils auraient pu davantage questionner leurs personnages. Ce film manque cruellement de fond et c'est d'autant plus frustrant que tout le potentiel était là. Je pense à deux scènes en particuliers. Une intervention d'Amanda totalement ahurissante où on ne peut qu'être scotché sur son siège. La seconde séquence est un dialogue banal de tous nos méchants autour d'un verre, à propos de leur condition de méchant, leur place dans le monde. Et bien, c'est ça que je voulais voir

A la place de quoi, on a beaucoup de tentatives d'humour déplacées. On a un joker un peu tenu en laisse et qui n'a que des motivations purement romantiques... Et enfin, on a quand même aussi un vide au niveau des idées assez inquiétant.

Là où Batman vs Superman s'en sortait grâce à un fond qui tenait la route et des questionnements intéressants, rien de tel ici. On a un méchant risible qui a des buts pour le moins confus. Et puis cette manie de vouloir faire sombre en ajoutant un filtre à l'image, c'est fatiguant, on soigne plus la forme que le fond et on va dans le mur. Ainsi, la photographie crée effectivement une ambiance mais cette dernière n'est pas suivie par le scénario.

Mais il y a tout de même quelques points positif, une Harley Queen absolument géniale interprétée par Margot Robbie (validée de longue date dans WSW), un Joker totalement dingue interprété par Jared Leto, et enfin une Amanda Waller totalement malsaine interprétée par l'excellente Viola Davis.

Suicide Squad a néanmoins une utilité dans l'univers cinématographique de DC. Mais c'est tout de même paradoxal pour un film d'exploiter davantage ses faiblesses que ses forces. A croire que, sous prétexte de sortir l'été, il devient inutile de réfléchir au cinéma...

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Insaisissables 2: Sympathique divertissement

3 Août 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Insaisissable 2 est à l'image du premier film. On passe un moment très sympa, on rit, on en a plein la vu mais sorti de la salle, on n'a rien retenu. La forme est impeccable, le fond est quant à lui presque inexistant. Ce film est une fin en soi, pas le moyen de faire passer un message. Il raconte une histoire assez anecdotique, il est muni d'un scénario convenable mais la magie ne fait pas vraiment effet. C'est un bon film pour passer le temps l'été mais on n'en retient rien et il n'y a pas grand chose à en dire au final. Voilà, c'est deux heures de fun, sans plus.

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