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Le blog de andika

Articles récents

Alien Covenant: Terrifiant transhumanisme

15 Mai 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

J'avais beaucoup aimé Prometheus et je persiste et signe avec cette suite intitulée Alien Covenant. Geek et neard de tout genre drogués au Xénomorphe, passez votre chemin ! C'est un film de grandes personnes ici qui a une portée philosophique non négligeable. Prometheus reprenait déjà clairement le mythe de Prométhée dans le premier film, ici on poursuit et on va suivre l'histoire de personnes qui s'imaginent devenir des créateurs, à savoir prendre la place de Dieu.

Ce film anticipe mais est déjà ancré dans le réel tant les problématiques de l'intelligence artificielle, du transhumanisme, la réalité augmentée, le surhomme existent déjà. En effet, si on sait qui est le créateur du robot on ne sait pas qui est le créateur de l'Homme. Et si l'Homme s'avère inférieur à sa créature, gare à lui...

Ainsi, le prologue du film pose clairement le problème avec deux personnages connus de Prometheus, Guy Pearce et Fassbender nous jouent une scène vraiment glaçante. Fassebender qui sera par la suite encore plus dérangeant dans son rôle de robot que dans le premier film. Il nous fait du Magnéto mais en bien pire.

Mais plus qu'une suite de Prometheus, ce film est également réellement un Alien à part entière. A savoir qu'il reprend les codes du premiers films dans des séquences d'anthologie, à huis clos, où on ne sait pas où se situe la créature. Près de 40 ans après, on ne nous entend toujours pas crier dans l'espace, à fortiori sous la douche...

Au niveau de l'esthétique, c'est admirable, la photo est sublime, les créatures tellement effrayantes qu'il en devient parfois compliqué de garder les yeux ouverts devant l'écran. La planète hostile, les séquences spatiales sont des pépites. La tension est omniprésente. La terreur est partout et l'attente est comblée.

Enfin, le scénario amène des éclaircissements salvateurs. Il ne s'agit pas ici de répondre aux questions de la Saga Alien, non, il s'agit de tracer un sillon qui révise le mythe en l'ancrant justement dans une mythologie propre au Xénomorphe et à son créateur. Oui, Ridley Scott se réapproprie sa saga, c'est ce qu'il crie au monde avec ce film. C'est lui le créateur et gare aux personnes qui voudraient se mettre en travers de son chemin.

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Denial: Le procès du siècle

2 Mai 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Denial, improprement traduit par Le procès du siècle en Français est un film excellent. Denial signifie en anglais le déni, le négationnisme et il semble important que le titre du film fasse état de ce paramètre.

On suit l'histoire du procès entre Deborah Lipstadt, une enseignante américaine spécialisée dans l'histoire et plus précisément sur celle de la Shoah, et un écrivain négationniste britannique du nom de David Irving. Ce dernier attaque l'enseignante en diffamation, à Londres, estimant que la remise en cause de ses "travaux" par cette dernière altère d'une manière insupportable sa réputation et l'empêche donc de gagner sa vie.

Le choix du comédien Timothy Spall pour jouer le rôle de l'historien négationniste est très judicieux. Il a vraiment une tête de salaud détestable, ce n'est pas pour rien que c'est l'inoubliable Queuedever de la saga Harry Potter. D'une manière générale, le casting est très satisfaisant, que ce soit Rachel Weisz qui excelle dans le rôle de l'enseignante américaine (bien qu'elle même britannique) ou encore ses deux avocats campés par Tom Wilkinson et Andrew Scott.

Le fait que le procès et donc l'intrigue se déroule à Londres crée un contraste considérable. On va discuter de choses vraiment difficiles mais on va le faire en véritables Gentelmen. Ainsi, la perruque est de rigueur dans la salle d'audience pour l'avocat et pour le juge à qui on s'adresse en disant My Lord. Révérence obligatoire avant l'ouverture de l'audience et bien d'autres traces de l'étiquette qui montrent tout le flegme anglais au moment de traiter de l'horreur.

