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Le blog de andika

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Dunkerque: Un acte manqué

23 Juillet 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Nolan

D'après Jacques André, l'acte manqué en psychanalyse est le faux pas, le lapsus, la maladresse, l'erreur, l'oubli... Les actes manqués ne sont pas manqués pour tout le monde, chacun d'entre eux signe une réussite de l'inconscient.

Christopher Nolan, sous couvert de film de guerre, voulait nous raconter autre chose que l'histoire de ces soldats évacués de Dunkerque et par conséquent, il a réussi son coup dans ce sens. Toutefois, en faisant cela, ce qui aurait pu, et même dû être un grand film, n'est plus qu'un bon film, voire un film banal.

Nolan, je le pratique depuis son Insomnia au cinéma, ensuite, je n'ai manqué aucun de ses films. On l'avait quitté au firmament avec Interstallar. On le retrouve moins en forme avec son Dunkirk.

Mais voilà, prendre le nom de cette ville comme titre de film était déjà en soit un mauvais présage. Même si on avait bon souvenir de Bienvenue chez les Ch'tis qui se passait dans le nord de la France. Blague à part, cette opération Dynamo qui est contée ici, bien qu'il s'agisse d'un succès, a été menée dans un contexte de défaite en 1940. Ainsi, premier acte manqué du film, le soldat anglais qui tente tant bien que mal d'aller faire caca au début du film mais qui n'y parvient pas pour diverses raisons. Cet échec initial est l'illustration de tout ce qui sera manqué par la suite.

Le film dure 1h47 mais Nolan trouve le moyen de nous inventer trois lignes temporelles différentes. Les événements qui se déroulent sur la jetée durent une semaine, ceux qui se déroulent en mer durent un jour, ceux qui se déroulent dans les airs durent une heure. A ce titre, une théorie pour la partie d'aviation avec Tom Hardy dans le rôle du pilote héroïque.

Ces trois temporalités différentes complexifient de manière inutile voire artificielle l'histoire, le scénario, l'intrigue. Tout cela ne semble être au final qu'un gadget mal utilisé. Autant, jouer avec le temps et l'espace faisait sens dans Interstellar, Inception et même Memento, autant ici, on remarque juste que Nolan force avec son jouet habituel. Si au lieu de se perdre dans trois époques différentes, il avait fait des efforts pour caractériser ses personnages, on aurait eu un tout autre film. Car oui, aucun personnage ne se démarque malgré un casting en or avec Mark Rylance (loin, bien loin du pont des espions malgré tout son flegme et son élégance), Kenneth Branagh (très bon en officier d'ailleurs), Cillian Murphy (transparent et presque inutile), il y avait vraiment de quoi faire ! (On remarque aussi l'absence de femme mais bon, un film de guerre, ça se comprend).

Mais non, Nolan préfère créer un climat, une ambiance, une tension liée aux événements extérieurs à ces personnages. Ici, le contexte est beaucoup plus soigné que la narration, que l'écriture. Ainsi, le son de ce film est une vraie merveille. Entendre ces avions, ces torpilles, tous les bruitages sont vraiment excellents et amènent un stress assez vif. La BO de Zimmer, bien que paresseuse, participe aussi de cette ambiance. Mais tout de même, on est en droit d'en attendre davantage. Je ne ferai pas injure à Nolan en comparant Dunkirk à d'autres films de guerre en disant que c'est bien en dessous. Soldat Ryan de Spielberg, les Sentiers de la gloire, La ligne rouge, le pont de la rivière Kwai, et même Glory !

On ne peut pas appliquer une méthode uniforme au film de guerre, on ne peut pas employer les mêmes ingrédients que d'habitude pour une histoire tirée de faits réels ! Et pourtant, il y a des moments où Nolan semble se souvenir de ce qu'est la réalité, entre deux plans magique entre ciel et mer, on voit enfin ces bateaux de plaisance venir secourir les soldats, on voit enfin des humains au lieu de simples survivants, on sent enfin le patriotisme à la place d'une guerre froide et impersonnelle, on sent enfin ce qu'est cette nation qui se défend coute que coute contre ces allemands inquiétants.

