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Le blog de andika

Articles récents

La La Land: L'amour de l'art

20 Février 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

La La Land est une réussite car c'est un film avant tout authentique. Damien Chazelle reprend ici quelque peu le propos qu'il tenait dans Whiplash mais il le transcende. La question n'est plus comment être le meilleur artiste possible en dépit de tout mais comment être le meilleur artiste possible au vu du contexte. Et cela change tout. Ici, il faut du compromis pour avancer, on se rend rapidement compte que la quête de l'absolu est totalement vaine. Le personnage de Sebastian est assez intéressant à ce sujet, un vrai puriste du jazz qui va être obligé de mettre de l'eau dans sa blue note afin de pouvoir connaitre le succès. Il en va de même pour Mia qui se perd dans des castings pour des rôles médiocres au lieu de laisser libre cours à sa créativité. Ainsi, les deux tourteaux font des chemins inverses, grâce à l'un, l'autre ira vers l'excellence et vice et versa, l'autre fera des compromis.

L'idée de la comédie musicale pour conter cette histoire est brillante. Car sous ses aspects joyeux, elle permet d'aller plus en profondeur dans les émotions, et d'avoir le détachement nécessaire pour pouvoir paradoxalement aller dans le fond des choses. Le plan séquence du début dans l'embouteillage montre ainsi des personnes joyeuses alors que c'est complètement à l'opposé de ce qu'on ressent lorsqu'on est coincé dans les bouchons. Il en va de même pour la première rencontre des amoureux qui nous prend à contre pied. Ce décalage crée une émotion profonde car la musique, la danse, nous touchent beaucoup plus facilement que quelconque dialogue.

Ainsi, la chanson City of Light ne peut pas nous sortir de la tête en partant de la salle ainsi que les airs de piano interprétés par Sebastian.

On ne se lasse pas des histoires d'amour encore moins que l'on ne se lasse de la musique. Et quand l'amour est fort comme cela, il émeut et survit à tout, même aux rêves brisés, même aux séparations, car plus que la personne aimée, c'est l'amour de l'art qui compte pour ces artistes.

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Moonlight: L'éloge de la subtilité

16 Février 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Moonlight est un film apparemment apprécié de la critique. Il a il est vrai, d'indéniables qualités mais pourtant, l'impact est moins élevé qu'attendu.

Nous suivons l'histoire de Chiron, lors de trois moments particuliers de sa vie dans le quartier un peu chaud de Liberty City à Miami. Cette division en trois actes est très intéressante et fait sens, elle permet une compréhension de ce personnage qu'un autre procédé aurait rendu moins subtile, moins forte.

Litle

Lors du premier acte, on suit le petit Chiron âgé de 8 ans et surnommé Little, il est malmené par ses camarades de classe car il est différent, il préfère la danse au football. Une dealer du nom de Juan le prend sous son aile pendant que la mère de Chiron consomme les produits vendus par ce même Juan. Et c'est terrible. Beaucoup de non dits, beaucoup de pudeurs mais des évidences qui ne sont pourtant pas encore explicites. Mais on sent poindre déjà la sensation d'exclusion, la quête d'identité, la douleur, l'intolérance et enfin la contradiction. Ainsi, les larmes de Juan constituent un des grands moments du film, où l'on voit les forces et les limites de ce personnage.

Chiron

On le retrouve plus tard à l'adolescence, vers l'âge de 16 ans, avec une mère toujours camée et des camarades de classe encore plus méchants. Tout devient clair, l'homosexualité de Chiron semble être de notoriété publique et cela libère toute la haine et la persécution jusqu'à un événement qui changera le personnage principal. La partie la plus terrible, la plus douloureuse mais aussi la plus explicite sur l'essence de ce personnage.

 

Black

Chiron est maintenant un homme adulte, surnommé Black, il a suivi les traces de son mentor Juan et est méconnaissable. Il a visiblement fait beaucoup de musculation et tente de masquer ce qui lui a attiré tant de tracas. Mais on ne peut pas nier qui on est et un coup de fil du passé va le lui rappeler. C'est la partie la plus mélancolique, la plus nostalgique mais aussi la plus optimiste. Il y règne un grand calme, le personnage est arrivé à maturité et est maintenant en mesure d'assumer ses choix. On en voit le cheminement et c'est, osons le dire, très beau.

