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Le blog de andika

Sully: Danger dans le ciel

22 Décembre 2016 , Rédigé par andika Publié dans #cinéma, #Avion, #NTSB, #Clint, #Eastwood

Ce film m'a fait penser à un épisode de la célèbre émission Air crash, ou danger dans le ciel en français. En effet, on y suit l'enquête du NTSB suite à l'amerrissage sur l'Hudson réalisé par le capitaine Sully en janvier 2009. Il s'agit d'une histoire méconnue puisque la presse l'avait immédiatement érigé en héros et pourtant... À peine l'avion posé, il a été soumis à la question et suspecté par Le NTSB quant à ses choix. Mais pas seulement, il est vraiment suspect, on le questionne aussi sur son mariage, sa consommation d'alcool. D'entrée, on a un malaise. Sully est-il vraiment un héros ? Le film répond subtilement à cette question en déroulant les faits. Avec aussi des séquences qui montrent la passion de l'aviation qu'à Sully. Plus on avance, moins on se pose de questions et plus on se rend compte que les machines, là technologie, tout cela ne détient pas la vérité et que parfois, elle est ailleurs. En effet, on devrait prendre les plus grandes précautions avant de juger une personne sur 208 petites secondes. Clint Eastwood nous dépeint ici toutefois un monde bienveillant, où tout le monde s'aime et se respecte et dans cette période, ça fait du bien. Toutefois, l'émotion a du mal à percer, peut-être parce qu'on connaît déjà cette histoire. Ici Clint est moins de gauche, il est surtout humaniste et c'est tout aussi bien. Enfin, collent ne pas faire un parallèle avec Flight de Zmeckis ? Je n'ai pas cessé d'y penser devant ce film ! Tom Hanks est aussi bon ici que Denzel dans l'autre !

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Rogue One: Une nouveauté rafraîchissante

19 Décembre 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Star Wars, #RogueOne

Quelle immense surprise que ce Rogue One ! Tellement plus qu'un simple objet visant à faire du profit. Je l'affirme d'autant plus que j'étais sceptique face à ce projet et que j'ai eu beaucoup de mal à m'intéresser à ce film mais au vu des échos positifs, j'ai décidé de tenter.

On part toujours dans une galaxie très, très lointaine mais on ne regarde pas au même endroit que d'habitude. On a donc l'occasion de voir un Empire des plus féroces, beaucoup plus dangereux que ce que montrait les autres films. On a également droit à une rebellion plus radicale, plus féroce, violente, chose inimaginable dans un film Star Wars qui est avant tout familial.

Et pourtant, les thèmes habituels sont conservés, la Force, la famille, l'amitié mais tout cela en étant renouvelé. 

Il est une fois de plus appréciable d'avoir une femme comme personnage principal, Felicity Jones excelle en Jyn. Le reste du casting est également très satisfaisant, notamment un Forest Whitaker assez étonnant et barré.

Etendre l'univers de Star Wars de cette manière, c'est définitivement oui. Un bon scénario sur une histoire qu'on connait un peu pourtant, des personnages attachants et une réalisation grand spectacle qui nous offre les plus belles séquences de bataille spatiale. On a également droit à de très belles émotions et une conclusion douce amère, définitivement pas enfantine pour le coup. Rogue One offre ce qu'il y a de mieux dans Star Wars, de façon très audacieuse.

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Rocco: Le démon de l'hubris

19 Décembre 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Voici un film documentaire totalement fascinant. Sa place est d'ailleurs définitivement au cinéma tellement les images sont esthétiques, les plans soignés pour ce mythique personnage qu'est Rocco Siffredi.

En parlant de mythe, l'analogie n'est pas vaine, en effet, comme pour les personnages de la mythologie grecque, Rocco est soumis à un terrible hubris, un outrage, une transgression, un désir immodéré pour le sexe qui en fait un personnage tout sauf conventionnel. Ainsi, le premier plan qui le film sous la douche, ses attributs de puissance saillant, bien visibles en gros plan, muscles luisants fait un parallèle saisissant avec les statues antiques. Rocco est tellement mythique que ses partenaires à l'écran ont des regards plein de désir envers lui, que lorsqu'il arrive dans une boite de nuit, tout le monde le salue, que son cousin caméraman est son fidèle écuyer et j'en passe.

Mais derrière le mythe, il y a un homme et même moins que cela, un esclave, esclave de son sexe, des femmes et c'est la grande découverte de ce film. Le mythe n'a aucune limite, se croit libre mais cela affecte l'homme. Un homme qui lui a des limites, tout d'abord morales, puis familiales, avec notamment sa mère omniprésente, sa femme, ses enfants. Un grand sentiment de culpabilité ronge cet homme qui est amené à faire des choses terribles à cause de son démon. 

Ce film est un exercice psychanalytique exceptionnel, Rocco se confie de manière étonnante à la caméra, rit, pleure, dévoile. Fait intervenir son entourage, ses fils dans une séquences où l'on voit le paradoxe entre l'homme et le mythe, ce qui crée un décalage et presque une gêne. On voit également son épouse dans une scène où elle fait du yoga, un besoin de rester zen sans doute, cette action en dit plus que ses mots. Enfin, on rencontre également une collègue emblématique, Kelly Stafford qui dit ma foi, des choses fortes intéressantes.

Rocco est donc un excellent documentaire qui vaut vraiment la peine d'être vu.