Mais j'ai constaté qu'il était aujourd'hui de bon ton d'encenser Nolan, quel que soit ce qu'il fait, c'est ainsi, les gens en perdent toute objectivité comme lobotomisés. Je suis pourtant un grand fan de Nolan mais il y a des choses à redire sur Dunkirk.

En conclusion, l'absence de scénario, d'écriture solide, nous laisse sur notre faim et nous frustre un peu, beaucoup. Il y avait tant de choses à faire. La perfection visuelle n'excuse pas tout, et encore moins venant de quelqu'un dont on sait qu'il est capable de conter des histoires extraordinaires.

Je vous partage enfin mes impressions à la sorties de la salle.

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Spider-Man Homecoming: Un méta Spidey

16 Juillet 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Marvel, #Spiderman, #Comic

Spider-Man Homecoming est déjà le second reboot de la saga Spider-Man au cinéma. En moins de 15 ans. Autant la saga de Raimi avait le monopole de la nouveauté, et la saga de Webb celui de l'inutilité, cette nouvelle saga s'insère plutôt bien dans le MCU. Même si Sony est toujours à la manoeuvre, ils ont su s'allier à Disney pour faire affaire et surtout faire du fric et ça semble fonctionner, je n'ai jamais manqué aucun film Spider-Man en salle...

On avait déjà rencontré ce très jeune spidey incarné avec brio par Tom Holland dans Civil War, et je dois dire que c'est un plaisir de le retrouver ici. Il a vraiment une bonne bouille et joue bien de son air juvénile et innocent. Toutefois, il nous montre toute une palette d'émotions vraiment très intéressantes. De plus, il a un potentiel comique non négligeable. On retrouve également la tante May campée par Marisa Tomei, toujours aussi jeune et toujours aussi étonnamment MILF par rapport à l'idée qu'on s'en fait. Les personnages du film ne manquant jamais une occasion de plaisanter à ce sujet d'ailleurs.

C'est là que ce film devient vraiment méta. Spidey est-il un avanger ? C'est tout le sens du film, et d'ailleurs le petit film perso de son trip dans Capitain America est hilarant. Est-il dans cette histoire ou un personnage extérieur ? Les plans de spidey à côté du drapeau américains sont-ils sérieux où est-ce une dénonciation de cette tendance qu'on peut avoir tendance à prendre au premier degré ? Tony Stark est-il vraiment un exemple à suivre ?

Toutes ces questions posent un peu une satire de tout ce monde, de manière bien plus efficace et subtile que l'exemple de Deadpool  pour ne citer que lui. L'humour de ce spidey est ce qui s'est fait de mieux jusqu'à présent avec ce personnage mais ce film souffre d'un manque de souffle épique. Pourtant, le méchant est très efficace. Ce vautour est assez flippant avec un Michael Keaton en forme qui nous refait du Birdman. Mais on est bien loin de la tension de l'antique Spider-Man 2 de Raimi par exemple, même si le scénario ici est assez bien soigné et basé sur un twist qu'on ne voit vraiment pas venir et qui offre des situations vraiment intéressantes.

Mais on sent ce Spidey pas encore totalement émancipé, le cul entre deux chaises, pas vraiment avenger, pas vraiment héros, encore lycéen mais un peu plus d'un autre côté. Il s'agit toutefois de la présentation du personnage qui ma foi, est tout de même assez satisfaisante. La bande originale est assez sobre, mais un thème particulier me rappelait un peu le quatuor à cordes de Ravel, ce qui n'était pas pour me déplaire.

