Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de andika

Articles avec #concerto tag

Concerto en famille

29 Novembre 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Concert, #Concerto, #Rachmaninov, #Philharmonie

J'étais de nouveau à la Philharmonie ce dimanche 27 novembre 2016 pour un concert un peu particulier. Il s'inscrivait dans le cadre thématique du concerto pour piano n°2 de Rachmaninov présenté par Alexandre Tharaud. J'avais déjà parlé de Rachmaninov ici en relatant le concert londonien auquel j'avais assisté à l'été 2014 et où j'avais eu la chance d'entendre son concerto n°3, puis en parlant d'un article de libé à propos d'un autre concert.

J'ai toujours eu une petite préférence pour le concerto n°3 mais j'aime aussi beaucoup le n°2 car il signifie beaucoup de choses. Ce concert n'était pas un concert habituel, à savoir qu'il ne s'agissait pas uniquement de musique. J'avais pris cette date car tout d'abord, je préfère le dimanche maintenant, afin d'être sur de pouvoir y aller, de plus, ça ne coutait vraiment pas cher mais une fois les places achetées, je me suis aperçu que quelque chose clochait. En me renseignant un peu plus, j'ai constaté que ces fameux concerts en famille avaient la particularité de ne pas présenter l'oeuvre complète qui est au programme mais des extraits... Mais finalement ce n'est pas plus mal, car, on a eu droit au moins au 3/4 de l'oeuvre et aussi à autres choses, en bonus ! Tout d'abord la narration de Marc Dumont qui est enseignant d'histoire et qui nous a apporté des éclaircissements très intéressants sur le contexte de l'oeuvre, de plus, on a aussi eu l'occasion d'entendre un extrait de la musique de Tchaikowski et il y avait également des extraits vidéos qui étaient diffusés, de sorte que tout cela était très, très dynamique.

A cette occasion, l'orchestre du conservatoire à rayonnement régional de Paris était aux fourneaux, dirigé par Pierre Michel Durand et au piano, nous avion le serbe Aleksandar Madzar. On sentait bien qu'on avait affaire à des jeunes, le son manquait un peu de cohésion, d'ampleur, ils ne faisaient pas bien corps mais toutefois, ils s'en sont admirablement bien sorti.

Dans le premier mouvement, on n'entend la fameuse introduction, faite d'accords mystérieux qui représentent les cloches qui sonnent dans la Russie de Rachmaninov, il disait d'ailleurs que par ces accords, il avait l'intention de prendre possession de l'attention du public. Et c'est une chose vraiment réussite, on est captivé dès le début.

On entend par la suite des extrait du second mouvement, qui est le plus connu car il a été utilisé pour la chanson All by myself, reprise à de multiples reprises. C'est vraiment ce mouvement qui est psychanalytique. En effet, Rachmaninov écrit ce concerto dans une période de grave dépression après l'échec de la création de sa première symphonie à cause du chef d'orchestre qui était saoul. Mais sa thérapie avec Nikolaï Dahl va l'aider à surmonter ses souffrances, lors de la création de l'oeuvre, son propre médecin sera même dans l'orchestre dans le pupitre des violoncelles. On ne peut pas être insensible à cette musique.

Enfin, le troisième mouvement a été joué en entier, c'est le plus joyeux et le plus virtuose, ça tombe bien. En parlant de ça, le pianiste m'a vraiment impressionné, il a également eu à jouer le fameux prélude en Do# mineur op n°2, et c'était vraiment cool.

Au final, c'était vraiment sympa d'avoir quelque chose de différent, ce genre d'initiative permet à un vaste public de venir sans se sentir toutefois étranger, ou pas à sa place. D'ailleurs, à cette occasion, l'association cinémadifférence était présente, elle permet à des personnes qui sont soit malades, sois à mobilité réduite, d'assister à des représentations culturelles. Je pense que ce concert à du plaire à ce public.
 

 

 

Lire la suite

Mozart au festival de Saint-Denis

19 Juin 2016 , Rédigé par andika Publié dans #93, #Saint Denis, #Festival, #Concert, #Mozart, #Concerto, #Autre, #Classique

Cela faisait quelque temps que je souhaitais me rendre au Festival de Saint Denis. C'est maintenant chose faite avec ce fantastique concert auquel j'ai assisté ce samedi 18 juin 2016 à la maison de la légion d'honneur à Saint Denis. Faudra peut-être que j'y retourne afin de me faire une petit concert dans la basilique la prochaine fois.

