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Le blog de andika

Articles avec #007 tag

Quantum of Solace: Une déception

3 Décembre 2015 , Rédigé par andika Publié dans #007, #James Bond, #Cinéma

Ce film a tout d'abord le malheur de venir après l'excellent Casino Royale mais tout de même, il souffre également d'autres problèmes. Bien entendu, ce film était nécessaire car la fin de Casino Royale ne résolvait rien et laissait encore beaucoup trop de mystères, c'est pour cela que ce film démarre directement là où s'était arrêté le précédent. Mais là, c'est le drame, les nouveaux personnages ne sont pas au niveau, définitivement pas à la hauteur des protagonistes qu'on avait quitté. Le scénario est faible, les personnages sont vides et creux ce qui a pour conséquence l'ennui. Oui, l'ennui arrive rapidement à cause d'énormes soucis d'écritures. Cette histoire n'est pas crédible et le film en patit énormément. Amalric n'est pas un bon méchant, Kurylenko est transparente en James Bond girl, en gros, James Bond est un peu trop seul dans ce film. En un mot, décevant.

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Casino Royale, parce que Eva Green

20 Novembre 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #007, #James Bond

Je me souviens bien du jour où je suis allé voir Casino Royale. C’était le jour de sa sortie, en 2006, il y a 9 années déjà. J’y étais allé avec mon meilleur pote de l’époque, dans un des mes cinémas préférés de Paris, le UGC Gobelins. Il a toujours été super fan d’Eva Green mon pote, notamment dans Kingdom of Heaven. Personnellement je ne lui trouvais rien d’exceptionnel mais avec le temps, moi aussi je suis tombé sous le charme. Ainsi que Bond hahaha ! Comme il est passé à la télé la semaine dernière, je suis en mesure d'écrire un peu dessus aujourd'hui.

Ah, Casino Royale. Il faut se replacer dans le contexte, on sortait de la période Pearce Brosnan et les films James Bond avaient changé de genre pour arriver presque dans le fantastique. Le meurs un autre jour, je l’avais aimé sur le coup mais avec le recul, je le trouve si faible.

Ici, exit Brosnan, bienvenue à Daniel Craig. Exit Q également, ainsi que les gadgets, c’est un retour aux sources. Et oui, Casino Royale est le premier roman d’Ian Fleming mettant en scène l’agent 007. Pour une raison de droits, il n’avait jamais été adapté, c’est chose faite.

Il y a tant à dire de ce film. Il commence avec ce prologue en noir et blanc totalement fou, cadré à l’ancienne, un cinéma qu’une autre époque mais si beau, il instaure un climat, une tension qui est à l’opposé du calme des personnages lors de leur dialogue. Bond apparait dès le début afin de gagner des galons d’agent double zéros.

Une fois que la chose est faite, la mission assignée à Bond est de jouer une putain de partie de poker. C’était l’époque où Patrick Bruel faisait un tabac sur canal plus avec le WPT et donc j’étais à fond dedans. Les scènes de Poker du films sont son grand point fort, encore une fois de la tension, de l’incertitude, les manipulations mais ce qui est drôle, malgré tous les protagonistes de cette partie, tous plus dangereux et plus puissants les un que les autres, c’est de remarquer qu’au final, ce sont les cartes qui décident du sort de la partie.

Je me souviens que j’étais resté sur ma faim à cause de considérations relatives au scénario. On dresse le tableau d’une organisation tentaculaire dont on n’aperçoit même pas le contour et une fois arrivé au bout de l’histoire, on se rend compte qu’elle n’est absolument pas résolue. C’est pour cela d’ailleurs que le Bond suivant (Quantum of Solace), commence directement à la suite des événements de Casino Royale, pas le temps de souffler. D’ailleurs, le récent Spectre vient encore démontrer que rien n’était résolu à la fin de ce film.

Le casting est parfait. Daniel Craig en un plan qui le montre sortir de l’eau est devenu iconique en Bond mais il a d’autres moments de gloire, notamment la scène où il a une petite discussion assez musclée avec Le Chiffre campé par une Mads Mikkelsen fascinant. Enfin, Eva Green, si belle, si mystérieuse. Son accent britannique est si beau, ses yeux sont si magnifiques qu’on les dirait faits en émeraude. Son personnage est si complexe et ambigu qu’on ne peut que l’aimer malgré tout. Cette Vesper est de loin la meilleure James Bond girl parce que insaisissable justement.