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The Circle: Le totalitarisme bienveillant

14 Juillet 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

The Circle est un film très, très intéressant qui en dit beaucoup sur notre époque.Il s'illustre bien plus par son fond que par sa forme. De plus, le casting est excellent, Emma Watson qui joue Mae, l'héroïne. Tom Hanks, qui nous fait un mix entre Steeve Jobs et Mark Zuckerberg et enfin John Boyega, justicier de l'ombre mais toujours avec beaucoup d'humour, notamment dans les scènes où Emma Watson tente des approches pour le pêcho.

Ce film raconte l'histoire banale au début d'une jeune femme qui trouve un emploi dans une boite de la sillicon valley, spécialisée dans l'internet, à savoir The Circle. Dans notre monde, c'est une sorte de fusion entre Facebook et Google. Et on voit que ce mélange tend rapidement à se transformer en une sorte d'hybride entre la STASI, le KGB et une once de comité de salut public en matière de surveillance généralisée de la population.

Plus Mae monte, plus sa vie se déroule dans le cercle au lieu de se passer dans la réalité. On voit la quête effrénée de partages, de like, de commentaire et on assiste à une véritable injonction à la transparence totale sur les réseaux sociaux qui en devient presque totalitaire.

Ainsi, l'exemple d'une scène où des collègues de Mae l'interrogent afin de savoir pourquoi elle ne publie pas davantage de choses sur sa vie dans le cercle. Cela faisait véritablement penser à une secte. Cela la conduit au fur et à mesure à partager toute sa vie, en direct vidéo presque 24h sur 24h.

Le pire, c'est que tout cela est à peine caricatural et que cette tendance est déjà enclenchée par notre internet actuel et nos usages. Et c'est cela qui fait froid dans le dos et qui est, n'ayons pas peur des mots, absolument terrifiant. Sachant que tout cela est vendu avec le sourire bien entendu, à ce titre, une tête bienveillante comme celle de Tom Hanks fait merveille. Ce film est touche tellement juste cette question qu'on en sort en ayant envie de définitivement disparaitre de l'internet.

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OJ Simpson Made in America: Histoire d'une folie collective

14 Juillet 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Documentaire, #OJ Simpson

OJ Simpson made in America a remporté l'oscar du meilleur film documentaire en 2017 et ce n'est que justice. Ce film est indispensable, surtout pour nous qui ne sommes pas américains. Et pourtant, que pensons-nous ignorer de cette affaire ? Cette course poursuite incroyable en direct devant près 100 millions de téléspectateurs ? Ce gant qui ne va pas à l'accusé ? Ce fameux enquêteur raciste ? Voilà ce que je savais déjà personnellement de ce procès. Ce sont des éléments importants, certes, mais ce ne sont que des détails car ce procès mettait en mouvement des choses beaucoup plus grandes, beaucoup plus profondes que les simples faits incriminés.

Ce film est indispensable car on en apprend beaucoup. Même près d'un siècle après la présidence d'Abraham Lincoln, les Etats-Unis sont encore un pays divisé sur la question raciale. Malgré la fin de l'esclavage, les Afro-Américains continuent à subir des traitements différents de leurs compatriotes blancs. Même à Los Angeles, en Californie, Etat qui n'était pourtant pas connu pour être confédéré ou ségrégationniste.

Avant d'entrer dans le vif du sujet OJ Simpson, c'est ce contexte qui est relaté. En revenant notamment sur les émeutes de Watts, sur l'agression de Rodney King par des policiers suivi de leurs acquittements, le meurtre de Lakeshia Combs, adolescente de 15 ans, par une épicière qui ne sera pas condamnée à de la prison ferme... Et j'en passe.

Ce contexte étant posé dans les deux premiers épisodes, on comprend beaucoup mieux comment ce procès a pu aller dans ce sens. On comprend mieux aussi pourquoi l'élection d'Obama n'a rien réglé, tellement les antagonismes sont profondément ancrés dans cette société. On comprend mieux certaines réactions, notamment récemment sur les réseaux sociaux suite au décès d'Otto Warimber. Il s'agissait d'un jeune étudiant américain qui a été enfermé en Corée du Nord. Sur Facebook, j'ai lu de nombreux commentaires d'Afro américain dire qu'il était trop habitué à ses privilèges de blanc et qu'à l'étranger, il devait se tenir à carreau. Avant même de penser à l'injustice dont il avait été victime, ils pensaient à ses fameux white privileges... Mais quand on regarde ce film, on s'aperçoit que le système judiciaire américain peut être aussi inique que le système nord coréen, surtout envers les noirs.