En tout cas, le salle était assez sympa, sauf que comme la scène était surélevée, je ne voyais pas du tout le pupitre des instruments à vent et j'avais du mal à les discerner à l'oreille. Autre chose assez cocasse, le portrait de Napoléon Bonaparte qui trônait, alors que le 18 juin n'est autre que l'anniversaire de Waterloo, son ultime défaite. Quelle belle ironie !

Il y avait quatre œuvres au programme, jouées par l'orchestre de Chambre de Lausanne, dirigé par Joshua Wailerstein qui était ma foi bien jeune ! Tout d'abord la symphonie n°98 en si bémol majeur de Joseph Haydn, puis le concerto pour piano n°23 de Mozart, The Messenger de Valentin Silvertrov et enfin, la symphonie n°38 de Mozart "Prague".

Symphonie n°98 en si bémol majeur, Hob. I: 98 de Joseph Haydn

Comme le dit mon pote RTT, Haydn au début, c'est sympa puis on s'ennuie. C'était presque vrai dans cette symphonie qui se tient de bout en bout. J'ai juste été un peu dérouté par l'orchestration qui est encore plus réduite que chez Mozart. Haydn était un grand ami de Mozart d'ailleurs, et il a écrit cette symphonie en son hommage, lorsqu'il a appris sa mort en 1792. Il imite un peu le style de Mozart. J'avais d'ailleurs entendu une histoire sur ces deux-là, Haydn en manque d'inspiration, devait livrer deux quatuors à cordes à son éditeur, Mozart, voyant cela, lui envoya immédiatement deux quators afin qu'il les signe à sa place ! Si c'est pas beau ça !

De cette symphonie, je retiens le mouvement lent, Adagio cantabile, qui était très beau même si j'émets quelques réserves. Le Menuetto était également très sympathique, la mesure en trois temps bien reconnaissable, très dansant. Je réécouterai ça un jour éventuellement.

Concerto pour piano n°23, en la majeur, K 488 de Mozart

Vous connaissez tous ce concerto. Et à défaut de le connaitre, vous avez déjà vu cette pub d'Air France avec Benjamin Millepied qui danse sur ce concerto.

Mozart est éternel

J'ai l'impression de connaitre ce concerto depuis toujours. Ce deuxième mouvement est d'une beauté à couper le souffle. Je me souviens d'avoir vu sur Youtube le Grand Christoph Eschenbach le jouer et j'avais été subjugué. Et bien, dans la salle, c'est encore mieux. Et je dois dire que Adam Laloum au piano était vraiment excellent. Alors bien entendu, l'Adagio est le pilier de ce concerto et pourtant, les deux mouvements rapides ne sont pas en reste. J'ai d'ailleurs personnellement une préférence pour la troisième mouvement qui me touche énormément. Point trop d'effets du pianiste, juste de l'émotion communiquée à travers les notes, sans trop en faire sur les nuances. Il nous a d'ailleurs gratifié de deux bis. J'en ai été très heureux vu que la semaine dernière, j'avais eu droit à zéro bis !

Au final, les mots sont bien peu de choses devant une telle musique. Mais que c'est bon de ressentir physiquement l'orchestre dans la salle, on entend tellement davantage, on ressent tellement plus, fallait voir ma tronche pendant...

Photo souvenir du concert

Photo souvenir du concert

The Messenger

Faudra vraiment que je réécoute ce truc. C'était sympa mais ça ne m'a pas plus marqué que cela. Par contre, le compositeur, Valentyn Sylvestrov est toujours vivant. C'est sympa de jouer des compositeurs contemporains.

Symphonie n°38, "Prague" en ré majeur, K 504

Celle-ci, je l'écoute pour la énième fois sans toutefois parvenir à la chanter, pourtant que l'aime cette symphonie ! Elle a été écrite par Mozart suite au merveilleux accueil de la ville de Prague de ses opéras Don Giovanni et Les noces de Figaro. De plus, Prague est une ville qui me fait rêver. Et pourtant, j'ai du mal à l'imprimer dans ma tête cette satanée symphonie alors que je l'ai écoutée à de nombreuses reprises. Je pense que le concert va m'aider à la retenir à l'avenir !