 

Conclusion

Oui ce film est un éloge de la subtilité, les acteurs sont tellement justes, tous autant qu'ils sont. Les qualités esthétiques de la réalisation, de la photographie sont à saluer. L'image est aussi belle que l'histoire est parfois triste. Mais sur certains plans, il y avait un peu de flou, en bas de l'écran notamment, mais globalement, ça prenait son temps, la composition des images était stylisée et permettait de montrer vraiment de belles choses. On sent vraiment tout le boulot derrière.

 

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Premier contact: Partie à somme nulle

22 Janvier 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Villeneuve, #Espace, #Alien

Premier contact (Arriving) est globalement une réussite. Denis Villeneuve commence à se faire un prénom dans le cinéma, après un Sicario très réussi et un Prisonners dont les échos sont très positifs.

Le réalisateur s'attaque ici à un nouveau genre, la science fiction, anticipation, en mettant en scène la rencontre de l'humanité avec une espèce extra terrestre après l'atterrissage de douze vaisseaux spatiaux sur la planète Terre.

Cette arrivée inopinée d'Aliens va avoir des effets divers et variés sur les personnes qui peuplent la terre. Au premier plan, l'armée, les deux scientifiques qui sont protagonistes, interprétés par Amy adams (linguiste) et Jeremy Renner (physicien) tout deux excellents. Mais au second plan, on voit également les populations réagissent et c'est il me semble une restitution fidèles. On entend par exemple que des fanatiques religieux s'immolent par le feu dans une Eglise car l'arrivée des aliens est la réalisation d'une prophétie annonçant la fin du monde, on voit s'établir sur internet des théories du complots plus farfelues les unes que les autres, on entend que les bourses s'effondrent, que les gens paniquent tout simplement. C'était une partie très interessante bien que secondaire et contextuelle.

Toutefois, ce climat influe nos protagonistes, cela se caractérise par une pression mise sur leurs épaules, la pression pour obtenir des résultats et sa voir ce que ces aliens viennent faire sur Terre et quelles sont leurs intentions.

Le film pourtant ne joue que rarement sur la tension, il se permet de garder un rythme assez contemplatif, qui donne la possibilité de progresser sereinement dans l'intrigue, sans nous livrer trop rapidement les secrets du scénario. Tout cela accompagné d'une bande originale très jolie, qui fait la part belle aux violoncelles et qui renforce l'aspect contemplatif de certains plans. Ainsi, la façon de filmer le vaisseau spatial est juste fascinante, la composition des plans, l'ampleur du bâtiment, le mystère qui l'entoure, tout cela rappelle bien évidemment le monolithe de 2001. En effet, un objet mystérieux et les singes autour qui ne parviennent pas à communiquer sereinement.

Mais ce film dépasse le simple hommage à 2001 dans la mesure où on perçoit ici le sens de toute chose et que le contact est établi avec les aliens. On entre alors dans une nouvelle dimension qui permet d'avoir une perception des événements totalement différente.On apprend que le savoir, le langage sera toujours plus fort que l'ignorance et la peur de l'inconnu. On voit que même si des choses tristes doivent nous arriver, le déni ne nous aide en rien, au contraire, affronter sereinement les événements permets d'en mieux profiter et ainsi de vivre pleinement sa vie.

Le film marque de part un artifice scénaristique qui fait qu'on ne sait plus trop où le temps commence, où le temps fini, où l'histoire commence, où l'histoire s'achève. Et pourtant, on arpente un nouveau chemin de la connaissance.

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Roméo et Juliette à la Comédie Française

9 Janvier 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Théâtre, #Comédie Française, #Shakespeare

J'inaugure une section théâtre sur mon blog. Après le cinéma les séries TV et la musique, je me diversifie une fois de plus. Cela fait pourtant des années que je vais plus ou moins souvent au théâtre. Je me souviens d'un beau Peer Gynt en 2012, joué par la Comédie Française au Gand Palais, un Tartuffe exceptionnel toujours au français, salle Richelieu fin 2014 et un Songe d'une nuit d'été au même endroit en 2015. Sans même parler des pièces que je suis allé voir en dehors de la troupe de la comédie française, je signale un bon souvenir au théâtre ALEP d'Ivry sur Seine, ou encore l'AZTEC théâtre de la fac de pharmacie que je suis depuis le début de mes études.

Roméo et Juliette, voici une histoire culte entre ces deux familles qui se détestent et cet amour impossible entre ces deux jeunes personnes issues justement de ces dites familles.

Eric Ruf, le metteur en scène soulignait justement qu'à force d'être reprise et d'être entrée dans la culture populaire, la pièce d'origine en était de plus en plus méconnue. Ainsi, elle n'avait pas été jouée par la troupe du français depuis 1954. Moi même, connaissant la pièce de nom, à part en raconter la fin, je n'en savais pas grand chose. Par exemple, je ne m'attendais abslolument pas à y trouver autant d'humour !