Chacun des cinq épisodes amène sa pierre à l'édifice. On retrace tout d'abord le parcours d'OJ et on comprend sa célébrité et sa cote de popularité. On remarque également qu'il ne s'était pas engagé pour les droits civiques dans les années 1960, contrairement à Ali par exemple. Le réalisateur interroge également de nombreux protagonistes. Avec le recul, leur témoignage est précieux et nous éclaire. Toutes les opinions s'expriment dans ce film, que ce soit la police, des militants des droits civiques, des amis d'OJ, des membres du jurys, les avocats de la défense, le ministère public ou les familles des victimes.

Les victimes justement, on constate que ce sont un peu les grandes oubliées de cette histoire. Ce qui n'aurait du être qu'une tristement banale histoire de violences conjugales s'est mué en débat de société sur le racisme, les droits civiques et le climax de tensions raciales exacerbées depuis près de deux siècles dans ce pays. Pourtant, la célébrité d'OJ aurait pu permettre une prise de conscience sur ce fléau des violences conjugales qui est certainement encore plus répandu que le racisme.

Il est d'ailleurs dommage que OJ Simpson soit devenu le symbole de la lutte des droits civiques et contre les violences policières envers les noirs car il ne s'était pas engagé auparavant alors qu'il aurait très bien pu le faire. Sa chute pathétique à la suite de son acquittement montre d'ailleurs à quel point il était indigne du soutien qu'il a reçu.

Plus que l'affaire d'OJ, il s'agit ici de l'affaire des Etats-Unis. Près de 25 ans après, et malgré Obama, il s'agit toujours d'un pays où j'hésiterais toujours à deux fois avant de m'y rendre en tant que noir.

Pour conclure, je vais vous livrer une anecdote personnelle. En 2005, je me suis rendu aux Etats-Unis pour un voyage linguistique d'été. Il s'agit encore pour moi de mon seul voyage dans ce pays à ce jour. Etonamment, l'organisme a eu quelques difficultés à me trouver une famille d'accueil. Une fois arrivé sur place, j'interrogeai mes camarades de voyage afin de savoir si pour eux aussi, l'organisme avait eu du mal à dénicher une famille. Aucun souci pour eux. Ils avaient la particularité d'être tous blancs. Et bien entendu, chacun d'eux avait une famille d'accueil blanche. Pour ma part, j'ai finalement eu une famille d'accueil qui était bien entendu une famille noire. Ca se passait en Virginie, en 2005. La personne chargée de trouver les famille d'accueil ne pouvait pas concevoir qu'un jeune noir passe ses vacances chez des blancs. Toutefois, pour la petite histoire, je suis tombé dans la meilleure famille que j'aurais pu imaginer. Il s'avère qu'il s'agissait de français comme moi, et que le père était blanc et que la mère était noir. Je les considère encore comme ma famille aujourd'hui.

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Pirate des Caraibes 5: La boucle continue

28 Juin 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Déjà le 5ème film ! C'est impressionnant. Je continue à tous aller les voir au cinéma sans toutefois savoir pourquoi. La force de l'habitude sans doute. Et une fois de plus, j'ai de nouveau l'impression de voir le même film qu'auparavant. Sauf que contrairement au 4, dans le couple Cruz/Bardem, on a le monsieur cette fois-ci qui est d'ailleurs très, très en colère dans ce long métrage.

Jack Sparow est toujours le même, Johnny Depp semble toujours prendre autant de plaisir à jouer ce personnage. Barbosa change peu également et parvient à de nouveau finir le film comme il en avait fini un précédent.