Enfin, les destinations de ce Bond sont assez intéressantes, Angola, Serbie, Bahamas pour finir à Venise, on voyage bien. Ce qui a un impact non négligeable au niveau de la photo qui est de très bonne facture même si Skyfall nous montrera des choses justes féériques par la suite niveau photo.

Casino Royale est un film dont je ne me lasse pas et qui a su réinventer Bond. Il me semble que Daniel Craig est le Bond de ma génération, et que je l’identifie spontanément en tant que Bond !

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Spectre : Les morts sont vivants

11 Novembre 2015 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #007, #James Bond

Le film commence avec l’incontournable Gun Barrel qui est enfin de retour en ouverture, on a complété le retour aux sources, nous sommes bien devant James Bond, 007. Suite à cela, une phrase s’affiche à l’écrant : « Les morts sont vivants. » Et c’est bien le problème de ce film, les morts sont vivants et trop présents. Le passé de Bond est beaucoup trop pesant et empiète sur l’histoire qu’on nous raconte. Alors oui, cette citation se réfère tout d’abord à la fête des morts de Mexico qui offre une séquence d’ouverture sublime, ensuite, on a droit au générique qui pose encore le souci. On revoit de nombreux personnages des précédents films dans ce générique, Vesper et le Chiffre de Casino Royale, on voit également Silva de Skyfall ainsi que M (Judith Dench). Et on ne va pas cesser d’en entendre parler tout au long du film. Il y a un gros souci d’écriture car apparemment, ce qui préoccupait le plus les scénaristes, c’était de raccrocher coûte que coûte le wagon, de montrer que tout était lié depuis Casino Royale. Après Quantum of Solace, ce parti pris est un peu redondant et lourd. Les anciens films ne se formalisaient pas de continuité et c’était la force de Skyfall de raconter sa propre histoire avec des enjeux simple, à savoir que le méchant voulait buter M.

Ici, oui, on a bel et bien un méchant mais on ne sait pas tout à fait ce qu’il veut, Bond lui court après mais ce n’est pas une véritable mission officielle. Le fait de tout lier aux films précédent pèse beaucoup dans la narration, dans la fluidité de l’histoire et la définition des enjeux de ce film. On a l’impression qu’il s’agit simplement ici de résoudre une nouvelle fois Casino Royale et c’est bien dommage dix ans après.

Ce film souffre également de longueurs, 2h30 ce n’est pas rien. Les paysages montrés ne sont pas à tomber par terre mais toutefois, un plan sur un train dans le désert est à signaler.

Mais j’ai quand même apprécié ce film, car on a ici un vrai Bond. Un M charismatique, une Moneypenny rafraichissante et un méchant qui aime les chats interprété par un Christoph Waltz qui semble être fait pour cela.

Et ce n’est pas le seul membre du casting à qui le rôle va comme un gant. Monica Belluci est parfaite, Lea Seydoux a tout ce qu’il faut de force et de fragilité et on comprend que Bond n’y résiste pas. Même le catcheur Bautista est cool, enfin, Ralph Finnes en M, c’est juste jouissif.

Pour conclure, ne vous attendez pas à voir quelque chose de comparable à Skyfall. Même si Sam Mendes est resté, le propos n’est plus du tout le même. Il s’agit d’une célébration des Bond avec Connery mais en le faisant également entrer dans une nouvelle époque. Ce ne sont plus des clins d’œil, mais une refonte, une synthèse, et il fallait en passer par là visiblement, surtout pour introduire un antagoniste qui sera vraiment à la hauteur de la légende.

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Le périple skyfall

29 Octobre 2012 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #007, #James Bond

Et là vous pensez certainement que je vais vous parler du tout nouveau James Bond n'est-ce pas? Bon oui, en effet j'en ai bien l'intention mais pas forcément pour faire une critique de cinéma.