Mais cette étiquette, ce protocole permettent de garder la distance nécessaire afin de garder la tête froide et d'atteindre son but. En effet, un procès n'est pas une thérapie et ce film le montre bien. Ainsi, le combat de Déborah Lipstadt se fera en silence, sans l'aide des survivants des camps à la barre. En effet, c'est ici l'affaire des avocats, du demandeur et du juge. La charge de la preuve étant inversée, ce sont les avocats de la défenderesse qui devront prouver qu'elle dit vrai au sujet de Irving et de son négationnisme. Pour cela, ils devront être sa conscience, sa voix mais ils devront également passer au crible les écrits et les motivations de ce David Irving. Un moment incontournable est la visite de Auschwitz, où le réalisateur montre les choses tout en sobriété agrémentant les images d'un certain silence qui permet le recueillement. Mais cette prise de distance n'empêche pas l'émotion de faire irruption à certains moments.

Plus que le procès du négationnisme, c'est l'historie d'une rencontre entre cette enseignante et ses avocats, de réunions de travail autour d'un verre et de sandwichs, d'échanges philosophiques sur la condition humaine, sur ce que chacun aurait fait à l'époque, sur la meilleure manière de faire éclore la vérité. Devant ce film, on se rend compte que le camp du bien peut parfois l'emporter et que ce n'est que justice. Ce film offre un message d'espoir et d'optimisme, en effet, il ne sera jamais possible d'oublier ou de nier impunément et dans les temps qui courent, c'est un message assez important.

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Fast and furious 8: Un film qui se prend trop au sérieux

16 Avril 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Dépuis le premier opus qui était une honnête série B relatant une opération policière d'infiltration, la saga Fast and Furious est partie dans tous les sens mais n'a pas pour autant été dénuée d'intérêt et de cohérence.

Les derniers opus allaient dans le grand spectacle et le grand n'importe quoi, sans jamais trop se prendre au sérieux et en n'étant pas premier degré. Ainsi, on était passé au film policier dans le monde du tuning à des films d'action et d'espionnage qui laissent quand même une bonne part aux grosses cylindrées. L'humour étant omniprésent.

Dans ce monde, le héros Dom est un surhomme, c'est assumé. Il peut se sortir de n'importe quelle situation sans une seule égratignure et on en redemande tellement c'est grotesque. Mais ici, ça ne fonctionne pas car les enjeux sont trop sérieux. La présence de ces enjeux fait peser une ambiance lourde sur tout le film et on sort de la comédie pour entrer dans le drame et ce film n'excelle pas dans ce registre. Cela a pour conséquence d'avoir le cœur bien moins léger devant les scènes d'action qui sont d'ailleurs ici plus sobres que ce qu'on a pu connaître auparavant. Enfin, couler un sous-marin en roulant sur la glace avec un simple bolide n'est pas mal dans le genre, ou encore dévier une torpille à la main mais rien de tel que le saut de l'ange de Dom pour sauver Letty dans l'épisode 6.

Toutefois, les thèmes récurrents sont toujours là, les valeurs de la famille, l'honneur, le respect de la parole donnée, la vitesse. Et on sent que les acteurs prennent un grand plaisir. Plus les épisodes passent, plus Michele Rodriguez est convaincante. Les nouveaux venus sont également sympathiques, notamment Charlize Theron qui excelle dans son rôle de méchante.

Ce huitième opus est un petit coup de mou dans la saga, il faudra plus de légèreté et plus de fun afin de permettre au spectateur de vraiment s'évader la prochaine fois.

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Lion: Une épopée incroyable mais vraie

12 Avril 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

J'ai toujours tendance à me méfier de ces films inspirés de faits réels car ils tendent à essayer de nous émouvoir outre mesure en affirmant que cela s'est produit.