La seule nouveauté, c'est le nouveau couple de petits jeunes qui manquait à l'épisode n°4. Mais c'est pour mieux faire revenir le couple ancien qu'on connait tous. Au niveau du scénario, c'est assez basique, une fois de plus il s'agit de récupérer une sorte de trésor dont on ne comprend pas bien les effets. Toutefois, cette simplicité a le mérite de conférer une certaine clarté aux intentions des personnages. La quête du père pour les uns, la quête de la richesse pour les autre, ou encore la vengeance.

Tant que ça marche, on ne sera pas à l'abri de ce genre de film transparent, dispensable et interchangeable avec les autres. Mais malgré plus de dix années d'existence, cette saga est juste toujours aussi fun. Encore un petit plaisir coupable de l'été qui permet de rester dans l'air du temps, et aussi de constater comment ce temps avance. On prend un petit coup de vieux avec certains peronnages.

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Baywatch: Le film de l'été

25 Juin 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Ce qui m'a motivé à aller voir Baywatch, aussi connu chez nous sous le nom de Alerte à Malibu, c'est bien la nostalgie de la série de mon enfance, qui passait le week-end sur TF1. Je ne sais plus du tout de quoi ça parlait, mais je me souvenais bien que tous ces personnages étaient étonnamment charismatiques dans leurs maillots de bain.

On reprend ici des ingrédients connus, à savoir des comédiens beaux comme des Dieux, vêtus le plus légèrement possible. On y joute également un humour qui n'était pas spécialement présent dans la série et on aboutit à un cocktail détonnant et étonnant ! Cette histoire quitte vraiment les années 1990 et atterrit directement au 21ème siècle. Le scénario est très basique et ne recule devant rien et ça fait du bien. En effet, aucun de ces personnages ne se prend vraiment au sérieux. Chacun a pour seul et unique but de faire passer un bon moment au spectateur et y parvient.

Il y a toute sorte d'humour, cela va de l'autodérision de la série en mode méta à la dérision du passé des acteurs, notamment Zac Effron qui en prend pour son grade. The Rock est bien entendu surdimensionné pour camper un simple sauveteur et le film en joue énormément, que ce soit lors d'un banal sauvetage qui prend des tours épiques, jusqu'à basculer dans une intrigue presque digne d'un film d’espionnage. Le film ne recule pas non plus devant un humour très lourd, avec une connotation très sexuée et pourtant, ça marche tant la dérision est ici assumée. Le méta langage se perpétue dans la manière de se moquer du statut de femme objet de ces sauveteuses, notamment en soulignant le fait qu'elles semblent courir au ralenti par exemple. La manière aussi de se moquer de tous les codes de la série en s'adressant directement au spectateur est aussi appréciable pour celui qui reconnaitra les références.

Enfin, même l'antagoniste qui est assez cliché et caricatural fonctionne très bien car il commet des actes finalement assez censé et cohérents. Paradoxalement il tient son rôle et prend des décisions moins discutables que dans des films de genre qui seraient effectivement des polars.

Cette résurrection de la série fera plaisir aux nostalgiques, fera rire les nouveaux venus, et permettra de passer un bon moment en cet été caniculaire, à regarder des gens s'amuser sur une plage !

 

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Les ex: Une sérieuse légèreté

23 Juin 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Comédie

Les ex est ce qui peut se faire de mieux dans les comédies françaises. Le thème de ce film nous touchera tous, en effet, chacune et chacun a eu à gérer au cours de sa vie une rupture et par conséquent ce qui suit, à savoir l'ex. 