Conclusion

Encore un concert fantastique. Sur ce coup, vois un orchestre en tournée était quelque chose de sympa dont je n'ai pas l'habitude. Effet, j'étais très étonné de voir nos amis de Lausanne nous gratifier d'un bis à la fin du concert. Je retiens également l'intensité du violoncelle solo que je ne quittais presque pas des yeux et qui a pu s'illustrer chez Haydn.

Je garderai un bon souvenir de ce concert à Saint Denis. Une bonne raison pour moi de m'aventurer dans le 93. Les suisses nous ont bien traités, nous les avons bien accuillis mais j'espère qu'on les battra quand même ce soir à l'Euro ! Et oui, fallait bien que je parle de foot à un moment donné !

Lire la suite

Orgie de cordes à la maison de la radio

13 Juin 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Concert, #Concerto, #Maison de la radio, #Mozart, #PhilarRF, #Philar, #Orchestre Philharmonique de Radio France

Samedi 11 juin 2016, j'étais de nouveau à la maison de la radio pour le dernier concert inclus dans mon abonnement en cette saison 2015/2016.

Mes autres choix de concerts avaient été très simples. Il fallait choisir cinq dates, les quatre premières ne m'ont causé aucun souci. La première était une soirée 100% Mozart, le soir où la France s'est fait sortir par la Nouvelle-Zelande à la coupe du monde de rugby.

Les trois dates suivantes ne m'ont pas posé davantage de difficultés. Il s'agissait des trois concerts du cycle Beethovent/Bartok qui devaient se tenir en l'espace d'une semaine, malheureusement, le premier avait été annulé suite aux attentats de novembre 2015.

Je me souviens bien que pour le cinquième concert, mon choix n'a pas du tout été aisé à faire ! Rien ne me plaisait vraiment. Et il fallait pourtant clôturer cette commande ! Et là, Eureka, je lis ces trois noms, Mendelssohn, Mozart, Tchaïkovski !

Le seul souci, c'est que ça tombait en même temps que l'Euro mais bon, je peux bien sacrifier un match de temps en temps, encore que...

Cette fois-ci, il s'agissait de l'orchestre philharmonique de radio France. Il était dirigé par Amaury Coeytaux qui est l'un des premiers violons solo ! Expérience très étonnante que de voir l'orchestre dirigé par le premier violon, c'était une première pour moi. Je l'observais énormément et j'ai remarqué que ses coups d'archet étaient très prononcés, il transmettait sa pensée et impulsait le mouvement de l'orchestre par le geste, et arrivait sans aucun mal à être suivi. On voyait bien à quel point il était engagé dans la musique. Quelques fois il bougeait son bras, en revanche, il ne pouvait pas tellement regarder les autres musiciens.

Pour la petite histoire, j'avais failli oublier d'aller à ce concert, puis j'en ai vu la publicité sur la page Facebook de la maison de la radio, qui mettait en avant que l'orchestre serait dirigé par son premier violon, en effectif réduit, dans une ambiance intimiste. Pub intrigante et qui s'est révélée tout à fait exacte. C'est ce que j'aime chez le philharmonique de Radio France, c'est qu'il n'hésite pas à jouer en effectif réduit et ainsi, il peut beaucoup plus facilement proposer du Mozart qui requiert beaucoup moins de musiciens qu'un Mahler ou encore un Brukner. Mais il faut comprendre ces orchestres, ils sont parfois composés de plus de cent musiciens et il faut bien faire jouer tout le monde le plus souvent possible...

Trois oeuvre étaient au programme de cette soirée, tout d'abord la symphonie n°10 en si mineur de Mendelssohn, puis le concerto pour piano n°25 de Mozart et enfin, Souvenir de Florence, sextuor pour deux violons, deux altos et deux violoncelles en ré mineur de Tchaïkovski.

Symphonie n°10 de Mendelssohn

Il s'agit d'une symphonie écrite pour un orchestre composé uniquement de cordes. C'était une oeuvre du jeune Mendelssohn destiné à son professeur, comme nous lorsqu'on fait nos devoirs au collège. Elle est en deux mouvements très courts, l'exécution n'excède pas les dix minutes. On voit tout l'intérêt que l'orchestre soit dirigé par le premier violon. Je retiens surtout un passage où l'alto est mis en valeur. On entend bien que c'est un bel et noble instrument, trop injustement décrié au sein des orchestres...