Il ne s'agit pas que d'une histoire d'amour. C'est avant tout une histoire de famille, de passions, de haine et d'urgence. L'urgence de vivre, d'avancer en dépit de tout, le refus de la fatalité d'une haine ancestrale. Mais comme dans la tragédie grecque, une fois de plus, le héros a un hubris un peu envahissant. Au début de la pièce, Roméo n'est pas amoureux de Juliette, il en aime une autre en effet. Par la suite, il ne parvient que rarement à tempérer ses pulsions, ses passions, sa colère, son amour, cela conduit nécessairement à un destin tragique.

Juliette quant à elle est jeune et naïve mais pourtant, elle prend son destin en main et se maîtrise bien davantage que Roméo, et c'est assez drôle de voir la différence dans la gestion des événements des deux protagonistes.

Les acteurs, comme d'habitude sont tous excellents. Roméo et Juliette ne sont pas aussi jeune qu'on peut l'espérer mais leurs interprètes donnent énormément. La mise en scène est sobre et inventive et parvient à faire quelque chose de neuf avec une pièce qui est somme toute assez connue. Enfin, comme d'habitude, les costumes de Christian Lacroix sont à tomber.

C'était une bien belle soirée, c'est devenu un excellent souvenir.

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Sully: Danger dans le ciel

22 Décembre 2016 , Rédigé par andika Publié dans #cinéma, #Avion, #NTSB, #Clint, #Eastwood

Ce film m'a fait penser à un épisode de la célèbre émission Air crash, ou danger dans le ciel en français. En effet, on y suit l'enquête du NTSB suite à l'amerrissage sur l'Hudson réalisé par le capitaine Sully en janvier 2009. Il s'agit d'une histoire méconnue puisque la presse l'avait immédiatement érigé en héros et pourtant... À peine l'avion posé, il a été soumis à la question et suspecté par Le NTSB quant à ses choix. Mais pas seulement, il est vraiment suspect, on le questionne aussi sur son mariage, sa consommation d'alcool. D'entrée, on a un malaise. Sully est-il vraiment un héros ? Le film répond subtilement à cette question en déroulant les faits. Avec aussi des séquences qui montrent la passion de l'aviation qu'à Sully. Plus on avance, moins on se pose de questions et plus on se rend compte que les machines, là technologie, tout cela ne détient pas la vérité et que parfois, elle est ailleurs. En effet, on devrait prendre les plus grandes précautions avant de juger une personne sur 208 petites secondes. Clint Eastwood nous dépeint ici toutefois un monde bienveillant, où tout le monde s'aime et se respecte et dans cette période, ça fait du bien. Toutefois, l'émotion a du mal à percer, peut-être parce qu'on connaît déjà cette histoire. Ici Clint est moins de gauche, il est surtout humaniste et c'est tout aussi bien. Enfin, collent ne pas faire un parallèle avec Flight de Zmeckis ? Je n'ai pas cessé d'y penser devant ce film ! Tom Hanks est aussi bon ici que Denzel dans l'autre !

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Rogue One: Une nouveauté rafraîchissante

19 Décembre 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Star Wars, #RogueOne

Quelle immense surprise que ce Rogue One ! Tellement plus qu'un simple objet visant à faire du profit. Je l'affirme d'autant plus que j'étais sceptique face à ce projet et que j'ai eu beaucoup de mal à m'intéresser à ce film mais au vu des échos positifs, j'ai décidé de tenter.

On part toujours dans une galaxie très, très lointaine mais on ne regarde pas au même endroit que d'habitude. On a donc l'occasion de voir un Empire des plus féroces, beaucoup plus dangereux que ce que montrait les autres films. On a également droit à une rebellion plus radicale, plus féroce, violente, chose inimaginable dans un film Star Wars qui est avant tout familial.

Et pourtant, les thèmes habituels sont conservés, la Force, la famille, l'amitié mais tout cela en étant renouvelé. 

Il est une fois de plus appréciable d'avoir une femme comme personnage principal, Felicity Jones excelle en Jyn. Le reste du casting est également très satisfaisant, notamment un Forest Whitaker assez étonnant et barré.

Etendre l'univers de Star Wars de cette manière, c'est définitivement oui. Un bon scénario sur une histoire qu'on connait un peu pourtant, des personnages attachants et une réalisation grand spectacle qui nous offre les plus belles séquences de bataille spatiale. On a également droit à de très belles émotions et une conclusion douce amère, définitivement pas enfantine pour le coup. Rogue One offre ce qu'il y a de mieux dans Star Wars, de façon très audacieuse.