Ce film le fait avec beaucoup d'humour, de légèreté. Mais il y a pourtant aussi des passages plus sérieux, plus profonds. Ce film traite de tous les genres d'ex. Celui qui est possessif et qui refuse de passer à autre chose jusqu'à faire peur et empoisonner la vie. Cet ex offrira d'ailleurs les séquences les plus drôles. Un ex qu'on ne parvient pas à oublier sans même s'en apercevoir. Un autre ex avec qui on renoue car cela semble être une évidence. Un ex qui nous abandonne en laissant une partie de lui avec nous dont on ne sait que faire. Ou encore un potentiel futur ex qui ne le sera pas forcément. Dans ce film un peu choral, les personnages vont se croiser, se recroiser pour notre plus grand bonheur. Tous les acteurs sont vraiment bons, notamment Patrick Chesnais totalement dingue en magistrat désabusé. Ou encore Jean Paul Rouve en psy qui aurait besoin lui même de consulter. Sans parler e Claudia Tagbo dont le potentiel comique n'est plus à démontrer.

Au niveau de la réalisation, on voit certains plans récurrents, notamment un plan de face qui prend le personnage assis qui occupe tout le champ. C'était assez drôle de les voir tous passer comme cela à la moulinette. Mais cela manquait un peu d'inventivité. Tout comme l'usage de l'accident de voiture qui fait un peu beaucoup la deuxième fois dans le scénario. Toutefois, malgré quelques faiblesses, l'histoire se tient et on a droit à de vraiment beaux dialogues. Ce film offre au final une version assez optimiste de l'amour et incite à se laisser enivrer par tous ces beaux sentiments. Qu'on est loin du Love de Noé !

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Fauteuils d'orchestre: La chasse aux clichés

19 Juin 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Il ne s'agit pas ici d'un banal film choral comme on en a vu tant d'autres. Ce n'est pas un prétexte pour faire intervenir plein d'acteurs connus. Au contraire, tous ces comédiens servent l'histoire d'une excellente manière, car oui il y a un vrai scénario et même un vrai message. L'art doit relier, les gens se mélangent, il ne faut pas se laisser enfermer dans une case.
Ainsi, on comprend mieux le désir d'émancipation du pianiste virtuose incarné par Albert Dupontel. Il en a assez du monde corseté du classique. Il souhaite un public plus novice afin de pouvoir les toucher plus profondément avec son art. Cet art qui relie aussi un fils à sa mère morte. Une concierge à une actrice. Une jeune flemme montant à Paris avec une brochette de personnes d'une classe sociale élevée. Mais on remarque qu'ils sont tous égaux devant l'émotion. Et on ne peut être que touché par ce film qui dépoussière un certain nombre de clichés sur ce monde de l'art. Et puis, c'est tellement agréable d'entendre le concerto empereur de Beethoven tout au long de ce film !

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La tribune des critiques de disques

13 Juin 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Autre, #Maison de la radio, #Radio, #Tribune des critiques de disques, #France Musique, #Classique, #Beethoven

La Tribune des critiques de disques est la plus ancienne émission de radio française. En effet, elle a plus de 70 ans. Le principe de l'émission est simple, on choisit une oeuvre du répertoire classique et on compare six versions sur disques. La mission des critiques consiste à élire la meilleure version. L'écoute se fait en aveugle, c'est à dire qu'on ne sait pas qui on écoute, et cela peut occasionner des surprises.

A l'occasion de la fête de la musique, France Musique a décidé de faire une édition spéciale auditeur. J'ai été sélectionné pour participer à cette tribune des auditeurs qui est enregistrée le 21 juin 2017 et diffusée le dimanche 25 juin 2017 de 16h à 18h sur France Musique. Il fallait envoyer un mail pour être sélectionné, je le publie ici. Il explique bien ce que représente cette émission pour moi:

 

Cher Jeremie,

 

Je vous écris afin de porter ma candidature à l’édition spéciale de la tribune des critiques de disques prévue le 21 juin prochain pour la fête de la musique. En effet, je souhaite ardemment me muer en critique pour cette émission. Et ce pour plusieurs raisons.