Concerto pour piano n°25 de Mozart

C'est surtout pour ce concerto que j'ai opté pour ce concert. Il ne fait pas partie e mes préférés et je ne le connaissais pas avant de prendre mes places. Chez Mozart j'adore le 9; 15; 20; 21; 22; 23; 24, mais jamais écouté le 25 avant de mettre le nez dedans dans la perspective de ce concert. Et pourtant, qu'il est beau. Sa joyeuse tonalité de do majeur nous enchante et on a l'opportunité d'entendre dans le premier mouvement un thème qui ressemble étrangement à notre Marseillaise.

Le pianiste était Paul Lewis et je l'ai trouvé excellent mais il n'a pas donné de bis, j'en était très déçu. Toutefois, je pense que le public a mérité un tel comportement, à toujours applaudir entre les mouvements et surtout, en ne le rappelant pas suffisamment longuement pour le bis justement !

Souvenir de Florence

Il s'agit donc d'un sextuor à cordes, mais il y a beaucoup plus de six instrumentistes dans la version qui a été donnée, il s'agit en réalité de six pupitres. Deux violons, deux altos et enfin deux violoncelles, mais l'un des deux pupitres de violoncelle était assuré par des contrebasses.

Oeuvre très belle en 4 mouvements, je retiens la fugue finale qui est juste merveilleuse, ce contrepoint et ces multiples voix m'ont captivé.

Encore une fois, l'orchestre était composé uniquement par des cordes, d'où le titre de l'article !

Donc oui, il n'y a pas que l'euro dans la vie !

Lire la suite

Philharmonie 3: Rencontre avec Paavo Järvi

5 Mars 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Philharmonie, #Orchestre de Paris, #Radu Lupu, #Paavo Jarvi, #Autre, #Concert, #Concerto, #Classique, #Musique, #Beethoven

Jeudi 3 mars était une date cochée depuis très longtemps dans mon agenda. Pour ce concert, j'étais placé derrière la scène, une place que j'ai moins bien aimée par rapport au par-terre. Il s'agissait de mon troisième concert à la Philharmonie de Paris et ce chiffre 3 va s'avérer assez récurrent de part le programme de cette soirée ! Concerto pour piano n°3 en do mineur de Beethoven, concerto pour flûte de Carl Nielsen et enfin, symphonie n°3 en do majeur de Sibelius.

Concerto pour piano n°3 de Beethoven

C'est la principale raison de ma venue à ce concert. J'adore cette œuvre. C'est l'un de mes concertos pour piano préféré. D'une part, la tonalité de do mineur que j'affectionne beaucoup, elle a tout ce qu'il faut de brutalité, de rigueur, de mélancolie, de tristesse. Pas étonnant que la 5ème symphonie de Beethoven soit en do mineur, je citerai également sa sonate pour piano n°8, la fameuse Pathétique.

Le pianiste de la soiré n'est autre que Radu Lupu. Il est originaire de Roumanie et je connaissais son nom car à une époque lointaine, lorsque je téléchargeais encore illégalement de la musique, j'avais eu à écouter une des ses interprétations à lui, il s'agissait du fameux adante du concerto pour piano n°21 de Mozart. Une merveille que tout le monde a en tête (si, si, même toi qui me lis, tu connais forcément, j'ai la flemme de mettre un extrait). Sur cet enregistrement, je trouvais son jeu léger, aérien, féérique, élégiaque. C'est vrai que ce morceau s'y prête beaucoup mais en fait, c'est une caractéristique de ce pianiste.

Ce mec est facile, il m'a emporté lors du concert. Au début du premier mouvement (Allegro con brio), l'orchestre joue le thème pendant 3 minutes avant l'entrée du piano. Lorsque le piano entre, il fait la gamme de do mineur ascendantes sur plusieurs octaves (3 précisément) puis reprend le thème en marquant son territoire face à l'orchestre, dans une réponse cinglante. Du moins, dans l'enregistrement que j'ai l'habitude d'écouter, c'est comme cela, le piano est assez rugueux, brutal dans son entrée. Que nenni chez Radu Lupu. Il entre doucement, sans trop de nuance, sans forcer sur les forte, mais il n'a pas besoin de plus pour nous captiver. On dirait que ses mains volent au dessus du piano. Pour bien appréhender le son, on doit être vraiment concentré.