Mais cette histoire est tellement authentique et invraisemblable qu'elle dépasse clairement la fiction. Malgré tout, le film n'oublie jamais de garder de la sobriété, de la subtilité. Ainsi, le héros Saroo, vit dans le dénuement et la pauvreté en Inde mais il est entouré de tout l'amour de sa famille et avant tout de son grand frère, Gubbu. Ainsi, ce qui va marquer, ce n'est pas le fait qu'il soit pauvre mais sa solitude tout au long de l'histoire. Sa solitude à Calcutta. Sa solitude même au sein de sa famille adoptive en Australie, même avec sa fiancée (Rooney Mara est exquise). Il reste malgré tout un déraciné et Dev Patel joue cela très bien.

Comment ne pas parler de cette photographie sublime, de cette réalisation qui nous fait nous perdre dans l'écran. Cette façon de filmer l'Inde, ses paysages, ses visages, ses couleurs, sa nourriture, sa pauvreté, sa beauté malgré tout. Comment oublier aussi cette bande originale avec ces passages au piano exquis.

C'est une histoire profondément humaine qui fait relativiser beaucoup de chose. Le drame de la pauvreté en Inde qui conduit près de 80000 enfants à disparaitre chaque année. Le drame éventuel de l'adoption qui ne se passe pas toujours bien mais auquel les adoptants doivent faire face et assumer. Ainsi, dans son rôle de mère secouée, Nicole Kidman excelle. Drame humain aussi qui montre le caractère absurde de la vie qui tient à si peu de chose, une mauvaise prononciation, un accident, un hasard. Mais en contrepoint, ce film nous conte ce qu'est l'amour, ce qu'est l'espoir, ce qu'est la partage. Ce film, c'est la vie.

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L'opéra: La magie des coulisses

10 Avril 2017 , Rédigé par andika Publié dans #cinema, #opera, #opera de paris

En tant qu'ancien abonné de l'opéra de Paris lors de la dernière saison (2015/2016), je ne pouvais décemment pas manquer ce film.

On plonge ici dans les coulisses de cette vénérable institution et on est confronté à des problématiques que l'on n'imagine même pas lorsqu'on se place dans les gradins. Un préavis de grève qui tombe, un chanteur malade au dernier moment, un chœur qui ne s'accorde pas avec un metteur en scène pour qui la musique n'est pas la priorité... La multiplication de ce genre de situation permet au spectateur de bien situer le contexte et de comprendre qu'il n'est pas aisé de gérer cela quotidiennement. Stephane Lissner est le directeur de l'opéra et le héros de cette épopée. Souvent, on ne fait qu'effleurer le noeud du problème lors d'une réunion, problème qui se résout toutefois, on sent la pression qui repose sur ses épaules.

Ainsi, un passage où il parle des tarifs de l'opéra est très éloquent. La magie quant à elle nous vient des artistes. Du directeur musical Philippe Jordan qui est totalement engagé. Benjamin Millepied, le directeur de la danse est quant à lui plus fuyant et n'existe que lorsqu'il crée, la passage sur les répétitions de son ballet La nuit s'achève était vraiment magnifique. Les autres moments, il est là sans être là ce qui fait écho avec son départ à la fin de la saison 2015/2016.

Il faut également mentionner ces enfants du programme 10 mois d'école et d'opéra qui répètent la 7ème de Beethoven. Et surtout cet apprenti chanteur russe du nom de Mikhaïl Timoshenko qui nous fait vraiment passer des moments magiques. Cette saison 2015/2016, je l'ai aimée à Garnier et à Bastille et cet amour a continué au cinéma.

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L'embarras du choix: des choix embarrassants

28 Mars 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #comédie

Je n'ai pas une grande affection pour les comédies françaises en règle générale. Je les préfère à la télévision plutôt qu'au cinéma mais sur ce coup, je n'ai pas choisi le film que j'allais voir.