 

Tout d’abord, l’exercice de l’écoute comparée est quelque chose qui m’est somme toute assez familier, et j’en appréciais le principe bien avant de connaitre cette émission. Un souvenir de lycée, en classe de musique me revient. Le professeur, pour nous exposer différents effets de l’orchestre nous avait fait écouter plusieurs versions de la 5ème symphonie de Beethoven, et j’avais trouvé que je n’entendais pas tout à fait les mêmes instruments selon les versions. Je ne doute pas que mon prof de musique de seconde connaissait l’émission mais malheureusement pour moi, il n’a pas prononcé son nom et cet exercice est resté sans lendemain pour un temps.

Au lycée toujours, j’ai également découvert que Samson François n’était pas forcément le pianiste de référence chez Chopin. Une de mes condisciples n’était autre que la petite fille du compositeur et pianiste polonais Miłosz Magin, et ne cessait pas de me vanter les mérites de son grand père avec quelques extraits.

Après le lycée, un ami proche, (que j’ai d’ailleurs depuis emmené à l’enregistrement de l’émission), m’a fait écouter en aveugle deux versions de la sonate pour piano en la mineur de Mozart. L’exercice consistait avant tout à reconnaitre laquelle était de Lang Lang mais, toutefois, on approchait de l’émission. Une fois de plus, occasion manquée, le père de mon ami est un auditeur fidèle de la tribune mais une fois de plus, on ne m’a pas parlé de cette émission.

 

Alors, comment l’ai-je connue ? Une journée d’été, un peu désœuvré, je me suis lancé dans la barre de recherche des podcasts. En effet, je voulais en savoir davantage sur le concerto pour piano n°20 de Mozart qui était entré dans mon cœur depuis que j’avais vu Amadeus au cinéma. Et là, je tombe enfin sur le podacast de la tribune des critiques de disques ! Et c’était parti, un monde nouveau s’ouvrait à moi. Une fois entré à l’intérieur, je n’en suis plus sorti, j’enchainais les émissions avec frénésie, trop heureux de constater le nombre d’œuvres que j’adore qui y étaient discutées. Mais plus que la musique qui m’était familière, j’étais tout heureux de faire des découvertes. Ainsi, l’émission sur les Bachianas brasileiras n°5 d’Heitor Villa-Lobos a été un grand bonheur pour moi. Mais aussi celle sur la partita pour clavier n°1 de Bach, qui m’a fait m’intéresser à toutes les autres partitas par la suite, que ce soit pour violon ou violoncelle et pour faire bonne mesure, m’a également fait écouter les suites anglaises et françaises. J’ai aussi découvert le compositeur estonien Arvo Pärt qui m’a fasciné et bien d’autres choses encore.

Mes certitudes ont également vacillé de nouveau, moi qui restais confortablement avec mes CD de Wilhelm Kempff au piano chez Beethoven, je découvrais Stephen Kovacevich dans la sonate opus 111 de Beethoven lors d’une des émissions les plus mémorables. Au fil de ces tribunes hebdomadaires, je me suis considérablement enrichi.

 

La qualité de cette émission ne s’est jamais démentie depuis près de 70 ans d’existence ! Elle a existé longtemps avant moi et me survivra longtemps après. En 70 ans, de nombreux critiques emblématiques se sont succédés. J’ai par exemple eu écho des colères mémorables du critique musical Antoine Goléa à la fin des années 1970 contre les versions historiquement informées de Harnoncourt avec des instruments d’époque. Plus près de moi, comment ne pas parler de Piotr Kaminiski et de ses prises de positions tranchées, précises et argumentées. Comment ignorer les critiques pertinentes d’un Christian Merlin dont l’amour de la musique transparait à chaque prise de parole. Comment ne pas écouter Elsa Fottorino nous parler de piano. Comment être insensible à la fougue d’Antoine Mignon. Comment négliger la science de Jérémie Bigorie, et j’en passe !