C'est vraiment de l'orfèvrerie son jeu. Le meilleur moment est sans doute le deuxième mouvement, Largo, où il nous montre toute sa virtuosité. Il nous a également livré une excellente cadence. C'est vraiment l'un des meilleurs pianistes que j'ai entendu de ma vie.

Une fois de plus, j'ai été étonné de redécouvrir, une oeuvre que j'écoute énormément, en concert. Tous est toujours plus subtil, que ce soient les nuances ou l'orchestration. De ce concert, je retiens avant tout le basson et la clarinette. Plein de moments géniaux avec ces instruments.

Après l'habituelle ovation, Radu Lupu est revenu pour un bis où il nous a joué du Brahms. Une fois de plus, c'était génial. Je n'ai pas été déçu du voyage.

Concerto pour flûte de Carl Nielsen

Je ne connaissais absolument pas. D'ailleurs, un concerto pour flûte, quelle drôle d'idée. Imaginer une simple flûte face à un orchestre symphonique me semblait assez insolite et de l'insolite, j'en ai trouvé dans cette musique, avec l'usage du trombone et du tuba. C'était un morceau assez intéressant qui se laissait écouter facilement.

Mais la chose la plus significative pour moi de ce concerto, c'était son soliste, Vincent Lucas qui se trouve être quelqu'un d'assez proche d'une amie à moi qui assistait également au concert et que par conséquent, j'ai pu par la suite aller lui rendre visite dans sa loge ! On en reparlera plus tard !

Symphonie n°3 en ut majeur de Sibelius

Alors ça, c'est une bonne surprise. Je ne connaissais Sibelius que de nom, vaguement pour un concerto pour violon mais maintenant, cette symphonie entre dans mon panthéon. Quelle merveille, et découvrir une telle musique dans ces conditions, c'est vraiment le top. Je retiens surtout le deuxième mouvement, Adantino con moto, quasi allegretto, qui a un rythme de valse. Le thème circulant entre les différents instruments avec un bel équilibre. Mais le début de la symphonie est également impressionnant, joué uniquement par des contrebasses. Je l'écoute vraiment sans me lasser depuis !

J'avais lu quelque chose d'insolite dans le programme, à savoir que cette symphonie avait un orchestre réduit mais c'était pourtant la formation la plus grande de la soirée.

After

Ca, c'est une innovation par rapport à mes autres sorties ! Les loges ! J'ai eu l'occasion de discuter avec les musiciens de l’orchestre de Paris, de prendre des cacahuètes mais surtout du champagne et bien entendu, de rencontrer Paavo Jarvi, dont je suis fan depuis que j'ai visionné sa version de l'Eroica de Beethoven sur YouTube il y a quelques années.

C'est la deuxième fois que je le voyais en concert. La première était il y a un peu plus d'un an et demi, un juin 2014, à Londres, le soir de l'ouverture de la coupe du monde de foot d'ailleurs. Je le lui ai dit, et on m'a fait remarqué qu'il ne devait pas souvent entendre une personne lui dire qu'elle avait privilégié un concert de lui par rapport à un match de football. Il est vrai qu'en général, les fous de foot ne sont pas forcément les mêmes que les fous de musique classique. Mais bon, je suis un garçon étonnant. Un seul regret, je n'ai pas osé lui demander une photo mais bon, je suis certain que l'occasion se représentera.

Mon abonnement à la Philharmonie est terminé pour cette saison mais je pense en reprendre un. C'est une salle magnifique, avec une programmation riche et dense et des musiciens vraiment fantastiques.

Lire la suite

Mozart au dessus du Rugby

18 Octobre 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Mozart, #Autre, #Concerto, #Concert, #Maison de la radio, #Philar

J'ai eu un gros dilemme pour ma soirée du samedi 17 octobre. Je devais choisir entre aller écouter du Mozart à la maison de la radio ou me mettre devant la télé afin de soutenir le XV de France qui devait jouer contre les blacks. J'ai choisi Mozart et je ne regrette pas.

Je fais mon retour à la maison de la radio après avoir assisté à l'enregistrement de l'émission La tribune des critiques de disques le mois dernier. J'adore cet endroit, c'était ma première fois dans l'auditorium. C'est une très belle salle avec un bois magnifique.