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Rocco: Le démon de l'hubris

19 Décembre 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Voici un film documentaire totalement fascinant. Sa place est d'ailleurs définitivement au cinéma tellement les images sont esthétiques, les plans soignés pour ce mythique personnage qu'est Rocco Siffredi.

En parlant de mythe, l'analogie n'est pas vaine, en effet, comme pour les personnages de la mythologie grecque, Rocco est soumis à un terrible hubris, un outrage, une transgression, un désir immodéré pour le sexe qui en fait un personnage tout sauf conventionnel. Ainsi, le premier plan qui le film sous la douche, ses attributs de puissance saillant, bien visibles en gros plan, muscles luisants fait un parallèle saisissant avec les statues antiques. Rocco est tellement mythique que ses partenaires à l'écran ont des regards plein de désir envers lui, que lorsqu'il arrive dans une boite de nuit, tout le monde le salue, que son cousin caméraman est son fidèle écuyer et j'en passe.

Mais derrière le mythe, il y a un homme et même moins que cela, un esclave, esclave de son sexe, des femmes et c'est la grande découverte de ce film. Le mythe n'a aucune limite, se croit libre mais cela affecte l'homme. Un homme qui lui a des limites, tout d'abord morales, puis familiales, avec notamment sa mère omniprésente, sa femme, ses enfants. Un grand sentiment de culpabilité ronge cet homme qui est amené à faire des choses terribles à cause de son démon. 

Ce film est un exercice psychanalytique exceptionnel, Rocco se confie de manière étonnante à la caméra, rit, pleure, dévoile. Fait intervenir son entourage, ses fils dans une séquences où l'on voit le paradoxe entre l'homme et le mythe, ce qui crée un décalage et presque une gêne. On voit également son épouse dans une scène où elle fait du yoga, un besoin de rester zen sans doute, cette action en dit plus que ses mots. Enfin, on rencontre également une collègue emblématique, Kelly Stafford qui dit ma foi, des choses fortes intéressantes.

Rocco est donc un excellent documentaire qui vaut vraiment la peine d'être vu.

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Lincoln: L'icone

4 Décembre 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Spielberg

J'avais vu Lincoln à sa sortie, j'attendais trop ce film et ce projet a eu une longue gestation mais est finalement sorti et pour quel résultat ! Qu'il est bon de se plonger dans ce film après s'être un peu documenté sur la Guerre de Sécession. Cet événement historique est l'élément fondateur qui a constitué vraiment la nation américaine, il représente également les prémices de sa puissance militaire et est un avant goût des guerres qui allaient venir par la suite.

Mais la guerre n'est présente dans ce film que par le contexte, elle est en arrière plan, les choses se passent à Washington. Lincoln vient d'être réélu président, le congrès a été renouvelé avec une écrasante majorité pour les républicains, le sénat a voté l'abolition de l'esclavage. Lincoln choisit ce moment précis pour faire passer le XIIIème amendement à la constitution américaine devant la chambre des représentants.

Il est vraiment fascinant de voir l'icône Lincoln en action interprété par un Daniel Day Lewis exceptionnel. Spielbberg le film comme une sorte de divinité, la lumière émane de lui, c'est une figure messianique qui est venue pour émanciper les hommes. Cet aspect religieux, quasi christique n'est pas à prendre à la légère chez les américains, ainsi, quand on voit le président dire qu'il aimerait aller à Jérusalem, c'est un message assez méta. Figure christique bien entendu, mais aussi judaïque avec le fameux nom Abraham mais aussi, on peut se dire que Spielberg nous parle à ce moment.

Mais tout le film est un message à la société américaine, tout ce film dénonce l'exclusion, la peur de l'autre, la haine, la guerre et ces messages sont toujours d'actualité malheureusement. Il montre aussi à quel point il faut prendre une attitude volontariste pour combattre ces maux et parfois se salir les mains. Il montre également qu'il est inutile de vouloir tout, tout de suite et qu'il est nécessaire de savoir faire des compromis. La scène entre Thadeus Stevens et Lincoln le montre bien.

Spielberg nous montre un personnage fascinant. Il nous dépeint également une époque assez structurante dans l'histoire des Etats Unis, ce parti républicain qui n'allait pas s'attarder à s'imposer, et imposer sa loi au Sud, ces démocrates qui étaient loin de l'image qu'on se fait d'eux aujourd'hui.

