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Le blog de andika

La loi du marché, la puissance du naturalisme

29 Juin 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Il s'agit ici d'un film qui exhale l'authenticité. Cela est dû notamment à certaines options de mise en scène, comme par exemple les plans très rapprochés qui filment les personnages de très près, plus particulièrement leur visage. Par ce biais, on voit leurs expressions, leurs émotions. Ce film nous montre la société telle qu'elle est sans toutefois la regarder de haut, en étant au contraire au plus près d'elle, en regardant dans les yeux les femmes et les hommes qui la composent. Ces personnages subissent presque tous des humiliations, que ce soit le personnage principal incarné par un immense Vincent Lindon, qui est constamment humilié pendant une bonne partie du film, tant qu'il n'est qu'un sans emploi. Ces humiliations prennent plusieurs formes, que ce soit à la banque, lors d'un entretien d'embauche, pour la vente d'un mobile home... Mais une fois qu'il trouve cet emploi de vigile dans un supermarché il devient le spectateur impuissant de l'humiliation des autres, que ce soit pour des,larcins, des fautes professionnelles. On sent que cette situation est aussi difficile à vivre que la première pour le héros car il s'identifie sans trop de difficultés à toutes ces personnes humiliées. Et pourtant, la vie est ainsi faite et pour s'en sortir il faut endurer. Pour cela, il convient sans doute d'avoir un bon entourage et pourquoi pas s'accorder des moments de légèreté autour d'une simple danse, car le ballet de la loi du marché est malheureusement beaucoup moins léger.

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Spy, une surprise hilarante

18 Juin 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Une excellente surprise que ce Spy. Film de genre tout en étant une vraie parodie, les codes du film d’espionnage sont tous respectés pour mieux être tordus dans l’instant qui suit. Il convient de prendre certaines répliques au millième degré afin de les apprécier à leur juste valeur. Les dialogues sont très percutants et il faut adresser une mention spéciale à Jason Statham qui a un potentiel comique vraiment exploité à son maximum dans ce film. Rose Byrne est également formidable et a un charme fou. Jude Law excelle dans son rôle d’ersatz de James Bond. Enfin, Melissa McCarthy porte ce film sur ses épaules avec une véritable présence à l’écran et un jeu vraiment très bon dans toutes ses scènes. On passe vraiment un bon moment devant ce film et on rit énormément !

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Jurrassic World, un produit fini

18 Juin 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Ce film fonctionne vraiment très bien même s’il emploie les mêmes recettes que ceux qui l’ont précédé. Et justement, c’est ce qui fait sa force. En revanche, une fois de plus, la 3D n’apporte pas grand-chose. J’ai été ramené près de 20 ans en arrière dans Jurissic Park qui constitue un de mes premiers souvenirs de cinéma et d’un blockbuster vu sur grand écran. Tout y est, action, humour, démesure, frisson. Ce film constitue également une critique acerbe de notre société, qui ne pense qu’au fric, au profit, à la marchandisation, aux armes, qui manipule la nature pour des raisons purement mercantiles et qui engendre parfois des monstres qu’elle ne peut pas contrôler. Enfin, Chris Pratt et Bryce Dallas Howard fonctionnent vraiment merveilleusement bien à l’écran, on sent une véritable tension sexuelle entre eux sans que cela ne les empêche d’être badass devant les dinosaures. Jurassic World est un grand spectacle à ne manquer sous aucun prétexte cet été.

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Le Labyrinthe du silence, un film allemand (et important)

8 Juin 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #allemand

Très beau film qui raconte une histoire de la plus haute importance. C’est toujours intéressant de se replonger dans l’histoire avec un grand H pour ne pas oublier sachant que ces événements de la seconde guerre mondiale sont souvent l’objet de l’obsession des négationnistes. Il ne faut pas passer ces événements sous silence, jamais, il faut que cela se sache. C’est exactement le raisonnement de ce jeune procureur de la toute aussi jeune RFA en 1958. Il ne connaissait pas Auschwitz au début de l’histoire de ce film, une honte pour lui comme le dit le personnage du journaliste. Mais pas simplement une honte pour ce magistrat mais une honte pour chaque allemand, chaque citoyen du monde et c’est une honte qui n’est pas acceptable. Ainsi, les protagonistes sont à la recherche de nazis à débusquer et il est assez effrayant de constater à quel point cette tâche s’avère difficile et à quel point ils seront entravés. Ainsi, on apprend que le Dr Mengele ne sera jamais inquiété pour toutes les atrocités qu’il a commises. Mais ce film n’est pas que cela, il ne s’agit pas simplement d’histoire, c’est également une ambiance qui est parfois légère, parfois glaçante. On ressent le besoin d’oubli de ce peuple qui a tout de même vécu des choses terribles. Le besoin de se dire que la vie reste belle malgré tout. Mais plus on avance dans la découverte des horreurs, plus il est difficile d’oublier. En effet, chaque protagoniste se retrouve alors confronté à son passé, au passé des ses proches de ses parents et découvre qu’il était bien difficile à l’époque de ne pas être nazi. Enfin, c’est un film sur la résilience. Résilience des victimes qui viennent témoigner afin de pouvoir passer à autre chose mais que le monde n’oublie pas. Résilience du jeune procureur qui devenu parano parvient à sa retrouver et savoir qui il est et où se trouve le bien. Et enfin résilience de l’amour qui demeure toujours possible même dans une RFA qui sort du nazisme. Malheureusement, il n’en a pas été de même en ex RDA où les autorités n’ont pas eu le même zèle à poursuivre les anciens nazis. Un film à voir absolument.

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