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Le blog de andika

Articles récents

Comancheria: La beauté des personnages

26 Septembre 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Comancheria entre directement en tête de mon top film de 2016 ! Quel film ! Tout sonne tellement juste. C'est si bien réalisé, si bien écrit. Le scénariste est le même que pour Sicario et ça se sent. Tout fonctionne, tout est parfait.

Dans cette histoire, on suit deux frères qui s'improvisent braqueurs de banque dans le Texas. Ils sont traqués par deux rangers, dont un joué par le vétéran Jeff Bridges qui crève juste l'écran avec son accent à couper au couteau et ses vannes racistes incessantes envers sont coéquipier mi indien mi mexicain. Et malgré cela, on ne peut que aimer ce personnage, on ne peut que rire à ses blagues pourries. Comme l'auteur parvient à faire le tour de force de nous faire apprécier les deux frères losers braqueurs de leur état.

C'est là où le film est génial, c'est qu'il n'est pas manichéen. Tous les personnages ont leurs qualités et leurs défauts, leurs forces et leurs faiblesses, de la grandeur et de la vilenie. Le Némésis désigné semble être le monde de la finance et plus particulièrement les banques mais c'est plus compliqué que ça, puisque le portrait des personnages est aussi sans concession, on connait certes leurs motivations mais cela n'absout pas tous leurs actes.

Les trois quarts du films se déroulent dans une ambiance presque bon enfant dans ce Texas si particulier, avant que la violence ne prenne ses droits (ah le port d'armes généralisé), que les actes des protagonistes n'aient des conséquences terribles.

Personne ne ressort indemne de cette histoire, surtout pas le spectateur. Une grande réussite.

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Elle s'appelait Sarah: A la recherche de la vérité

20 Septembre 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Elle s'appelait Sarah est une excellent film adapté du Roman éponyme de Tatiana de Rosnay. Je connais un peu cette auteur, j'ai eu l'occasion d'échanger avec elle sur Twitter et j'ai d'ailleurs lu un de ses romans, (A l'encre russe). Ils sont toujours construits de la même manière j'ai l'impression, une intrigue contemporaine et une passé mystérieux qui avance au gré des flashbacks. Cette narration peut parfois rendre l'ensemble un peu prévisible et convenu.

Ce film ne souffre d'aucune de ces faiblesses. Le mystère demeure tant que les protagonistes ne savent pas ce qu'il en est, à savoir, qu'a t-il bien pu arriver à cette fameuse Sarah qui a été raflé en ce jour de juillet 1942, dans son appartement du marais, avec sa famille afin d'aller au Vel d'Hiv puis dans les camps.

On alterne entre les rires, les larmes, l'espoir, la tristesse, le désespoir. La quête de la journaliste interprétée par Kristin Scott Thomas, est passionnante. Ou comment le simple emménagement dans un nouvel appartement peut se transformer en jeu de piste passionnant, sur la passé. Comment la découverte de secrets permet de se réconcilier avec soi-même. Comment cette lourde histoire va permettre aux différents protagonistes d'avancer.

Les acteurs sont tous bons, on a même droit à des plans sublimes, notamment toutes les scènes qui se passent à la mer, sur les plages du débarquement. Et on ressort de ce film en ayant foi en l'avenir, avec une note d'optimisme.

Vraiment une belle histoire, un beau film.

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Au cœur de l'orchestre

19 Septembre 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Maison de la radio, #Mahler, #Répétition, #JEP2016

Cette année, à l'occasion des journées européennes du patrimoine, je me suis rendu à la maison de la radio le samedi 17 septembre afin d'assister à une répétition publique de l'orchestre philharmonique de Radio France, qui préparait pour le concert du 23 septembre une interprétation de la Symphonie Titan de Gustave Mahler. L'orchestre était dirigé par son directeur musical, à savoir le chef finlandais Mikko Franck.

Je suis un fan réent de Mahler, pendant longtemps, je n'ai pas osé y entrer mais depuis que j'ai écouté le Totenfeier en concert l'année dernière, je suis vraiment devenu fan. Sa musique est riche, belle, profondément humaine et parlante et elle nous touche au plus profond du cœur. Ses deux premières symphonies sont d'ailleurs mes favorites chez ce compositeur et font bien la synthèse de ce qu'il est.