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Lincoln: L'icone

4 Décembre 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Spielberg

J'avais vu Lincoln à sa sortie, j'attendais trop ce film et ce projet a eu une longue gestation mais est finalement sorti et pour quel résultat ! Qu'il est bon de se plonger dans ce film après s'être un peu documenté sur la Guerre de Sécession. Cet événement historique est l'élément fondateur qui a constitué vraiment la nation américaine, il représente également les prémices de sa puissance militaire et est un avant goût des guerres qui allaient venir par la suite.

Mais la guerre n'est présente dans ce film que par le contexte, elle est en arrière plan, les choses se passent à Washington. Lincoln vient d'être réélu président, le congrès a été renouvelé avec une écrasante majorité pour les républicains, le sénat a voté l'abolition de l'esclavage. Lincoln choisit ce moment précis pour faire passer le XIIIème amendement à la constitution américaine devant la chambre des représentants.

Il est vraiment fascinant de voir l'icône Lincoln en action interprété par un Daniel Day Lewis exceptionnel. Spielbberg le film comme une sorte de divinité, la lumière émane de lui, c'est une figure messianique qui est venue pour émanciper les hommes. Cet aspect religieux, quasi christique n'est pas à prendre à la légère chez les américains, ainsi, quand on voit le président dire qu'il aimerait aller à Jérusalem, c'est un message assez méta. Figure christique bien entendu, mais aussi judaïque avec le fameux nom Abraham mais aussi, on peut se dire que Spielberg nous parle à ce moment.

Mais tout le film est un message à la société américaine, tout ce film dénonce l'exclusion, la peur de l'autre, la haine, la guerre et ces messages sont toujours d'actualité malheureusement. Il montre aussi à quel point il faut prendre une attitude volontariste pour combattre ces maux et parfois se salir les mains. Il montre également qu'il est inutile de vouloir tout, tout de suite et qu'il est nécessaire de savoir faire des compromis. La scène entre Thadeus Stevens et Lincoln le montre bien.

Spielberg nous montre un personnage fascinant. Il nous dépeint également une époque assez structurante dans l'histoire des Etats Unis, ce parti républicain qui n'allait pas s'attarder à s'imposer, et imposer sa loi au Sud, ces démocrates qui étaient loin de l'image qu'on se fait d'eux aujourd'hui.

Tout cet ensemble est servi par des acteurs formidables, en passant de Sally Field à Tommy Lee Jones. Ainsi, ce film complète bien Glory qui était déjà très touchant.

Lincoln devait mourir pour devenir l'icône qu'il est, il devait être sacrifié pour atteindre le rang de mythe mais surtout, il devait quitter la scène politique à son apogée et ne pas se compromettre dans ce qu'allaient devenir les Etats Unis par la suite.

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Les Animaux Fantastiques: Une magie identique

4 Décembre 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Harry Potter

Les animaux fantastiques est un enchantement. Il s'agit d'un monde familier mais aussi totalement nouveau, ce paradoxe, cette synthèse font tout le charme de ce film. Ce film ravira les fans des livres mais également des adaptations cinématographiques de l'univers Harry Potter. JK.Rowling a un talent d'écriture qui fait qu'elle excelle également dans un scénario de cinéma alors que les contraintes sont toutes autres. Le fait de conserver David Yates à la réalisation est également une chose très positive.

Au niveau de l'histoire, on suit les aventures de Norbert Dragoneau qui nous arrive tout droit du Royaume Uni et qui débarque à New York avec une valise pleine de créatures magiques qui ne nous sont pas toutes étrangères, tant Hagrid nous en avait fait découvrir. Ainsi, le fan du livre reconnaîtra le Nifleur qui aime les choses qui brillent, ou encore le Botruc. Avec ce film, Rowling étend son univers de manière subtile, en changeant d'époque et en nous montrant des choses sur lesquelles les anciens films ne s'attardaient pas. Au cours de son aventure, Norbert va croiser une Auror, sa soeur et un moldu qui l'aidera dans sa quête. Voici une vraie innovation que de mettre un moldu au centre de l'intrigue. Cela crée des situations nouvelles et amène de nouveaux enjeux dramatiques qui n'étaient que esquissés auparavant.

La réalisation quant à elle est dans la continuité, on revoit beaucoup de plans qui ont déjà été utilisés auparavant, notamment l'exemple de l'introduction faite de coupures de journaux qui n'est pas sans rappeler le procédé employé dans l'ordre du phoénix mais il y a également d'autres choix qui nous sont familiers et qui nous permettent de nous sentir en terrain connu. Il ne s'agit pas d'un manque d'inventivité mais d'une volonté de continuité et parfois d'hommage.

Cette continuité permet d'aiguiser la curiosité du spectateur dès qu'il entend un nom familier, notamment sur le grand méchant Grindewald dont l'ombre semble planer sur toute cette histoire. Mais plus que les personnages connus, ce film appartient aux personnages que l'on découvre ici et auxquels on s'attache. Une auror un peu gaffeuse, un sorcier humaniste attaché à la cause animale, un moldu profondément humain qui souhaite ouvrir une boulangerie, une sorcière qui cherche l'homme idéal et ce personnage de présidente de la communauté magique aux Etats Unis, femme, noire dans les années 1920 ! Un vrai plaidoyer contre l'exclusion et pour la défense des plus faibles, pour la fraternité et aussi un doigt d'honneur à la polémique sur le Hermione noire de la pièce de théâtre ! Vivement la suite ! Merci J.K Rowling !

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