Tout cet ensemble est servi par des acteurs formidables, en passant de Sally Field à Tommy Lee Jones. Ainsi, ce film complète bien Glory qui était déjà très touchant.

Lincoln devait mourir pour devenir l'icône qu'il est, il devait être sacrifié pour atteindre le rang de mythe mais surtout, il devait quitter la scène politique à son apogée et ne pas se compromettre dans ce qu'allaient devenir les Etats Unis par la suite.

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Les Animaux Fantastiques: Une magie identique

4 Décembre 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Harry Potter

Les animaux fantastiques est un enchantement. Il s'agit d'un monde familier mais aussi totalement nouveau, ce paradoxe, cette synthèse font tout le charme de ce film. Ce film ravira les fans des livres mais également des adaptations cinématographiques de l'univers Harry Potter. JK.Rowling a un talent d'écriture qui fait qu'elle excelle également dans un scénario de cinéma alors que les contraintes sont toutes autres. Le fait de conserver David Yates à la réalisation est également une chose très positive.

Au niveau de l'histoire, on suit les aventures de Norbert Dragoneau qui nous arrive tout droit du Royaume Uni et qui débarque à New York avec une valise pleine de créatures magiques qui ne sous sont pas toutes étrangères, tant Hagrid nous en avais fait découvrir. Ainsi, le fan du livre reconnaîtra le Nifleur qui aime les choses qui brillent, ou encore le Botruc. Avec ce film, Rowling étend son univers de manière subtile, en changeant d'époque et en nous montrant des choses sur lesquelles les anciens films ne s'attardaient pas. Au cours de son aventure, Norbert va croiser une Auror, sa soeur et un moldu qui l'aidera dans sa quête. Voici une vraie innovation que de mettre un moldu au centre de l'intrigue. Cela crée des situations nouvelles et amène de nouveaux enjeux dramatiques qui n'étaient que esquissés auparavant.

La réalisation quant à elle est dans la continuité, on revoit beaucoup de plans qui ont déjà été utilisé auparavant, notamment l'exemple de l'introduction faite de coupures de journaux qui n'est pas sans rappeler le procédé employé par l'ordre du phoénix mais il y a également d'autres choix qui nous sont familiers et qui nous permettent de nous sentir en terrain connu. Il ne s'agit pas d'un manque d'inventivité mais d'une volonté de continuité et parfois d'hommage.

Cette continuité permet d'aiguiser la curiosité du spectateur dès qu'il entend un nom familier, notamment sur le grand méchant Grindewald dont l'ombre semble planer sur toute cette histoire. Mais plus que les personnages connus, ce film appartient aux personnages que l'on découvre ici et auxquels on s'attache. Une auror un peu gaffeuse, un sorcier humaniste attaché à la cause animale, un moldu profondément humain qui souhaite ouvrir une boulangerie, une sorcière qui cherche l'homme idéal et ce personnage de présidente de la communauté magique aux Etats Unis, femme, noire dans les années 1920 ! Un vrai plaidoyer contre l'exclusion et pour la défense des plus faibles, pour la fraternité et aussi un doigt d'honneur à la polémique sur le Hermione noire de la pièce de théâtre ! Vivement la suite ! Merci J.K Rowling !

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American Gangster, un Rise and Fall de qualité

29 Novembre 2016 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

American Gangster est un des meilleurs films de Ridley Scott et pas forcément le plus connu malheureusement. J'associe toujours ce film au poster qui ornait la chambre d'un mec à l'internat au lycée.

Le personnage interprété par Denzel, alias Frank Lucas, est une véritable icone et Denzel a les épaules dans ce film pour faire ressortir tout ce charisme. Comme pour tous les films de mafieux, gangsters, on sait ce qui va se passer, l'ascension puis la descente, il suffit de bien gérer les deux et l'apogée. Ce film le fait parfaitement, on voit ce mec monter les échelons, on s'attache à lui, il nous en met plein les yeux avec son charisme, il fait des folies pures et on se rend compte que ça ne peut pas durer, puis il a droit à sa rédemption. Le truc génial, c'est que le film n'est ni manichéen, ni moralisateur. Le flic qui le traque, interprété par Russel Crowe, même s'il n'est pas corrompu, n'est pas exempté de tout reproche. Mais il ne fait jamais la morale. On voit toute une ribambelle de ripoux et de complices (et quels complices !) qui se gavent de sorte que, une fois de plus, on se demande si le trafic de stupéfiant est voué à disparaitre un jour...

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