Sa première symphonie, surnommée Titan est surtout connu pour le scandale qu'elle avait provoqué lors de sa création, à cause de son troisième mouvement qui s'amusaient à bousculer certains codes. Une contrebasse solo reprend en effet le thème de Frère Jacques en mode mineur, de manière enfantine, mais cette contrebasse joue dans le registre du violoncelle, cela crée un certain malaise qui est voulu puis le hautbois vient reprendre le thème et l'agrémente de petites facéties un brin moqueuses avant que le tutti ne vienne. A la suite se cela, presque sans transition, Mahler nous livre une danse juive, et c'est cette danse un peu folklorique qui n'est pas passé. En effet, à l'époque, on n'allait pas au concert pour entendre des danses populaires ! Pourtant, cela ne choque plus l'oreille de nos jours. Ce troisième mouvement est bien entendu teinté d'ironie, qui est omniprésente chez ce compositeur mais il est également d'une profondeur et d'une sensibilité rare.

Je suis allé à cette répétition justement pour entendre ce passage, je n'en n'ai pas eu une seule note ! Je dois bien avouer que c'était un peu frustrant mais compréhensible. Ce n'était pas un concert mais une séance de travail. Le chef n'était là que pour bosser des passages particuliers, mettre l'accent sur des choses qui lui importent dans la partition. Par conséquent, l'ensemble de l'oeuvre est loin d'avoir été jouée entièrement, on a eu presque la moitié et c'est déjà pas mal. Mais c'était tout de même une expérience fascinante qui m'a enrichi. D'une part, j'ai ressenti immédiatement que le chef savait parfaitement ce qu'il voulait. Malheureusement, je n'entendais pas bien ce qu'il disait, étant un peu loin de la scène mais je me souviens bien d'un passage qu'il a fait reprendre aux premiers violons, il leur demandait de jouer en souriant, que le passage devait faire sourire. Mikko Franck est d'ailleurs violoniste, on sentait une complicité évidente avec ce pupitre. Il s'exprimait en anglais et le premier violon servait parfois de messager pour les autres musiciens. Autre instant fascinant, c'est lorsque le chef a fait jouer les seconds violons tout seul. Le son sorti n'avait ni queue, ni tête. Oui, les seconds violons ont une fonction de support principalement, mais c'était bien drôle de les entendre nus. Il ne faisait jamais reprendre un passage plus de trois fois, évitant ainsi de susciter la lassitude des musiciens.

On sentait vraiment la différence entre avant et après l'intervention du chef, c'était très intéressant. La répétition a duré près d'une heure et le chef nous a dit à la fin que deux ou trois autres séances seraient nécessaires afin qu'ils soient prêts pour le concert.

En tout cas, cette répétition a répondu à mes attentes et était conforme à ce que j'avais pu lire auparavant à propos.

Voici le Titan en entier, avec un Abbado habité !

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Un Secret: un drame psychologique

9 Septembre 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Lycée

Un Secret de Claude Miller est un sacré film. Un drame psychologique sur fond de seconde guerre mondiale mais aussi, l'histoire d'un terrible secret de famille, connu de tous sauf du narrateur et qui pourtant est fondamental. Le personnage de François Grimbert est nos yeux et notre voix et on découvre en même temps que lui l'effroyable passé de ses parents. Et la surprise laisse place à l'interrogation, la culpabilité, l'incompréhension, la colère. On n'a pas fini de débattre des tenants et des aboutissants. Devant un tel film, une telle histoire, impossible de tenir un raisonnement manichéen, impossible de blâmer, on cherche simplement ce qu'est le concept de morale dans un monde aussi cruel.

Les acteurs sont tous bons, pas étonnannt de la part de Cécile DeFrance. en revanche, venant de Patrick Bruel c'est à saluer et enfin, que dire de la composition de Ludivigne Sagnier qui est juste sublime.

J'avais vu ce film à l'époque de sa sortie, en sortie scolaire en classe de 1ère, nous avions tous été secoués, nous avions tous débattu, nous avions tous été marqué et enfin, nous avions tous tant aimé ce film. Je l'ai revu récemment et rien n'a changé !

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Dernier train pour Busan: Retour à l'état de nature

23 Août 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Voilà comment un film coréen sur des zombies me fait penser au Léviathan de Thomas Hobbes. C'est un tour de force.

Ce film est techniquement parfait. Toutes les options de mise en scène, les mouvements de caméra, les acteurs, tout le soin apporté à l'image, à chaque plan, j'ai rarement vu une telle perfection à l'écran. Chaque image est vraiment épurée et présentée de manière formidable.