 

Prendre la suite de tous ces illustres critiques le temps d’une émission serait un grand honneur pour moi. D’une part, j’ai souvent eu le fantasme d’une tribune des auditeurs, cette émission étant tellement sujette à débat, je n’allais d’ailleurs pas tarder à en soumettre l’idée. D’autre part, j’y participais déjà un peu par les courriers que j’envoyais suite à certaines émissions, ce qui m’a déjà valu de remporter trois fois le disque de la semaine et d’entendre quelques uns de mes mots à la radio. Cette interaction existe déjà mais toutefois, sur le vif, il est un peu frustrant de ne pas pouvoir s’exprimer et de devoir attendre d’écrire son petit mail. Surtout lorsqu’on est présent dans le studio pour l’enregistrement !

 

Et comme le hasard fait bien les choses, il a fallu que l’œuvre au programme soit de Beethoven. Vous le savez, j’adule ce compositeur, notamment ses concertos pour piano. Etant de la génération Youtube, j’ai en affection une version de l’empereur d’Arrau qui y est mais également une autre de Gulda. Mais je me souviens que Fazil Say l’avait emporté il y a quelques années pour le troisième concerto pour piano de Beethoven. Il y a tant à dire sur cette œuvre que je ne sais pas par où commencer mais, il faut que j’en garde pour l’émission le jour venu.

 

Enfin, j’ai d’ores et déjà une petite expérience radiophonique en ce qui concerne la musique, il y a quelques mois, j’étais interrogé sur France Culture dans la chronique Hashtag, voici le lien

 

Une fois de plus, je vous remercie de faire vivre cette émission et d’en préserver l'héritage avec tant de passion. Vous êtes le digne héritier d’Armand Panigel et de Jean Roy.

 

Bien cordialement,

 

Anthony Ndika

Il y a eu également des papier dans Le Monde et dans les Incrocks qui parlaient très bien de cette émission. Ce qu'il y a de magique dans cette émission, c'est que pendant deux heures de temps, le problème le plus important de notre vie est de savoir quelles est la meilleure version ! Et comment ne pas mettre en avant cette parodie bien connue ?

 

Rassurez-vous, ce n'est pas tout à fait comme ça que ça se passe !

Edit du 26 juin 2017: Voilà, l'émission a été diffusée, elle est maintenant disponible sur le site de France Musique. Télérama a un peu parlé de nous ainsi que La Croix.

A numéro exceptionnel, photo exceptionnelle. Voici ici les tribuns en actions, il s'agissait de Brigitte, François, Jérémie (le producteur) Alisée et moi même. (Crédit Marc Voinchet, et moi pour la modification)

A numéro exceptionnel, photo exceptionnelle. Voici ici les tribuns en actions, il s'agissait de Brigitte, François, Jérémie (le producteur) Alisée et moi même. (Crédit Marc Voinchet, et moi pour la modification)

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The Jane Doe Identity: Une malheureuse autopsie

12 Juin 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Pourquoi The Autopsy of Jane Doe a pour titre français The Jane Doe Identity ? Parce que le mot autopsie n'attire pas le chaland ? Sans doute. De toute manière, il n'y a pas d'autre raison que le hasard qui puisse mener à aller voir ce film.
 
On se doute bien qu'il s'agit d'épouvante mais cela est fait de manière tellement grossière, parfois avec si peu de subtilité. On multiplie les fausses alertes pour plaisanter mais lorsqu'il faut vraiment faire peur, il n'y a plus personne, gore par contre, ça l'est, on ne compte plus les gros plans sur les cadavres qui au bout d'un moment commencent tout de même à lasser. Pourtant, il y avait de bons ingrédients. Un médecin légiste assisté de son fils dans son laboratoire situé au sous sol d'une maison. Le lieu était tout indiqué pour créer une ambiance vraiment oppressante. Alors oui, les plans serrés sur les visages, les ombres, le brouillard, les couleurs des images créent une certaine atmosphère. Mais là où la technique est à peu près correcte, les acteurs à peu près regardables, le scénario est un peu le grand absent.
 
Il n'assume pas de suite sa part de fantastique ou au contraire entretient mal l'ambiguïté entre le plausible et le surnaturel. Il est également bien trop prévisible. La conclusion est que l'on peut se passer aisément de cette autopsie définitivement ratée.
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