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Le blog de andika

Steve Jobs: Au nom du Père

1 Mars 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Steve Jobs est un excellent film. Oui, dite comme ça, cette phrase peut prêter à confusion, mais c'est vrai, Steve Jobs n'est plus depuis quelques années mais ce film est là lui, ainsi qu'Apple d'ailleurs.

J'avais déjà vu le précédent biopic sur le personnage qui s'intitulait sobrement Jobs. J'avais bien aimé mais il était trop classique, ennuyeux, il racontait l'histoire de la vie de Jobs depuis l'université jusqu'au lancement de l'Ipod. Toutefois, la ressemblance d'Aston Kutcher avec Steve Jobs était saisissante.

Que nenni ici. On ne raconte pas la vie de Steve Jobs, on le suit simplement au cours de trois lancement de produits. Le Macintosh en 1984, le cube de Next en 1988 et enfin l'iMac en 1998. Mais le sujet de ce film, ce n'est pas Apple, ni jobs ou que sais-je encore, non, ce film est à propos de sa relation avec sa fille Lisa, qui est me semble t-il, l'aspect le plus intéressant de la biographie de ce type. Le scénariste Sorkin l'a bien compris d'ailleurs. Lisa était à peine effleurée dans Jobs, ici, elle est au centre de tout. A travers elle, on voit à quel point Steve Jobs est un homme complexe.

Finalement, tous les personnages sont là pour révéler Steve Jobs, et grâce à tous ces dialogues, on en apprend plus sur ce mec que dans l'autre film. Woz par exemple, fait ressortir son côté inflexible, rugueux. Sculley, l'ancien CEO d'Apple essaye de connaitre l'impact de l'adoption de Steve Jobs dans sa vie. Andy fait ressortir son côté tyranique. Lisa, et Joanna font ressortir son côté humain, comme quoi, les femmes parviennent à nous adoucir quelques fois.

Les dialogues sont vraiment excellents, l'écriture est très belle et Fassbender s'en sort brillamment en Jobs bien qu'il ne lui ressemble pas, l'important est ailleurs. On saisit le personnage lorsqu'il se compare à un chef d'orchestre, ou tout simplement à Dieu qui est quand même aimé alors qu'il a envoyé son fils mourir sur Terre, et ce, juste parce qu'il crée des arbres. Ou encore une simple phrase lorsqu'il dit à sa fille qu'il a un simple défaut de fabrication.

De défaut, ce film en a peu, au contraire, il a un casting en or, un scénario excellent, une réalisation sobre et efficace, un rythme très soutenu, une bande originale solide. Au nombre des défauts, il ne reste que quelques petits soucis avec les flashbacks.

Il s'agit d'un bon divertissement qui ravira les maniaques d'Apple dont je fais malheureusement un peu parti !

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