Le scénario est basique et pourtant, on se laisse prendre par tous les rebondissements, malgré tout, malgré le nombre de films de genre d'épouvante qu'on a vus à propos de zombies, morts vivants ou autres créatures.

Mais ce n'est pas simplement un film d'épouvante, il permet aussi de se questionner durement. Qu'est-ce que l'éthique, l'honneur, le sens de la vie. Comment vivre sa vie, être là pour les moments qui comptent. Comment se comporter avec les gens lorsque l'enjeu est de survivre ? La solidarité a t-elle sa place ? L'amitié existe t-elle réellement ? Qu'est-ce que l'amour ? Le film n'est pas effrayant de par les morts vivants mais bel et bien par les intentions et motivations des personnages, qui sont terriblement humains, pour le bon mais aussi pour le pire. C'est bel et bien un retour à l'état de nature tel que décrit par Hobbes, qui montre qu'il existe une certaine anarchie, une guerre de tous contre tous et que le contrat social permet de protéger la société. Mais quand une horde de zombies attaque, qu'en est-il de ce contrat social ?

Le seul défaut qui n'en est pas un est que ce film est coréen et que la barrière de la langue fait que certaines scènes ne fonctionnent pas, on n'est pas aussi ému qu'on devrait l'être alors que c'est admirablement joué. L'actrice qui joue la petite fille est géniale d'ailleurs.

Vrai défaut par contre. Le film est convenu. Le héros, père de famille négligeant son enfant, étant peu présent car absorbé par son travail à la bourse a une révélation devant l'ampleur des éventements. Les deux personnages épargnés à la fin sont vraiment très prévisibles car il aurait vraiment été choquant de les tuer à l'écran. Mais même si c'est convenu, il y a des moments épiques, comme une scène qui même si elle est attendue, trouve le moyen de surprendre de par la choix de la réalisation, regarder une ombre tomber à l'arrière d'un train peu s'avérer vraiment poétique.

Je n'avais jamais vraiment essayé le cinéma coréen, je savais juste que Old Boy Park Chan Wook était très réputé. Avec ce dernier train pour Busan, j'ai bien envie d'en voir d'autres, ce ne sera définitivement pas mon dernier film coréen !

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Toni Erdmann: Une hype de qualité relative

23 Août 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #allemand

Ce film est une hype comme je n'en avais pas vue depuis longtemps. Toute la presse nous ordonne d'aller le voir, c'était la sensation de Cannes, il aurait du avoir la Palme.

Une fois sorti de la séance, je me trouve dans l'obligation de faire redescendre tout le monde sur Terre et de relativiser la qualité de ce film. Oui on rit à gorge déployée, oui le film va parfois dans des directions totalement dingues. Mais se taper près de trois heures de film pour avoir une morale du genre, ah oui, on est trop pris par notre routine quotidienne et on passe à côté des bons moments sans s'en rendre compte. Bah merci, j'étais pas du tout au courant de ça avant de venir voir ce film...

Mais ce qui sauve la chose, ce n'est pas le fond. C'est la forme. Et là, quelle audace ! Amener ce personnage de Toni Erdmann totalement dingue devant cette jeune femme qui semble être plus coincée et rigide que Geneviève de Fontenay, c'est quelque chose qui vaut le détour. Le père et la fille ont de succulents dialogues, se trouvent dans des situations les plus inattendues les unes que les autres, je retiens notamment cette chanson totalement folle chantée par Inès lors d'une fête, l'anniversaire qui vaut le détour aussi. Et finalement, on se rend compte que les grands moments de la vie, les plus mémorables que l'on retient à la fin, on les vit avec Ines et son père, et c'est ça le plus fort. Et vous savez quoi, on est touché à un moment et on ne peut que fondre.

Maren Ade mène son film d'une main de maître, ne se laisse jamais dépasser par son sujet, sait quand mettre de la tension, quand la faire redescendre, comment susciter l'émotion, comment amener ses événements. Le scénario a un grain de folie, les acteurs sont habités et on en sort avec l'un des films les plus intelligents de cet été.