Le pitch est simple, le personnage de Juliette campé par Alexandra Lamy ne sait pas choisir, et ce depuis son plus jeune âge. Elle aurait hérité de cette particularité de sa mere. Manque de pot, un jour, son cœur va tanguer entre deux mecs.

 
Le gros souci du film et de ses gags, c'est qu'ils sont récurrents. Il est construit quelques gags (ridicules) qui reviennent sans cesse. Juliette ne sait pas choisir, ça la met dans une situation cocasse. Le mec de sa pote coiffeuse veut taper dans la main de son chat, ce gag revient au moins quatre fois. Tout cela est lourd.
Autre lourdeur, les clichés qui ont pour but de faire rire. Un exemple, le mec prétendument androgyne qu'on soupçonne d'être homo... Sachant que sa première apparition est dans un salon de coiffure. C'est ridicule. Et malheureusement, ces défauts et stéréotypes ne manquent pas ce qui dénote d'un manque de finesse et de subtilité.
 
Et pourtant, cette histoire est très bien filmée. On a droit à une photo de Paris sublime ainsi que celle de l'Ecosse. Les acteurs sont loin d'être mauvais, Lamy s'en sort bien quand on ne lui fait pas dire de bêtises. Et certaines scènes sobres et un peu plus sérieuses sont étonnamment justes et touchantes. Ce film est la copie d'un bon élève qui se repose trop sur ses acquis jusqu'à rendre un travail de piètre qualité vu son potentiel.
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Logan : Le crépuscule d’une idole

22 Mars 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Xmen, #comic

Logan est le énième film de la saga X-Men, il y en a tellement que j’ai arrêté de les compter. Il n’est pourtant pas dénué d’intérêt dans la mesure où il n’essaye pas d’être la suite d’un précédent ou encore d’annoncer un suivant.

Wolwerine a vieilli, Xavier est méconnaissable, l’ensemble des autres personnages sont de sombres inconnus, le cadre est minimaliste et pourtant, ça marche ! Grâce tout d’abord à un Hugh Jackman tout en muscles mais qui pourtant boite lorsqu’il ne conduit pas son über !

Le thème de la vieillesse du héros est pourtant éculé et malgré cela, le contraste fonctionne toujours. Voir les failles béantes du personnage que l’on pensait invulnérable marque le spectateur. Ce Logan rappelle le Old Snake de la saga MGS, avec bien entendu en commun le thème de la manipulation génétique, de la fabrication de super soldats…

Le point fort réside aussi dans la composition des enfants et plus particulièrement de la petite Laura qui a une présence phénoménale à l’écran et une crédibilité dans son rôle à souligner malgré son apparence physique frêle contrastant avec la violence cathartique du film.

Paradoxalement, cette adaptation de comic book, qui se permet le luxe d’être met en montrant même le comic X-Men à l’écran, permet de s’interroger sur le sens de la vie, notamment par le biais de Xavier. (En outre, une référence aux servitudes de droit civil des biens fera frétiller les juristes). Tout cela aboutit à une émotion tout sauf artificielle. Le film le plus profond de la saga et de loin.

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Chez nous : Prenez garde à la vague brune

22 Mars 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma, #Politique

Chez nous est un film qui a quelque peu défrayé la chronique dans certains milieux, notamment au FN car il ne dépeignait que trop bien la réalité de ce parti. Ce film est d’une justesse remarquable et d’une transparence considérable tant on reconnait facilement le FN et Marine Le Pen. On suit l’ascension politique d’une jeune infirmière, mère de deux enfants, séparée du père et elle-même fille de communiste, qui va se retrouver tête de liste pour un parti ressemblant fort au FN lors des élections municipales dans une commune du nord, et ce, sur les conseils insistants de son médecin campé par André Dussolier qui excelle en vieux facho. On voit comment le parti dans une grande hypocrisie essaye de s’acheter une image propre en feignant d’abhorrer le racisme alors que leurs sympathisants ne s’en cachent pas pour la plupart. On voit ce même parti être effrayé par la frange la plus radicale de l’extrême droite alors que les immixtions sont légions et que le cordon sanitaire est des plus superficiels. Ainsi par exemple, la séquence, lors d'une réunion de campagne où il est dit qu’il fut absolument éviter de tenir des propos racistes mais laisser les personnes démarchées les tenir, est éloquente.