Trois œuvres étaient au programme et c'était du 100% Mozart. Ceux qui me connaissent un peu et depuis un certain temps savent que j'aime beaucoup ce compositeur. Parmi les trois œuvres, j'en connaissais déjà deux, à savoir le concerto pour piano n°9 Jeunehomme (morceau qui m'a le plus décidé à assister à ce concert). Je connaissais déjà également le quatuor avec piano en sol mineur K 478 (découvert dans la boite à musique !). En revanche, je découvrais totalement le quintette pour piano, hautbois, clarinette, cor et basson en mi bémol majeur K 452.

Donc finalement beaucoup de musique de chambre pour finir avec un concerto. Et encore, l'orchestre mozartien est tellement réduit qu'il tiendrait dans ma chambre justement, c'est assez marrant mais comme ont dit, ce n'est pas la taille qui compte et Mozart ne l'a jamais démenti !

Un truc pas cool lors de ce concert. C'est premièrement, la voix féminine au début qui nous intime l'ordre de ne pas prendre de photos et d'éteindre nos téléphones, jusque là rien de grave mais après cela, elle nous demande d'éviter de tousser... Non mais WTF ? On est humain merde ! Bientôt on ne devra plus respirer, j'ai pas choisi de tomber malade, ça fait trois semaine que j'ai la crève, et c'est vraiment pas cool. Ce message m'a outré et bien entendu j'ai toussé pendant le concert en essayant d'être le moins bruyant possible...

Le quintette était très sympa, on ne s'ennuie pas pendant une seconde mais à l'heure qu'il est, je ne me souviens plus d'une seule note, c'est bateau ! Faudra que je le réécoute mais en tout cas, le piano fait bon ménage avec tous ces instruments à vent. Parlons-en du piano d'ailleurs. Pendant les deux premiers morceaux, un projecteur était braqué sur le Stenway qui brillait comme il se doit mais cela a occasionné un reflet dirigé vers mon coin et qui m'a ébloui ainsi que tous mes proches voisins, on a connu mieux. Heureusement, le piano a été déplacé pour le concerto Jeunehomme !

Le quatuor avec piano, je le connaissais bien. Et j'ai adoré, c'est vraiment une pièce intense. Un premier mouvement avec un thème assez brutal où on entend bien la tonalité de sol mineur. Un piano très virtuose qui dialogue merveilleusement bien avec les trois autres instruments. Le deuxième mouvement, un Andante est d'une beauté à couper le souffle. Un mouvement lent plein d'émotions avec un thème qui circule comme une sorte de jeu de question réponse. Enfin, le troisième mouvement est un rondo allegro. C'est une forme qu'on a l'habitue d'entendre, c'est comme les chansons de nos jours, couplet, refrain, couplet, refrain.

Et pour terminer, le fameux concerto Jeunhomme qui était à la base une commande pour une certaine mademoiselle Jeunehomme, pianiste virtuose française. Et de la virtuosité, cette pièce n'en manque pas. J'ai entendu dire que ça devait être beau à en faire pleurer et c'est gagné. La pianiste dirigeait également l'orchestre mais elle le faisait sobrement. Par le regard, parfois un signe de tête, mais finalement, il suffisait de suivre le rythme qu'elle insufflait. Je découvrais donc pour la première fois cette excellente pianiste qui répond au nom de Elisabeth Leonskaja. Elle est originaire de Géorgie et réside aujourd’hui à Vienne si j'ai bien compris. C'est encore la capitale de la musique des siècles après, c'est assez marrant. J'ai bien fait d'apprendre l'allemand étant petit.

C'était un chouette concert au final, malgré la remarque sur la toux au début, et aussi en dépit du fait qu'on m'ait forcé à mettre mon sac au vestiaire, heureusement que les hôtesses étaient jolies, j'ai obtempéré facilement. Je divague un peu, il est temps pour moi d'aller dormir !

Ce concert sera diffusé le vendredi 18 décembre à 20h sur France Musique. Il est également disponible à l'écoute sur francemusique.fr

Lire la suite

A la salle Pleyel, j'ai retrouvé mon Brahms

30 Novembre 2014 , Rédigé par andika Publié dans #Brahms, #Concert, #Pleyel, #Classique, #Musique, #Concerto, #Piano, #Paris

Comme promis à ma chère Carole, me voici en train de rédiger mon petit compte rendu du concert de musique classique auquel j'ai assisté ce mardi 25 novembre 2014. Je vais bien entendu vous parler du concert mais ce sujet me permets également de parler de moi, mon rapport à Brahms et bien d'autres choses...