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Idependance Day 2: Un film éculé

16 Août 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Je tenais absolument à voir ID Resurgence car le premier du nom est l'un de mes plus anciens souvenirs de cinéma. J'avais 6 ans à l'époque et j'en avais pris plein la vue. 20 ans après, il semble que je sois devenu plus exigeant. A aucun moment, je n'ai senti le souffle épique de Independance Day, le tout était éculé, sans énergie, donnait un air de déjà vu. Le scénario étant d'ailleurs très pauvre et convenu, tout résidait dans les scènes d'action qui étaient de bonne facture. A aucun moment, je n'ai senti le souffle ou l'enthousiasme que j'avais vécu des années auparavant et j'en ressort frustré. Mais c'est souvent le cas pour les suites. Roland Emerich nous compte une fois de plus la fin du monde, je suis tenté de dire qu'il s'agit d'une fois de trop.

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La Rafle: des émotions utiles

9 Août 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

La Rafle est un film utile sur un événement de l'histoire de France qui a trop longtemps été méconnu.
Là réside son intérêt historique. Son intérêt cinématographique réside dans ses personnages. On a des comédiens habités qui font que leurs petites histoires prennent le pas sur la grande. L'insouciance d'un enfant devant l'innommable que rien ou presque ne vient troubler. Ces hommes et ces femmes dignes, debout. Et enfin l'émotion qui monte crescendo jusqu'à parvenir à conclure le film sur une note d'espérance.

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Suicide Squad: De gentils méchants

4 Août 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #comic

Bon, j'avoue, facile l'oxymore du titre.

Suicide Squad est globalement une déception. Je n'avais pas d'attente particulière quant à ce film, j'avais simplement été alléché par le Joker interprété par Jared Leto, que j'avais trouvé génial dans les différentes bandes annonces. Mais on le voit si peu au final que ça en devient un peu frustrant.

Le postulat de départ du film, c'est de prendre une équipe de super vilains et d'en faire les héros même s'ils restent intrinsèquement vilains. Cette équipe est rassemblée par une certaine Amanda Waller qui est une agent secrète. C'est un semi échec. Le film ne s'assume pas comme un film de super vilains alors que tout le potentiel était là. Mais à force de ne pas vouloir être classifié dans les films interdits aux plus jeune, on en arrive à des films bancals, qui ne s'assument pas. Avec autant de méchants à l'écran, rares sont les moments un temps soit peu subversifs, malsains. Ou même si les auteurs ne voulaient pas aller dans une telle direction, ils auraient pu davantage questionner leurs personnages. Ce film manque cruellement de fond et c'est d'autant plus frustrant que tout le potentiel était là. Je pense à deux scènes en particuliers. Une intervention d'Amanda totalement ahurissante où on ne peut qu'être scotché sur son siège. La seconde séquence est un dialogue banal de tous nos méchants autour d'un verre, à propos de leur condition de méchant, leur place dans le monde. Et bien, c'est ça que je voulais voir

A la place de quoi, on a beaucoup de tentatives d'humour déplacées. On a un joker un peu tenu en laisse et qui n'a que des motivations purement romantiques... Et enfin, on a quand même aussi un vide au niveau des idées assez inquiétant.

Là où Batman vs Superman s'en sortait grâce à un fond qui tenait la route et des questionnements intéressants, rien de tel ici. On a un méchant risible qui a des buts pour le moins confus. Et puis cette manie de vouloir faire sombre en ajoutant un filtre à l'image, c'est fatiguant, on soigne plus la forme que le fond et on va dans le mur. Ainsi, la photographie crée effectivement une ambiance mais cette dernière n'est pas suivie par le scénario.

Mais il y a tout de même quelques points positif, une Harley Queen absolument géniale interprétée par Margot Robbie (validée de longue date dans WSW), un Joker totalement dingue interprété par Jared Leto, et enfin une Amanda Waller totalement malsaine interprétée par l'excellente Viola Davis.

Suicide Squad a néanmoins une utilité dans l'univers cinématographique de DC. Mais c'est tout de même paradoxal pour un film d'exploiter davantage ses faiblesses que ses forces. A croire que, sous prétexte de sortir l'été, il devient inutile de réfléchir au cinéma...

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Insaisissables 2: Sympathique divertissement

3 Août 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Insaisissable 2 est à l'image du premier film. On passe un moment très sympa, on rit, on en a plein la vu mais sorti de la salle, on n'a rien retenu. La forme est impeccable, le fond est quant à lui presque inexistant. Ce film est une fin en soi, pas le moyen de faire passer un message. Il raconte une histoire assez anecdotique, il est muni d'un scénario convenable mais la magie ne fait pas vraiment effet. C'est un bon film pour passer le temps l'été mais on n'en retient rien et il n'y a pas grand chose à en dire au final. Voilà, c'est deux heures de fun, sans plus.

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