Plus le film avance, plus notre infirmière prend conscience du guêpier dans lequel elle est. Elle a beau être tête de liste, ce n’est pas elle qui commande et ses fréquentations peuvent même lui porter préjudice.

Tout cela aboutit à une résolution amère et puissante qui conduit à dire que ce film est indispensable, surtout en période d’élections comme maintenant.

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Smba : Un conte moderne

22 Mars 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Cinéma

Toledano et Nakache sont de retour avec Omar Sy après le grand succès d’Intouchables et la réussite de Tellement proches.

Ici, on suit Samba, un sans papiers en France qui tente de s’en sortir. Et ce film n’est pas dans le manichéisme, la victimisation, le tire larme. Au contraire, il nous montre le héros dans toutes ses facettes. Il ne commet pas que des actes admirables, bien au contraire et pourtant, on s’attache à lui devant cette histoire pas banale. Au gré de ses rencontres se nouent de nombreuses émotions pour le spectateur et cela en fait un film intéressant.

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Le bal des poètes au Théâtre Aleph

6 Mars 2017 , Rédigé par andika Publié dans #Oscar Castro, #Ivry, #Théâtre

Je vous emmène aujourd'hui à Ivry au Théâtre Aleph. J'ai vécu près de dix ans dans cette ville sans fréquenter ce lieu formidable mais finalement, le destin a fait que je le découvre sur le tard. C'est un théâtre qui a été fondé par Oscar Castro, réfugié politique chilien à l'époque de la dictature de Pinochet.

La pièce de ce jour était le bal ( ou le bar, j'ai un doute) des poètes. C'est une succession de sketchs entrecoupés de moments musicaux sur le thème de l'amour. Comment naissent les histoires d'amour, comment évoluent-elles, comment finissent-elles et plein d'autres interrogations. Il s'agit d'un sujet inépuisable en réalité et la grande force de cette pièce est de dresser un grand nombre de situations de sorte que le spectateur en aura déjà vécu au moins une, de près ou de loin.

Une des caractéristiques du théâtre d'Oscar Castro et l'acidité de son humour dans l'écriture. Il ne recule devant rien pour notre plus grand plaisir. L'amour s'y prête de toute manière. Dans la légèreté, on verra un homme timide qui consulte le Dr Amour car il ne sait pas parler aux femmes. On verra également la genèse d'une relation entre voisins qui ont une manière bien particulière de s'appréhender. On apprendra la leçon que parfois, on est à la recherche de ce que l'on a sous le nez. On verra le constat qu'une relation est finie mais qu'on peut tout de même en tirer bénéfice et semer les graines pour le prochain amant de son partenaire. On envisagera aussi les problèmes de couple, notamment l'incompréhension consécutive à un manque d'écoute de l'autre. On rira souvent, on pleurera aussi un peu.

Comment ne pas fondre devant les interprétations de La javanaise de Gainsbourg ou encore d'une chanson de Piaf par les acteurs de la troupe, en effet, l'amour ça sert à quoi... Ce bal des poètes donne une pêche folle et tape juste grâce à des acteurs très enthousiastes aux multiples talents. Il permet de passer un moment de franche rigolade qui se prolonge même après la pièce autour d'une soupe chilienne. Quel endroit fantastique où la fête se prolonge en chanson et en danses jusqu'au bout de la nuit. Le théâtre Aleph est un havre de paix, hors du temps qui permet de s'évader et de se rire de tout, même de la passion amoureuse !

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