Tout a commencé l'été dernier, lorsque me baladant dans le métro, J'aperçus une affiche qui annonçait un cycle de concerts de Brahms, en automne à la salle Pleyel. Toutes ses symphonies, ses concerto pour pianos, pour violon et bien d'autres oeuvres allaient y passer. Je jetai immédiatement mon dévolu sur son deuxième concerto pour piano qui n'est pas loin d'être mon oeuvre préférée de ce compositeur. Je me suis donc empressé de réserver sans toutefois savoir si je serai en mesure d'y aller sachant que je ne disposais pas encore de mon emploi du temps définitif à la fac. Heureusement, le mardi je finis à 18h30 avec un joyeux TD de contentieux administratif, j'ai donc eu le temps de rallier la salle Pleyel dans le 8ème arrondissement de Paris. Sans toutefois quelques frayeurs, notamment devant un TD qui s'éternisait dans un débat stérile sur l'intelligibilité des décisions de justices rendues par les juridictions administratives ou encore l'ipad de mon camarade de classe que je fis tomber par terre.

Avant de parler du concert en lui même, j'ai bien envie de vous dire comment j'ai rencontré Pleyel puis comment j'ai rencontré Brahms.

Pour Pleyel, j'ai longtemps joué sur un piano Pleyel, chez Blanche et Louis, les grands parents d'un de mes meilleures amis. J'ai mis des années avant de lire l'inscription écrite sur ce si beau piano. Pleyel. Six lettres qui signifient tellement de choses. La manufacture de piano tout d'abord puis cette fameuse salle de tous les concerts de musique classique de Paris. Je m'étais promis d'y aller un jour, d'autant plus que son avenir est incertain à cause de l'ouverture en janvier 2015 de la philharmonie de Paris. Sachant que le manufacture a déjà disparu l'année dernière, le nom de Pleyel tombe peu à peu en désuétude mais tant que ces instruments vivront, la marque ne disparaitra pas.

Au sujet de Brahms, il y a foule de choses à dire. Je crois le connaitre tout d'abord pour sa magnifique berceuse qui donne en allemand "Guten Abend, gute Nacht" ensuite, bien entendu les danses hongroises, qui constituent des tubes à n'en pas douter et enfin, bien entendu sa symphonie n°3 et son fameux troisième mouvement avec le thème sans cesse repris. Par la suite, devant la boite à musique de Zygel, j'ai découvert autres choses de lui, notamment ce fameux concerto n°2 mais aussi le roman Aimez-vous Brahms?, de Françoise Sagan, qui a d'ailleurs été adapté en film et qui a sans toute permis de populariser son œuvre. Mais pourquoi moi, personnellement j'aime Brahms? Surtout pour sa relation ambiguë avec Clara Schumann que je trouve fascinante. Les extraits de leurs correspondance sont assez beaux. Brahms était un personnage torturé, parfois même dépressif, il doutait beaucoup à ses débuts de son propre talent, de sa capacité à composer de la musique et au fur et à mesure de sa vie (et à mesure que sa barbe poussait !), il a pris de l'assurance jusqu'à explorer des territoires nouveaux.

Maintenant le concert en lui même. Il m'a fallu à peu près 45 minutes de Sceaux jusqu'à Charles de Gaulle étoile. En prenant la sortie avenue Hoche, je me suis retrouvé juste devant l'arc de triomphe qui était juste magnifique, la soirée commençait très bien. Je vous passe les détails sur le vestaire gratuit mais tout de même, il faut le souligner, un établissement qui ne requête pas ses clients avec le vestiaire. Je vous passe également mes recherches de noirs dans la salle, j'en ai repéré 3 au final après de longs efforts, en revanche, il y avait énormément d'asiatiques! Et pour finir avec les anecdotes, j'ai vu une enfant de 6-7 assister à ce concert en faisant des dessins et une violoncelliste faire tomber son archet!

Le concert nous était donné par la chamber orchestra off Europe qui d'après un bon ami à moi est un excellent orchestre, il était sous la direction de Bernad Haitink et Emanuel Ax était au piano.

Maintenant, commence pour moi la partie la plus difficile, en effet, comment vous retranscrire la musique que j'ai entendue avec des mots? Je peux à la limite partager avec vous les émotions qu'elle me procure mais décrire ces sons m'est très difficile mais je vais essayer.