Le célèbre agent secret exécute souvent des misions sur grand écran, ou d'ailleurs dans la littérature dont il est issu, mais le vendredi 26 octobre, c'est nous qui avons vécu la mission. Vendredi j'avais égoïstement prévu d'aller Skyfall tout seul, à 19h au Mk2 bibliothèque, je savais que cette séance m'était accessible et qu'avec un peu de chance j'arriverai à temps pour qu'elle ne soit pas complète. C'est là que ça se gâte, mes amis interviennent. Ils bouleversent mon plan personnel mais comme je ne suis pas associal, je consens à les voir ce soir, car ils ont la même intention que moi, voir skyfall. Mais entre temps ils ont aussi une requête étonnante. Ils souhaitent jouer au tennis en attendant que Blaise sorte du boulot. Je sais que le temps est une donnée relative mais quand même, ils ne faut pas surestimer nos capacités, j'ai tout de suite su qu'il était impossible de jouer au tennis ce soir là, la suite m'a donné raison.

Point de rendez-vous chez moi, Ahmed est venu me prendre à la fac, je lui souhaite bonne fête de l'aid en VO et on attend Blaise et Olivier. Une fois à la maison, je suggère timidement d'aller voir le film à belle épine. En effet, ce centre commercial porte bien son nom, l'épine est qu'ils passent tous les films en VF, mais je craignais que tout ne soit complet à Paris et que nous rencontrions des difficultés à nous garer. Naturellement, ces deux craintes se sont vérifiées et c'est ça qui est génial parce qu'au final on a atterri à belle épine! Vous avez suivis? Non je crois pas, bref si on m'avait écouter je n'aurais pas passé une soirée aussi mémorable qui mérite un article. Cet article en l’occurrence...

Premier round, on repère une séance à 21h35, en pensant qu'en arrivant genre une heure à l'avance ce serait bon. Je vas vos expliquer la vie, si vous savez que beaucoup de personnes veulent aller voir un film, fuyez les ugc dans paris... Parce que n'importe quel connard derrière son PC peut saturer la salle en deux secondes, tout part trsè vite sur internet, on avait anticipé ce problème mais malheureusement le site d'ugc plantait ce soir là. Mais bon la preuve, pour le dernier Batman j'avais réservé ma place genre 10 jours à l'avance... J'en pouvais plus aussi fallait trop que je le vois :p

Deuxième round, on repère une séance à 21h au Mk2 bibliothèque. Je sais que c'est mort mais je suis le mouvement. Blaise veut appeler le cinéma, je rigole intérieurement en me disant que j'ai jamais téléphoné à un cinéma de ma vie. On ne trouve pas le numéro. Mais je connais déjà la réponse. Pour aller à bibliothèque François Mitterrand, c'est pas compliqué normalement en partant des gobelins. On retourne à place d'Italie, on prend l'avenue d’Italie et on tourne rue tolbiac, sauf que arrivé au carrefour on pouvait pas tourner... On n'était pas perdu mais on a eu du mal à récupérer la rue tolbiac. Ah oui, on s'est garé facilement du côté des gobelin. Par contre à bibliothèque c'était autre chose. Ahmed se gare dans une place qui n'est pas forcément adaptée. On croise un couple de chinois garé là, on leur demande si la fourrière a souvent l'amabilité de faire des visites de courtoisie dans le coin. Ils nous répondent avec un accent des plus clichés qu'ils ne savent pas trop. Je dois vous avouer que personnellement, je n'ai pas tout compris. Bon ah oui on a la confirmation ente temps que le Mk2 est complet.

Troisième round, on fonce à l'ugc de Bercy. L'ugc de bercy. Genre ce sigle devrait signifier Un Grand Complet. Bon désolé j'ai pas trouvé lus drôle. Mais dès que c'est tendu, c'est toujours complet à Bercy, j'en ai suffisamment fait l'expérience mais on y va quand même. Personnellement je m'amuse comme un fou, la mission du soir étant de voir James Bond. Beaucoup plus difficile de se garer à Bercy. Ahmed repérè une place, toute petite, mais bon sa voiture est citadine, on peut entrer. Il me semble vaguement voir une marque au sol qui ressemble à un fauteuil roulant mais je dois avuer avoir été rasséréné par l'autre voiture qui était dessus. Après de très nombreux effort et ma petite aide, Ahmed réalise la créneau du siècle, je vous jure, j'aurais du filmer. Entre temps on va au cinéma et bien entendu la séance est complète. Ensuite on ne retrouve pas la voiture. Vous connaissez le cour saint émilion? Tout se ressemble! Et on n'a pas fait gaffe de l'endroit où on avait rangé la voiture. Mais miracle on la retrouve, et quand je dis miracle je pèse mes mots. Vous vous souvenez de mes craintes sur la fourrière au niveau de bibliothèque François Mitterrand? Elles se sont matérialisées au cour Saint Emilion, c'était bel et bien une place handicapé, et la préfecture de police mets beaucoup d'application à combler les déficits les vendredi soir dans Paris. On arrive devant la voiture, et on voit un papier, on se pose légitiment la question qu'est ce que c'est. On lit avis d'enlèvement, plein d'autocollant. Et on commence à discuter, et là je dis à Ahmed qu'on devrait peut être se dépêcher de partir, il est d'accord. Sortir de cette place a été aussi difficile que d'y entrer mais on a gagné un PV et une superbe anecdote.