Le concert commence par le concerto n°2 en si bémol majeur par un solo de cor. Il joue le thème avant d'être rejoint par le piano afin de former un duo. Et enfin être rejoint par d'autres vents puis le piano par en solo pour une exposition avant que l'orchestre arrive en tuti. Bref, c'est pas très sympa comme ça. Le truc sympa avec ce début, c'est qu'il est très calme, paisible pour au final déboucher sur du tumulte. On parle souvent de ce concerto comme d'un combat entre le piano et l'orchestre, c'est parfois vrai mais ils font surtout équipe. Il faut d'ailleurs que j'en parle de ce pianiste lumineux. Emanuel Ax, il n'a cessé d'avoir le sourire, d'être dynamique, de chantonner un peu le thème par moment, d'haranguer l'orchestre, de le chercher du regard. Il communiquait une énergie phénoménale et rien qu'à regarder ce pianiste, j'étais heureux. Il a brillamment exécuté toute ses parties et tous mes passages préféré avec une clarté et une maitrise absolument fabuleuses.

Des choses que j'ai vues, que j'ai entendues que je ne peux absolument pas percevoir sur un enregistrement audio. Par exemple, je perds beaucoup d'instruments en route, notamment les violons qui jouent si souvent en pizzicato mais que je n'écoute pas sur mon CD. J'ai redécouvert les clarinettes dans ce concerto que j'avais l'habitude de négliger. D'ailleurs j'ai vu une clarinettiste bricoler son instrument pendant le concert.

Le concerto est en quatre mouvement, les deux premiers mouvements sont rapides ou allegro comme on dit en italien, le troisième adante pui adagio, sur le document du concert ils ne mentionnent que adante mais c'est un adagio. Le quatrième est de nouveau allegro.

Les deux premiers mouvements, on n'entend beaucoup les cors, le troisième est celui du violoncelle, c'est limite de la musique de chambre et enfin, le quatrième swing mais sérieusement, ça swing, il n'y a pas de meilleur mot pour le décrire.

Mais si on ne doit retenir qu'un mouvement, c'est bien le troisième et son adagio avec ce violoncelle. Je me souviens lorsque j'étais plus jeune, je n'aimais pas les mouvements lents, je ne les écoutais jamais, ils m'ennuyaient. Et puis, l'age aidant, on devient plus mature, on s'y attarde et on découvre que ce sont les meilleurs passages. Sur cet adagio, je me demande toujours comment un simple violoncelle peut me faire pleurer. Je n'ai toujours pas la réponse. Il est vrai que sur cette partie, Brahms s'inspire ici du lied Klage. C'est un ton assez intimiste, un peu de méditation, de recueillement et de douleur profonde.

Le quatrième mouvement qui suit est d'ailleurs très joyeux, beaucoup de joie de vie pour compenser celui-ci qui est assez triste. J'ai été pleinement satisfait de cette exécution même si mon voisin m'a dit que Brahms écrivait mal la musique. Cela peut être vrai, mais je ne le pense pas, de ce que j'entends, je trouve qu'il s'en sort admirablement bien mais je ne m'y connais pas suffisamment pour juger. Mais je trouve tout de même sa musique élégante.

Après, c'était l'entracte, j'ai pu m'enquérir du score du PSG. C'est quand même dingue qu'à chaque fois que j'assiste à un concert de musique classique, il faut qu'il y ait un match de foot. La dernière fois, en juin, à Londres pour écouter Rachmaninov, c'était le match d'ouverture de la coupe du monde!

Pour tout vous dire, je n'ai pas retenu un seul thème de cette 4ème symphonie. Je me souviens simplement qu'à un moment lors du 4ème mouvement, il y a eu des passages que j'avais beaucoup aimés. Il faudra certainement que je l'écoute plusieurs fois pour avoir toutes les notes en tête.

C'est ainsi que se termine ma petite escapade salle pleyel, à la sorti, j'ai rapidement pu me plonger dans le match du PSG dans un bar à proximité et ainsi allier deux passions qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre. Encore que, le thème de la ligue des champions n'est pas forcément laid!

A bientôt pour de nouvelles aventures et qui sait, peut être que vous me tiendrez compagnie la prochaine fois!

A la salle Pleyel, j'ai retrouvé mon Brahms
Lire la suite