Quatrième Roud, direction belle épine! Ce que soit dit en passant, j'avais suggéré dès le début, il faut que j’apprenne à m'imposer moi! Mais c'est là que la péripétie la plus énorme arrive. Ahmed me demande:

-"On fait comment pour aller à belle épine?

-Faut prendre la N7 je réponds

- C'est pas mieux de prendre la A6 ou la A86 pour arriver direct à belle épine

-Fais comme tu sens, c'est toi le pilote."

On s'engage en direction du périphérique, et on voit beaucoup de vacanciers de la Toussaint sur la route... Ahmed pile. Que faire? On est à porte d'Italie, presque dans le périphérique, pas moyen de faire marche arrière ni de faire demi tour. Et c'est là que le pilote invente une solution. La station total de la porte d’Italie à une sortie directe sur le périphérique, on réussit donc à faire demi tour pour entrer dans la station total, on fait un petit passage par la case lavage automatique car c'était sur le chemin mais sans toutefois laver la voiture et nous voici sur la N7.

Vous pensez que c'est la fin des emmerdes? Comme dirait Silva dans le film, NOOOOOOOOOOOOOOOOOOON!

On est vendredi soir, il est 22h30 et on n'a pas mangé. Je sais déjà que ça va causer des soucis mais je me tais car ça m'amuse en fait. Blaise et Olivier prennent un casse croute à une enseigne où Ahmed avait ses habitudes mais qu'il ne connait que trop bien et qui le lasse si j'ai bien compris. Ahmed opte donc pour le McDo. Moi dans mon coin je sais pertinemment qu'on ne le laissera jamais entrer dans la salle de cinéma avec son repas, mais je suis optimiste que voulez vous. Ma crainte se vérifie à l'entrer, et le voici en train de manger son menu best of avant de pouvoir accéder à la salle 14... Je l'ai un peu aidé :)

Après toutes ces mésaventures nous voici enfin le cul posé sur le siège du cinéma devant ce film! On l'a d'autant plus apprécié, on peut dire, mission accomplie.

Le film: Ca fait longtemps que je n'ai pas écrit sur un film. Mais j'ai une relation particulière avec James Bond, je connais ça depuis tout petit, j'en ai deux à la maison en cassette vidéo, il s'agit de Vivre et laisser mourir avec le célèbre générique de Paul Macartney et de Au Service Secret de sa majesté, le plus méconnu des james bond j'ai l'impression. Georges Lazembi, remplaçant de l'immense Sean Connery pour cet épisode y joue l'agent secret. Je connais très bien ces deux films.

Skyfall, est une histoire à taille humaine, ce qui le rend beaucoup plus intense. Sam Mendes, le réalisateur, est doué pour ce genre d'histoire, j'avais été impressionné par son American Beauty, j'avais 9 ans lorsque je l'ai vu au cinéma et pourtant je me souviens bien de ce que je ressentais ce soir là.

Skyfall ne fait pas cette impression, mais on est dans le domaine de l'émotion et de l’esthétique. Ce film est beau, on a droit à des plans magnifiques, à un jeu d'acteur époustouflant et à une réinvention du mythe de l'agent secret. L'action est pondérée mais lorsqu'elle apparaît elle est très intense et enfin, Javier Bardem est sensationnel. Résultat, foncez le voir, moi, le droit m'attend!

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